Après les révélations tous azimuts de l'affaire Epstein, Jack Lang, toujours Président de l'Institut du Monde Arabe, est convoqué par le Ministère des Affaires Etrangères. Vraiment ?

Mesdames, Messieurs, bienvenue au grand théâtre de la Servitude Volontaire, où le rideau ne tombe jamais, surtout quand il s'agit de protéger les "Immortels" de la République.
Aujourd'hui, penchons-nous sur le cas de notre "Don Corleone" national, le fringant octogénaire au brushing immuable : Jack Lang. L'homme qui a réussi l'exploit de transformer le ministère de la Culture en un sacerdoce personnel et l'Institut du Monde Arabe (IMA) en un fief médiéval inexpugnable.
L'art de l'enrichissement très culturel
On nous explique — avec cette pointe d'agacement qu'ont les élites face au bas peuple — que Jacky aurait bénéficié des largesses de Jeffrey Epstein. On ne parle pas ici d'un simple café en terrasse, mais de flux financiers sonnants et trébuchants. Mais rassurez-vous : chez ces gens-là, on n'appelle pas ça de la corruption ou de la complicité avec un prédateur, on appelle ça du "rayonnement culturel".

Pendant que vous, pauvres contribuables, remplissez votre déclaration d'impôts avec la sueur de votre front pour financer les buffets de l'IMA, "Monsieur le Président" décline toute responsabilité avec le mépris souverain de celui qui sait qu'il fait partie des meubles. Démissionner ? Pour quoi faire ? Le pouvoir, c'est comme le Botox : une fois qu'on y a goûté, on ne peut plus s'arrêter, même quand le visage de la morale commence à se fissurer sérieusement.

La sanction suprême : le thé au Ministère
Et là, c'est le chef-d'œuvre. Face à l'indignation qui commence à monter (très légèrement, n'exagérons rien), l'État sort l'artillerie lourde. Accrochez-vous : Jack Lang est convoqué par le ministère des Affaires Étrangères.
Une convocation ! On imagine déjà l'effroi de l'intéressé. Va-t-il recevoir un froncement de sourcil ? Une tape sur les doigts ? Ou pire, un café tiède dans un gobelet en carton ? C’est la réponse de l’impuissance publique érigée en système de défense. En réalité, cette convocation est le signal codé envoyé par la caste : "On fait semblant de gronder pour que les gueux retournent brouter."
Le peuple des "Gugus"
Mais le plus fascinant reste la réaction du Français moyen. Ce brave citoyen, habitué à se faire tondre, crie au génie ! On voit des commentaires saluer cette "fermeté" de l'État. C'est le syndrome de Stockholm à l'échelle d'une nation. On leur vend une pièce de théâtre de boulevard et ils applaudissent comme s'ils assistaient à la chute de la Bastille.
Quelle naïveté touchante ! Se satisfaire d'une remontrance administrative quand on parle de liens financiers avec l'un des plus grands réseaux de pédocriminalité de l'histoire moderne, c'est comme soigner une gangrène avec un patch Hello Kitty.

Le "Parrain" et ses obligés
Soyons clairs : dans cette France étatisée jusqu'à la moelle, le pouvoir ne punit pas les siens, il les gère. Lang n'est pas un président d'institut, c'est un symbole d'impunité, une relique du monde d'hier qui nous rappelle que les lois sont faites pour ceux qui n'ont pas le bras assez long pour les contourner.
"L'État est cette grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde." — Frédéric Bastiat.
Dans le cas de Jack, la fiction est devenue une épopée. Et tant que les Français se contenteront de symboles en carton-pâte au lieu d'exiger une reddition de comptes immédiate et l'arrêt total des subventions pour ces officines de prestige, le "Parrain" pourra continuer à parader.
Alors, on applaudit bien fort la prochaine convocation ? Qui sait, peut-être qu'il aura une amende de stationnement la prochaine fois. Ce serait la révolution, non ?



