L’Indonésie exporte son vaccin Covid Indovac en Afrique

L’Indonésie exporte son vaccin Covid Indovac en Afrique


Partager cet article

Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, l’Indonésie a produit son propre vaccin, baptisé IndoVac. Selon la déclaration du concepteur, Bio Farma, des négociations pour l’exportation du produit vers les pays africains sont en cours. Pourtant, il n’aura échappé à personne que l’épidémie de Covid avait épargné l’Afrique, continent très peu vacciné.

Avec un large choix de vaccins, on s’achemine de plus en plus vers une tentative de vaccination universelle. Pourtant, face à la recrudescence des cas de contamination dans les pays adeptes du tout vaccinal, on s’aperçoit de jour en jour que la vaccination n’est pas la panacée. Outre leur inefficacité, des études continuent à révéler les nombreux effets secondaires recensés après la vaccination. L’Indonésie a entièrement vacciné plus de 63% de ses 270 millions d’habitants avec des vaccins fabriqués par Pfizer/BioNTech, Modern et le chinois Sinovac.

Don de son vaccin aux pays africains

L’Indonésie est le premier pays d’Asie du Sud-Est à avoir produit son propre vaccin contre le Covid-19. L’IndoVac est déjà approuvé au niveau national et Bio Farma a déjà déposé une demande d’autorisation d’utilisation d’urgence auprès de l’Organisation mondiale de la santé  (OMS).

L’objectif de l’Indonésie dans cette démarche est avant tout d’éviter la dépendance envers la technologie étrangère. Mais le pays souhaite également venir en aide aux pays africains incluant notamment le Nigéria. Selon Bio Farma, l’accès aux vaccins contre le Covid-19 est encore difficile au Nigéria.

Pourtant, l’Afrique n’est que très peu touchée par Covid, à l’exception de l’Afrique du Sud. L’autorité sud-africaine de réglementation des médicaments a récemment signalé deux cas mortels de syndrome de Guillain-Barré (SGB), chez des personnes ayant reçu le vaccin anti-Covid Johnson & Johnson (J&J).

Selon le PDG de Bio Farma, Honesti Basyir, la réalisation du projet d’exportation du vaccin dépend pratiquement de l’approbation des régulateurs dans ces pays.

Un vaccin ciblant les souches précédant l’Omicron

Alors le variant Omicron est actuellement dominant dans le monde, constituant plus de 80% des contaminations, selon l’ Organisation mondiale de la Santé (OMS). D’après Reuters, l’IndoVac est un vaccin à recombinaison protéique ciblant les souches qui ont précédé l’Omicron. Il a été élaboré par le centre de développement des vaccins de l’hôpital pour enfants du Texas et le Baylor College of Medecine.

L’agence de médicaments de l’Indonésie a déjà approuvé son utilisation en tant que primo-vaccination pour les adultes. Pour cette année, Bio Farma entend fabriquer 20 millions de doses du vaccin. Mais d’après les responsables, tout dépendra des plans de vaccination du gouvernement.

Honesti a fait savoir que les recherches pour la conception d’un vaccin ciblant l’Omicron ont déjà débuté.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Lecornu a tranché : on sauve la gamelle, on crève les entrepreneurs

Lecornu a tranché : on sauve la gamelle, on crève les entrepreneurs

Évidemment, Sébastien Lecornu a sauvé sa tête. Il fallait s’y attendre : le garçon n’a jamais eu à se lever à 5 h du matin pour ouvrir un rideau de fer, jamais eu à supplier un banquier, jamais eu à choisir entre payer l’Urssaf ou nourrir ses gosses. Sa seule expérience du « privé », c’est le badge d’accès au parking réservé des ministères. Mais pour conserver le volant de la limousine avec chauffeur, il excelle. Et là, il a été magistral. Le deal est simple, et délicieusement pourri : on au


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

L’effondrement intellectuel du MEDEF : quand le patronat français renonce à penser

L’effondrement intellectuel du MEDEF : quand le patronat français renonce à penser

La décision du MEDEF de boycotter la concertation gouvernementale sur le travail et les retraites est un symbole. Non pas celui d’une force patronale déterminée à défendre ses idées, mais celui d’un mouvement en pleine déroute intellectuelle et politique. À force de repli, d’absence de vision et de gestion étriquée, le MEDEF a cessé d’être un acteur de proposition pour devenir un simple spectateur des réformes. Trois signes accablants en témoignent. Un repli généralisé et une absence de vis


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Meta censure une étude sur l'addiction des jeunes aux réseaux sociaux

Meta censure une étude sur l'addiction des jeunes aux réseaux sociaux

Meta aurait enterré le "Projet Mercury", étude interne démontrant les effets néfastes de Facebook et Instagram sur la santé mentale des jeunes. Les conclusions, gênantes, n’ont jamais été publiées. Une série de documents internes dévoilés par le tribunal d'instance du district Nord de la Californie dans le cadre d’actions collectives américaines contre Meta révèle que le groupe de Mark Zuckerberg a volontairement étouffé des preuves accablantes. Une étude menée en 2020 avec Nielsen démontrait u


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

L'INSEE confirme, le moteur de l'emploi reste les ETI

L'INSEE confirme, le moteur de l'emploi reste les ETI

Les derniers chiffres de l'INSEE sur l'industrie française en 2023 dressent un tableau sans appel : contrairement au discours politique ambiant, le véritable moteur de l'emploi industriel n'est pas la myriade de petites entreprises, mais bien une centaine de grandes entreprises et environ 2 100 Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI). Ensemble, elles concentrent 69% des salariés du secteur, une proportion écrasante qui soulève des questions fondamentales sur l'écosystème économique français et


Rédaction

Rédaction