Les petits patrons français sont-ils vraiment d’imbuvables exploiteurs de pauvres salariés ?

Les petits patrons français sont-ils vraiment d’imbuvables exploiteurs de pauvres salariés ?


Partager cet article

Une légende urbaine tenace présente le patron, et plus précisément le petit patron français, comme un poujadiste obtus et cupide, incapable de dialoguer avec ses salariés et obsédé par des profits courts-termistes, à la petite semaine, sans vision d’avenir. Ce portrait facile, qui justifie par avance les mesures confiscatoires décidées par une bureaucratie vorace pour financer le train de vie somptuaire des ministères, est heureusement démenti par les éléments les plus tangibles. Ainsi, les derniers chiffres de la DARES montrent le véritable dynamisme du dialogue social dans les PME…

↪ les derniers chiffres officiels témoignent du dynamisme des accords d'entreprise depuis les "ordonnances Macron"
↪ ce phénomène se vérifie dans les PME ou les TPE où le nombre d'accords ne cesse d'augmenter
↪ le dialogue social est largement nourri par les dispositifs obligatoires ou permettant d'obtenir des avantages fiscaux
↪ il pourraît être amplifié par une meilleure culture de la négociation tant du côté des employeurs que des salariés

Un certain imaginaire collectif a volontiers brocardé le petit patron français comme un exploiteur sans vergogne, allergique aux syndicats, au dialogue social, proche des pâquerettes et incapable de dégager une vision d’avenir. C’est un peu rapide sans doute ! Et même contraire à la réalité observable et mesurable.

Ainsi, les derniers chiffres de la DARES, détaillés dans la vidéo ci-dessus, montrent la rapide inflation d’accords d’entreprises en France depuis cinq ans, y compris dans les entreprises de moins de 50 salariés. Sans oublier les referendums et les décisions unilatérales de l’employeur (DUE).

Ces accords sont très largement dus à deux domaines prioritaires :

  • l’épargne salariale au sens large (y compris la participation et l’intéressement)
  • les salaires et les primes

Ces chiffres démontrent que, si la situation du dialogue social dans les entreprises françaises n’est pas idyllique, elle ne relève pas non plus de la catastrophe industrielle, décrite parfois.

Disons même que, depuis les ordonnances Macron, les PME ont fait un effort pour négocier plus, même si beaucoup reste à faire.

En particulier, il reste à développer une véritable culture de la négociation :

  • auprès des employeurs
  • auprès des salariés, qui se tiennent loin des organisations syndicales.

Le Courrier, en partenariat avec Asfelia.fr, le site dédié aux complémentaires santé d’entreprise, entend participer au développement de cette culture du dialogue.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Monnaie BRICS+ adossée à l’or et à une crypto dès 2026 : coup de tonnerre ou effet d’annonce ? Par Florent Machabert

Monnaie BRICS+ adossée à l’or et à une crypto dès 2026 : coup de tonnerre ou effet d’annonce ? Par Florent Machabert

Et si l’once d’or avait dépassé les 4 350 $ en raison de cette nouvelle ? L’information, que certains qualifieront d’énième effet d’annonce et qu’ils jugeront purement spéculative ou relevant du « wishful thinking » anti-dollar, a pourtant fait les gros titres des médias « alternatifs »la semaine dernière :la rumeur – ou l'information donc, le présent article devant permettre d’éclairer ce débat – de la mise en œuvre dès 2026d'une monnaie BRICS+ partiellement adossée à l’or et complétée par une


courrier-strateges

courrier-strateges

Banques régionales US : la probabilité d’un krach mondial augmente, Par Florent Machabert
Photo by Chris Liverani / Unsplash

Banques régionales US : la probabilité d’un krach mondial augmente, Par Florent Machabert

A peine deux ans et demi après la faillite retentissante de plusieurs banques régionales étatsuniennes au printemps 2023suite à la brutale remontée des taux d’intérêt, nous assistons à nouveau à la multiplication des signes précurseurs d’un nouveau krach bancaire outre-Atlantique, qui pourrait cette fois, comme en 2008, s’étendre au monde entier, avec un épicentre désormais situé sur les crédits à la consommation des Américains, notamment automobiles, mais aussi sur le fol essor de la titrisatio


Rédaction

Rédaction

Médicaments : dès le 1er septembre, refuser un traitement de substitution vous coûtera cher
Photo by Roberto Sorin / Unsplash

Médicaments : dès le 1er septembre, refuser un traitement de substitution vous coûtera cher

À partir du 1er septembre 2026, refuser sans justification médicale un médicament hybride ou biosimilaire proposé par le pharmacien fera perdre le bénéfice du tiers payant. Le patient devra avancer la totalité du prix et pourra, dans certains cas, être remboursé sur la base d’un produit moins cher. Une décision technique en apparence, lourde de conséquences pour des millions d'assurés. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Retards SNCF : 70 millions d'euros d'indemnités que personne ne réclame
Photo by Loukian Jacquet / Unsplash

Retards SNCF : 70 millions d'euros d'indemnités que personne ne réclame

En 2023, 119 millions d’euros auraient dû être versés par le groupe SNCF au titre des retards, mais seuls 49 millions ont été réclamés par les voyageurs. Soit environ 70 millions d’euros laissés de côté, alors même que les procédures de compensation sont censées garantir les droits des usagers. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte,


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany