Alors que les yeux du monde sont rivés sur les dernières provocations de Donald Trump à Washington, le Palais Bourbon s’apprête, ce lundi, à commettre un acte dont la portée liberticide dépasse de loin les gesticulations médiatiques d'outre-Atlantique. Sous le prétexte lénifiant de "protéger nos enfants", la Macronie tente un va-tout historique : l'instauration d'un véritable péage identitaire sur la toile, une mécanique malicieuse pour supprimer l'anonymat sur Internet.

Le "bouclier" des enfants : un pur sophisme technique
L’argument est rodé, presque trop beau pour être honnête : interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans pour préserver leur santé mentale. Qui pourrait s’y opposer ? Mais derrière cette émotion savamment orchestrée se cache un piège logique implacable. Pour interdire l’accès à un mineur, il faut identifier l'adulte.

Il n’y a pas de "vérification d’âge" qui ne soit pas, par nature, une identification de la personne. Pour que l’Arcom puisse dormir sur ses deux oreilles, chaque Français devra bientôt montrer patte blanche — ou plutôt puce NFC — avant de scroller son fil d'actualité.
L’arsenal de la surveillance : de l’IA à France Identité
Les solutions débattues aujourd'hui à l'Assemblée ne sont rien d'autre que les briques d'un panoptique numérique :

