Ah, quel délice! Sentez-vous ce parfum délicat de camouflet matinal qui flotte sur l'Élysée? C’est l’odeur de la souveraineté française que l’on passe à la moulinette au Berlaymont. Ursula von der Leyen, notre Tsarine de Bruxelles, vient encore de prouver qu’en matière de sadisme diplomatique, elle n'a pas de rivale. Sa victime préférée? Emmanuel Macron, ce « premier de la classe » qui pensait diriger l'Europe et qui se retrouve à porter les valises d'une Commission qui le méprise ouvertement.

Le hold-up du siècle : 90 milliards pour les copains d'en face
Le dernier chef-d'œuvre de la « Reine Ursula » est une merveille d'ironie tragique. Le 19 décembre 2025, elle a fait valider un prêt de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine. Mais attention, après l'échec de la confiscation des biens russes, avec de la dette garantie par le budget de l’UE.

Et là, c’est le génie : pendant que la France, deuxième contributeur net, signe la garantie de ce prêt pharaonique, Ursula ouvre grand la porte aux entreprises britanniques pour qu'elles raflent les contrats de défense financés par cette manne. C'est du grand art! La France paie l'addition, mais c'est BAE Systems et les copains de Keir Starmer qui mangent le dessert. On appelle ça la « Europeanisation orbitale », mais en langage de rue, ça ressemble furieusement à un racket de cour de récréation.


Le fonds SAFE : le « Made in France » passé à la trappe
Souvenez-vous de Macron pérorant sur l’autonomie stratégique et le fonds SAFE de 150 milliards d'euros. Il voulait du « 100 % Européen », avec des critères de production stricts (65 % de valeur ajoutée locale, s’il vous plaît!).

Ursula, dans un éclat de rire technocratique, a simplement abaissé la barre à 50 % pour les Britanniques. Pourquoi? Parce que l'Allemagne le voulait et que, de toute façon, humilier Paris est devenu le sport national à Bruxelles. Résultat : nos fleurons industriels vont se faire tailler des croupières par des entreprises qui ne sont même plus dans l'Union, tout ça avec la bénédiction de la Commission. Merci qui? Merci Ursula!
Séjourné, le poète de la « préférence communautaire »
Pour savourer pleinement la scène, il faut regarder le timing. Trois jours avant ce hold-up, le 2 février, notre brave Stéphane Séjourné — l'homme qu'on a envoyé à Bruxelles pour s'occuper de la « prospérité » (un vaste programme...) — nous pondait une tribune vibrante. Son cheval de bataille? La « préférence communautaire » dans les achats publics. Un texte plein d'espoir et de souveraineté, exigeant que l'argent européen serve d'abord aux entreprises européennes.

On imagine Ursula lisant la tribune de Stéphane entre deux gorgées de café, s’étouffant de rire, avant de signer, dès le surlendemain, l'accord qui permet aux industriels de Sa Majesté de piocher dans la caisse. C'est la méthode von der Leyen : on laisse les Français écrire des poèmes sur l'autonomie stratégique le jeudi, et on distribue les contrats aux Anglais le vendredi. On n'est plus dans la diplomatie, on est dans le troll de haut niveau.

Jupiter au tapis
La méthode est rodée : utiliser l'article 122 pour contourner le Parlement et la démocratie, isoler la France avec l'aide de Berlin, et transformer Paris en distributeur automatique pour les intérêts des pays tiers.
Pendant que notre Jupiter national se perd dans ses appels à « ne pas humilier la Russie », Ursula s'occupe personnellement d'humilier la France chaque matin avant son café. Elle a transformé la Commission en une monarchie absolue où Macron n'est plus qu'un vassal un peu trop bavard que l'on finit par ne plus écouter.
Alors, chers compatriotes, préparez vos portefeuilles et vos mouchoirs. Sous le règne d'Ursula, la France n'est plus une puissance, c'est une variable d'ajustement. Et le pire, c'est qu'elle semble y prendre un plaisir fou.




