Macron met-il la France en danger en partageant son parapluie nucléaire ?

Macron met-il la France en danger en partageant son parapluie nucléaire ?


Partager cet article

Nous vivons décidément une époque bien curieuse, puisqu’Emmanuel Macron, s’il fait l’objet d’un rejet massif dans l’opinion, rencontre peu d’obstacles sur sa route dès qu’il s’agit d’aborder l’essentiel : l’envoi de troupes françaises en Ukraine pour affronter la Russie, ou le partage pourtant très sensible de notre parapluie nucléaire avec l’Allemagne ou la Pologne. Ces décisions devraient relever de l’Assemblée mais, curieusement, personne ne s’offusque qu’elles échappent au contrôle démocratique… et pourtant, elles pourraient représenter une menace létale pour notre pays.

Il faut bien reconnaître que, ces moments-ci, Emmanuel Macron profère sans vergogne un certain nombre d’énormités.

En particulier, on retiendra :

  • son projet de traité avec la Pologne partageant le parapluie nucléaire français
  • l’intention de mener une démarche similaire avec l’Allemagne
  • l’envoie de troupes françaises en Ukraine
  • ces annonces sont faites sans le moindre débat démocratique

C’est le paradoxe de notre époque : si Emmanuel Macron suscite un rejet important dans l’opinion, pour des raisons souvent épidermiques ou superficielles, rares sont ceux qui contestent réellement ses abus de pouvoir sur des sujets fondamentaux. En principe, et si notre système fonctionnait de façon démocratique, nos engagements militaires devraient être discutés à l’Assemblée, où Emmanuel Macron ne manque pas d’opposants.

Mais, au-delà des oppositions de façade et des slogans faciles, qui se soucie réellement, désormais, d’apporter une véritable contradiction au Président ? Plus grand monde dirait-on.

Pourtant, l’extension du parapluie nucléaire français à l’Allemagne et à la Pologne n’est pas sans incidence sur notre espérance de vie moyenne en cas de conflit. Nous devrions y réfléchir mûrement…


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Le gouvernement obéit-il à la FNSEA lorsqu'il ordonne l'abattage des troupeaux en Ariège ?  par Elise Rochefort

Le gouvernement obéit-il à la FNSEA lorsqu'il ordonne l'abattage des troupeaux en Ariège ? par Elise Rochefort

C’est la question qui brûle les lèvres dans les campagnes, alors que les gaz lacrymogènes se dissipent à peine en Ariège et dans le Doubs. Pour y répondre, il faut dépasser la simple caricature d'un ministère aux ordres pour plonger dans les mécanismes de la "cogestion" à la française, une machine bien huilée qui semble aujourd'hui se gripper face à la réalité biologique de la Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC). Une communauté de destin économique À première vue, la réponse est oui, ou du


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Ce choc de souveraineté qu'il aurait fallu pour éviter la faillite de Brandt

Ce choc de souveraineté qu'il aurait fallu pour éviter la faillite de Brandt

C’est une petite musique que les Français connaissent par cœur, une symphonie du déclin jouée ad nauseam par une caste dirigeante qui a depuis longtemps renoncé à gouverner. Ce jeudi 11 décembre 2025, le tribunal de Nanterre a prononcé la liquidation de Brandt. Fin de l’histoire. Les 700 salariés d'Orléans et de Vendôme vont rentrer chez eux, "traumatisés" selon la terminologie mielleuse des élus locaux, pendant que les machines s'arrêteront définitivement de tourner. Mais ne nous y trompons


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

L'ONU à l'agonie : quand les coupes américaines libèrent les contribuables de la bureaucratie mondiale

L'ONU à l'agonie : quand les coupes américaines libèrent les contribuables de la bureaucratie mondiale

Face à des coupes budgétaires massives et à la suspension des financements américains, le Bureau des droits de l’homme de l’ONU affirme fonctionner en « mode survie ». Une crise budgétaire qui met en lumière les contradictions d’un système dépendant de la volonté politique des États. Volker Türk, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, dresse un constat alarmant : son institution est asphyxiée financièrement. Avec seulement 73% des contributions attendues pour 2025 et un déficit de


Rédaction

Rédaction

Brigitte, Ary et les "sales connes" : la Cour, le bouffon et le "tactile" d'État, par Veerle Daens

Brigitte, Ary et les "sales connes" : la Cour, le bouffon et le "tactile" d'État, par Veerle Daens

Ah, la télévision française ! Ce merveilleux aquarium où les poissons rouges se prennent pour des requins et où le concept de "consentement" semble être une option aussi facultative que le clignotant sur le périphérique. Ary Abittan dans la sauce ?! pic.twitter.com/n0V0FUeLQS — Klooz (@cklooz) November 1, 2021 Nous voilà donc replongés dans les délices de l'archive vidéo. On y revoit Laury Thilleman, ex-Miss France et donc propriété publique par décret tacite, se faire agripper la nuque par


CDS

CDS