Les USA de Biden, laboratoire de l’inflation galopante qui vient…

Les USA de Biden, laboratoire de l’inflation galopante qui vient…


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Les banques centrales le nient, mais l’inflation galopante devrait faire son grand retour dans les semaines qui viennent, d’abord aux USA, et ensuite en Europe. Ce mouvement devrait perturber fortement les équilibres en vigueur depuis une vingtaine d’années dans nos économies, avec une remontée des taux d’intérêt, et surtout une course aux salaires qui impactera fortement la vie des entreprises. Pour le comprendre, il suffit d’observer ce qui se passe Outre-Atlantique, et qui devrait arriver prochainement chez nous…

Largement prise dans sa Bidenomania, la presse subventionnée française évoque assez peu les cataclysmes économiques qui s’enchaînent aux USA depuis le départ de Trump et la mise en place d’une politique de Big Government largement prônée par le Forum de Davos et son Great Reset. La semaine qui vient de s’écouler est pourtant annonciatrice du pire pour les mois qui viennent dans le monde industrialisé.

Une semaine rythmée par l’inflation américaine

La grande angoisse qui domine désormais est celle de la stagflation, sur le modèle de ce que le monde industrialisé a connu dans les années 70, avec des ingrédients strictement identiques à ceux des Bidenomics : une intervention de l’Etat dans l’économie massive, qui érode la valeur de la monnaie, fait monter les prix et les taux d’intérêt, sans produire de croissance, si ce n’est dans les chiffres du chômage. Cette angoisse est d’autant plus forte que les restrictions imposées par la pandémie rendent la croissance particulièrement atone et affaiblissent fortement les entreprises.

En principe, les banques centrales devraient modérer le risque inflationniste pour ne pas laisser les monnaies fiat se déprécier. Mais une remontée des taux d’intérêt, instrument habituel pour éviter une surchauffe de l’économie, étranglerait les Etats les plus endettés et créerait une crise systémique.

D’où les angoisses créées par les chiffres de l’inflation américaine, qui se sont effectivement révélés très mauvais : avec 4,2% de hausse des prix en un an, la catastrophe de l’inflation galopante pointe déjà le bout de son nez. Cette annonce a tenu les marchés en haleine toute la semaine.

Les banques centrales annoncent un suicide collectif

Face aux angoisses des spéculateurs de voir les épargnants et les investisseurs rechercher des placements sûrs et bien rémunérés en cas de hausse des taux, ce qui ruinerait les bourses, les banques centrales ont dû réagir pour éviter un krach boursier. Elles ont annoncé qu’elles maintiendraient leur soutien à l’économie en continuant à injecter des liquidités dans des économies qui en regorgent pourtant.

Autrement dit, les taux ne vont pas augmenter, et l’argent facile continuera à couler à flots, même s’il provoque une surchauffe économique dangereuse. C’est déjà le cas depuis le versement des chèques de l’helicopter money de Biden (préconisés par le Great Reset de Davos, signalons-le), qui a multiplié les ruptures d’approvisionnement partout dans le monde. La situation est si tendue que la production d’automobiles doit être ralentie, y compris en France…

Le bon sens commanderait donc de ralentir cette surchauffe en augmentant fortement les taux d’intérêt, ce qui ralentit mécaniquement le crédit. Mais ce choix obligerait à réduire les politiques de soutien public à la relance, et ruinerait les fonds d’investissement… Donc, les banques centrales repoussent à plus tard le moment de l’arbitrage douloureux pour ne pas déplaire ni aux gouvernements dépensiers, ni aux spéculateurs.

Le suicide collectif est donc consommé : la surchauffe va continuer, multipliant les pénuries, les ruptures, et accélérant la hausse des prix.

Les salaires vont courir à la hausse…

Cet affolement a des effets bien connus, qui sont toxiques pour l’économie, en particulier une hausse des salaires rendue indispensable pour permettre aux salariés de faire face à la hausse des prix. D’ores et déjà, de grandes entreprises mondialisées ont annoncé qu’elles augmentaient massivement les rémunérations pour éviter les pénuries de main d’oeuvre. C’est le cas de Mc Donald’s, qui fait du + 10%, mais Amazon et d’autres grandes enseignes devraient suivre le mouvement.

Le phénomène s’explique largement par la tension sur le marché de l’emploi : portés par les plans de relance, les consommateurs achètent, et les entreprises ne trouvent pas assez de candidats pour produire à due proportion. D’où une course au salaire pour attirer les recrues, qui devrait considérablement appauvrir les plus petites entreprises.

Les petits commerces ne vendent pas plus

Autre mauvaise nouvelle, en effet, la surchauffe de l’économie ne se traduit pas par une augmentation du chiffre d’affaires pour le petit commerce. Après un bon mois de mars, le soufflé est retombé en avril, et les petites entreprises (qui ont beaucoup souffert en 2020 aux USA) n’auront guère les moyens d’augmenter les salaires dans de telles proportions.

Nous entrons donc dans ce que les économistes appellent la « reprise en K » : les entreprises les mieux capitalisées vont augmenter leur chiffre d’affaires, et les plus fragiles vont disparaître. Socialement, cette curée devrait se traduire par une diminution sensible du nombre de très petites entreprises.

Quelles anticipations pour la crise qui vient ?

Plusieurs caractéristiques devraient donc émerger dans les mois à venir dans nos économies européennes :

  1. une hausse des prix à la consommation très sensible
  2. une pression sur les salaires avec une pénurie de main d’oeuvre
  3. un chemin de croix pour les très petites entreprises « traditionnelles »

À bon entendeur…


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