Mes chers amis, approchez. Quel spectacle fascinant et tragique nous offre cette « comédie du pouvoir » en ce début de mois de mars 2026! Tandis que nos élites — cette Caste qui se pense investie d'une mission divine pour régenter le monde — débouchent le champagne pour fêter la « décapitation » du régime iranien, le réveil s'annonce d'une brutalité sans nom.

« Epic Fury » ou la fureur du ridicule
Le Pentagone a donc accouché de l’opération « Epic Fury ». Quel nom! On se croirait dans une mauvaise suite d'un film de super-héros pour adolescents boutonneux. Le bilan comptable de la Caste est, certes, impressionnant : 2 000 cibles pulvérisées, des B-2 qui jouent aux fléchettes avec les sites nucléaires, et l'élimination d'Ali Khamenei, débusqué non pas dans un bunker profond, mais dans son simple bureau. Un coup de maître? À court terme, sans doute. Mais pour qui observe avec un tant soit peu de lucidité, l’illusion de la « frappe chirurgicale » s’est déjà fracassée sur les réalités brûlantes du Levant.

Pendant que Donald Trump joue les gros bras sur Truth Social, promettant de « raser l'industrie des missiles » tout en versant une larme de crocodile sur ses « héros courageux » tombés au champ d'honneur, il oublie une règle de base : on ne gagne pas une guerre contre un récit avec des missiles de croisière.
La victoire des « perdants » : le triomphe de la Soft War
Car là est le sel de l'histoire. L'Iran est militairement à genoux, mais idéologiquement, Téhéran n'a jamais été aussi fort en Occident. C'est le triomphe de la « Guerre Douce » (Soft War). En pulvérisant une école de filles à Minab — 165 fillettes au tapis, une broutille pour l'état-major — et en écorchant le palais du Golestan, classé à l’UNESCO, la coalition a offert sur un plateau d'argent le rôle du martyr à la République islamique.

Le résultat? Une partie de notre jeunesse, nourrie aux vidéos TikTok et aux narratifs de la « résistance », ne voit plus en l’Iran un agresseur, mais la victime d'un ordre mondial cynique. La Caste crie à l’infiltration des « réseaux des mollahs » dans nos universités, mais elle est simplement incapable de voir que c'est son propre « deux poids, deux mesures » qui alimente la machine.
La fracture : 85 % de pessimisme et un État-maman aux abois
Mais le plus drôle — ou le plus terrifiant — c’est le décalage entre nos salons parisiens et la France réelle. Nos experts sur les plateaux de C dans l’air dissertent sur l’escalade au Liban, tandis que 85 % des Français estiment que 2025 a été une année de chien. La Caste s'aligne sur Israël, par peur, par intérêt ou par idéologie jupitérienne, alors que le peuple, lui, sent venir la récession et l'insécurité.
Nous vivons une fracture profonde. D’un côté, une élite « veule et couarde », soumise aux intérêts des lobbies, qui nous explique que cette guerre est la nôtre. De l’autre, des citoyens qui constatent que le prix de l’essence flambe parce que le détroit d’Ormuz est verrouillé par 150 navires bloqués.
The growing power of France’s pro-Israel lobby
Binyamin Netanyahu asserts that his country is fighting a ‘shared war’ in defence of Western values. In France, as elsewhere, it’s a message that has found powerful advocates.
Quel risque pour notre cohésion?
Le vrai danger n'est pas à Téhéran, il est ici. En important ce conflit, la Caste joue avec le feu d'une sédition interne. Le « syndrome de guerre civile » n'est plus un fantasme de colonel en retraite ; c’est le fruit empoisonné d’une politique étrangère déconnectée de la nation.
Quand l’autorité morale des États-Unis est perçue comme affaiblie par 50 % de leur propre population, et que l'Union Européenne est réduite à « tester des solutions » pour éviter une « lente agonie » économique, il serait temps de se demander si nos dirigeants ne sont pas les « utiles idiots » d'un chaos qu'ils ne maîtrisent plus.

Alors, chers amis, rions (jaune) devant les certitudes de la Caste. Elle a peut-être gagné une bataille de pixels et de poussière dans le désert iranien, mais elle est en train de perdre le cœur de ses propres cités. La victoire du narratif iranien est le miroir de notre propre décomposition.




