Lettre d’un catholique à son évêque sur la crise de la société française

Lettre d’un catholique à son évêque sur la crise de la société française

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URBI & ORBI n°42 – Au fil des jours, j’ai écrit une lettre à mon évêque (Laurent Ullrich, archevêque de Paris) sur les événements en cours. La crise que nous vivons n’est pas seulement sociale, politique ou morale. Elle est, profondément, spirituelle. Et la timidité, voire l’absence des évêques de France dans le débat public y contribue largement. Il y a des questions que tout fidèle catholique, au nom de son devoir de correction fraternelle, doit poser aux successeurs des Apôtres dans l’Eglise de France Où étaient les évêques quand les Gilets Jaunes criaient la détresse d’une  France des indépendants écrasés d’impôts et de réglementations? Où étaient les évêques quand l’Etat dépassé par une épidémie pourtant maîtrisable, enfermait la France entière, séparait les personnes âgées de leur famille, laissaient les mourants à leur solitude, empêchait les jeunes d’avoir accès à quelque vie sociale que ce soit? Où étaient les évêques quand l’Etat a fait collusion avec Big Pharma pour imposer des traitements non mis au point au lieu de s’appuyer sur des médicaments existants et accessibles à tous les revenus? Où étaient les évêques quand le gouvernement manquait à toutes les règles du dialogue social sur la question, essentielle, de la solidarité entre les générations et du financement des retraites?  Où sont les évêques aujourd’hui quand les puissants et les nantis ne se rendent même plus compte que les émeutiers de banlieue leur renvoient comme un miroir déformant leur comportement de casseurs et de pilleurs? Que l’ordre public soit rétabli est une évidente et urgente nécessité. Mais faire comme si rien ne devait changer dans le comportement de nos milieux dirigeants est tragique. C’est là qu’on vous attendrait, Messieurs les évêques. Avez-vous remarqué que le pouvoir, depuis cinq ans, confronté aux fruits amers de ses décisions contraires aux intérêts du peuple français, ne sait faire qu’une chose: déclencher une dureté policière qui tourne rapidement à la brutalité et génère excès et bavures? N’avez-vous rien à dire face à cela, Messieurs les évêques?

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