Les seuls régimes de retraite génèrent la moitié du déficit public !
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Les seuls régimes de retraite génèrent la moitié du déficit public !


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François Bayrou l’avait dit, voilà une chose qu’on ne peut lui enlever : en attaquant frontalement les boomers, l’ex-Premier ministre a tenté d’expliquer aux Français que les cotisations sociales ne contribuaient plus que partiellement au financement des retraites françaises et, partant, que notre cher État-Providence dévorait une partie de l'avenir de nos enfants…

Mais a-t-on réellement mesuré la portée de cette affirmation ?

Alors que le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) et la Cour des comptes n’ont de cesse d’affirmer que « les comptes sociaux sont à l'équilibre », nous prenons le temps dans cet article de vous révéler une authentique… supercherie d'État, de celles dont Bruno Le Maire semble avoir été le témoin.Car ce n'est pas d’abord la démographie qui asphyxie notre jeunesse et l'économie, mais l’insoutenable générosité de la social-démocratie, financée dans une certaine opacité et en s’endettant de plus en plus massivement.

Pour tout citoyen soucieux de sa liberté et de sa responsabilité, le constat est sans appel : le système de retraite est devenu un tonneau des Danaïdes public qui menace d’engloutir l'avenir de la Nation tout entière.

La triple imposture comptable : un déficit disparu au cœur de l'État

Ce qu’il faut d’abord mettre au jour, c’est la mécanique de dissimulation d'un déficit massif, enraciné dans un système comptable « désuet et trompeur », si l’on en croit les propres dires de l’ancien Directeur général des Impôts. C'est la première illusion et la plus pernicieuse.

Ainsi, sur les 410 Mds € de pensions de retraite servies annuellement, seuls 330 Mds € proviennent de cotisations retraite (pour 270 Mds €) et d'impôts affectés, tels que la CSG ou une partie de la TVA (pour 60 Mds €). Le solde, soit la rondelette somme de 80 Mds € par an, est donc un déficit : c’est même la moitié de notre déficit public annuel ! L'État refuse donc de nommer un chat un chat et maquille cette carence par deux mécanismes pour le moins douteux.

1) Les subventions masquées

Pour combler le trou, l'État, les collectivités et les hôpitaux versent des « surcotisations » astronomiques pour leurs fonctionnaires (jusqu'à 89% du traitement de base pour les fonctionnaires d'État, contre 28% dans le privé !). Cette surcotisation n'est qu'une subvention déguisée (dite « d’équilibre ») payée par les contribuables. Pire, elle est imputée aux budgets des ministères dits « d'avenir » : elle représente ainsi 20% du budget de l'Éducation nationale ou 20% de la Défense, autant qui est ainsi « détourné » pour payer les pensions ! Vous avez bien lu : 1 euro sur 5 des dépenses éducatives et militaires sert à payer les retraités de ces mêmes ministères... Les dépenses d'investissement de demain sont littéralement sacrifiées pour le financement du train de vie social d'aujourd'hui. Et à la réponse : « Oui, mais j’ai cotisé. », il faut riposter sans faiblir : « Certes, mais aux deux tiers seulement ! » (270 Mds € sur 410).

2) Le pillage interne

Le système de retraite ponctionne ensuite l'argent des autres branches de la Sécurité sociale, comme la caisse Famille ou l'Unedic (chômage), exacerbant leur propre déséquilibre ! Le mélange des genres est total, probablement au nom du flou artistique.

En conséquence, ces déficits cumulés par des décennies de déni et de « tours de passe-passe comptables » (dixit Édouard Philippe) pèsent aujourd'hui pour près de la moitié de la dette publique française, puisqu’ils ont représenté chaque année environ 50% du déficit.

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