L’image a fait le tour des réseaux : Gims et Emmanuel Macron, lunettes de soleil assorties, posent à l’Élysée avant le Gala des Pièces Jaunes. Un cliché soigneusement calibré, pensé pour buzzer, commenté jusqu’à l’international. Mais à force de jouer au « dur à cuire », Macron ne frôle-t-il pas le ridicule politique ?

Ce jeudi 22 janvier, l’Élysée s'est transformé en plateau de tournage. Entre Gims et A$AP Rocky, Emmanuel Macron a multiplié les poses « street-crédibles », lunettes d'aviateur vissées sur le nez. Une opération de diversion médiatique qui peine à occulter l'échec de son administration.
L’Élysée en studio photo
Depuis Davos, les lunettes miroir d’Emmanuel Macron sont devenues un symbole. Officiellement, elles masqueraient un « problème bénin » à l’œil. Officieusement, elles ont nourri une mise en scène savamment entretenue. La presse étrangère s’en amuse, Donald Trump ironise, et l’exécutif français transforme l’anecdote médicale en posture viriliste façon Top Gun.

La photo avec Gims, suivie d’un cliché avec A$AP Rocky, parachève cette stratégie : capter l’aura de stars mondiales pour injecter de la modernité dans une image présidentielle en panne.

Le Gala des Pièces Jaunes, initiative lancée en 1989 pour améliorer l’hospitalisation des enfants, sert ici de décor. Gims, Christina Aguilera, Stray Kids ou Bob Sinclar se succèdent à l’affiche. Le message humanitaire est réel, l’événement utile. Mais la récupération politique est manifeste.
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Le storytelling comme substitut au bilan
La présence insistante du chef de l’État, multipliant les poses et les symboles, brouille la frontière entre soutien institutionnel et auto-promotion. Dans une logique libertarienne, cette confusion interroge : l’État doit-il s’adosser à la charité privée pour se redorer une image, ou laisser la société civile agir sans récupération ?

À défaut de résultats économiques tangibles — dette record, fiscalité asphyxiante, désindustrialisation persistante — l’exécutif investit le terrain du storytelling. La politique devient une succession de scènes, d’images, de buzz.

Le problème n’est pas la photo en elle-même, mais ce qu’elle révèle : un pouvoir qui privilégie l’émotion et la mise en scène à la responsabilité et à la clarté de l’action publique.



