L'humeur de Veerle Daens : mamie à la rue et entrepreneurs en laisse, le grand saut vers l'égalité dans la misère

L'humeur de Veerle Daens : mamie à la rue et entrepreneurs en laisse, le grand saut vers l'égalité dans la misère


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Mes chers amis de l'Hexagone, ce pays merveilleux où l'on préfère apparemment un voisin pauvre à un voisin riche, voici le retour du grand frisson national : la traque au millionnaire « fantôme ».

Sortez les fourches, ou plutôt les formulaires Cerfa, car on vient de découvrir l'horreur absolue : il existe des gens qui possèdent des choses, mais qui — ô sacrilège — n'ont pas l'indécence de toucher un salaire (ou un salaire suffisant) pour se faire tondre par l'administration.

Le crime d'investir (ou l'art de ne pas être une cigale)

Prenons nos entrepreneurs. Ces fous furieux qui, plutôt que de s'acheter un yacht en or massif et de se verser des dividendes (imposés à 30 %, merci la Flat Tax), commettent le crime de laisser l'argent dans leur holding.

Pourquoi ? Pour investir. Pour créer les emplois de demain. Pour que la France ne devienne pas uniquement un musée à ciel ouvert pour touristes chinois. Mais non ! En France, on appelle cela de « l'optimisation ». Dans le reste du monde, on appelle ça de la « croissance ». On veut taxer de l'argent qui n'est pas encore sorti de la poche de l'entreprise. C'est un concept fascinant : taxer l'œuf avant que la poule n'ait fini de le pondre, pour être bien sûr qu'elle meure d'épuisement avant l'éclosion.

Mamie et son appartement : la spoliation sentimentale

Et que dire de nos « riches » retraités de l'Île de Ré ou du 6ème arrondissement ? Imaginez le profil : une petite retraite de prof, mais une maison familiale qui a pris 1000 % de valeur parce que des bobos ont décidé que le quartier était « branché ».

Le plan de nos génies de la fiscalité ? Obliger ces gens à vendre la maison de leurs ancêtres pour payer l'impôt sur une richesse qu'ils ne touchent pas. « Allez, Mamie, dehors ! On a besoin de ton salon pour financer un énième rapport sur la simplification administrative de la complexité complexe. » C'est le seul pays au monde où l'on vous punit parce que votre quartier est devenu joli.

La stratégie de la terre brûlée

L'idée de base est simple et délicieusement absurde :

  1. Empêcher les entrepreneurs de capitaliser (donc d'investir).
  2. Forcer les propriétaires à liquider leur patrimoine.
  3. S'étonner, trois ans plus tard, que le capital fuit à Bruxelles, Singapour ou même sur Mars si Elon Musk installe une borne fiscale.
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On veut transformer la France en un grand dortoir égalitaire où tout le monde possède exactement la même chose : rien. Parce que si vous possédez quelque chose, c'est forcément que vous l'avez volé à la collectivité, n'est-ce pas ?

« En France, on ne taxe pas la richesse, on taxe le succès. Et on finit par subventionner l'échec. C'est une stratégie de croissance... mais vers le bas. »

Alors, continuez comme ça ! Taxez les plus-values latentes, taxez les murs, taxez l'air que respirent ceux qui ont plus d'un million d'euros d'actifs. Bientôt, il ne restera plus en France que des inspecteurs des finances pour s'imposer les uns les autres. Un circuit fermé magnifique, une pureté fiscale absolue. La ruine sera totale, mais au moins, elle sera parfaitement équitable.


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