Les médecins parrainés par des laboratoires coûtent cher à la Sécu

Les médecins parrainés par des laboratoires coûtent cher à la Sécu


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Les médecins parrainés par des laboratoires pharmaceutiques sont plus coûteux que les autres, selon une intéressante étude publiée par le British Medical Journal. On s’étonne quand même de voir ce type d’études concernant la France publiées à l’étranger, pendant que l’assurance maladie reste inerte.

Les médecins parrainés par des laboratoires pharmaceutiques coûtent cher à la collectivité, mais l’assurance maladie ne semble pas s’en préoccuper. Il faut aller en Grande-Bretagne pour découvrir une étude tout à fait intéressante et documentée sur l’influence des cadeaux donnés par les laboratoires pharmaceutiques aux médecins de ville dans les prescriptions finales.

On retiendra ce « pitch » de l’étude:

The findings suggest that French GPs who do not receive gifts from pharmaceutical companies have better drug prescription efficiency indicators and less costly drug prescriptions than GPs who receive gifts. This observational study is susceptible to residual confounding and therefore no causal relation can be concluded.

Des médecins plus coûteux et moins efficaces lorsqu’ils reçoivent des cadeaux des laboratoires… tiens donc!

On notera en particulier que les médecins généralistes « sans cadeaux » prescrivent plus de médicaments génériques, notamment pour les antibiotiques ou les hypertenseurs. Ils prescrivent également moins de benzodiazépine et de vasodilatateurs.

On s’étonnera que ces informations précises, issues d’une étude menée en France, ne soient pas produites par l’assurance-maladie, dont c’est tout de même le métier de surveiller les prescriptions des médecins. Il faut aller en Grande-Bretagne pour obtenir les données.

Une fois de plus la capacité de la sécurité sociale à mesurer sa propre activité et à garantir une qualité de soins à ses assurés captifs est en cause. Mais il est vrai que la protection des médecins fait partie de ses fondamentaux, et qu’elle s’interdit soigneusement d’interférer dans l’étrange relation financière qui lie les prescripteurs et les laboratoires.

Le procès du Mediator, qui s’achève, en est un exemple parfait.


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