L’OCDE décrit le lent appauvrissement français


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En pleine tourmente des Gilets Jaunes, l’OCDE rend une Étude économique de la France qui vaut son pesant de cacahuètes. L’organisme international propose notamment d’arrondir l’effet des réformes pour les rendre acceptables socialement. Surtout, quelques graphiques bien sentis montrent l’étendue du mal français, entre érosion progressive de la richesse par habitant et augmentation galopante de la dépense publique.

S’il fallait résumer l’Étude économique de la France par l’OCDE, deux graphiques suffiraient largement. Le premier figure ci-dessus. Il présente l’évolution du revenu net par habitant depuis 1998. Sa progression annuelle moyenne en France a été de moins de 1%, quand elle s’est approchée de 1,2% dans la zone euro, de 1,3% en Allemagne et de 1,4% dans l’OCDE.

Ce différentiel de 50% environ dans la progression du revenu par habitant entre la France et l’OCDE illustre clairement le malaise français. On notera que l’Italie a connu une progression encore moindre…

Le deuxième graphique présente la courbe d’augmentation de la dépense publique depuis 2001. Là encore la France bat des records… négatifs. Sur cette période, la dépense publique en France a crû de 25 points de plus qu’en Allemagne, et de 10 points de plus que dans la zone euro.

Le prix à payer pour cette gabegie est bien connu: l’augmentation de la pression fiscale nécessaire pour financer cette politique a débouché sur la contestation radicale des Gilets Jaunes.

Dans tous les cas, il est désormais possible de montrer comment l’augmentation de la dépense publique appauvrit à long terme les populations qui la subissent.


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