Les députés En Marche ne proposent pas de baisse des dépenses

1 min de lecture

Partager cet article

Les députés En Marche ont travaillé sur des propositions dans le cadre du Grand Débat. Curieusement, ils ne proposent aucune baisse de dépense publique. Bien au contraire, ils évoquent l’idée d’augmenter le nombre de fonctionnaires dans les mairies. Parallèlement, ils reviennent à la vieille idée hollandiste d’un allègement de l’impôt sur le revenu pour les premières tranches.

Macron devait annoncer un monde nouveau. Les députés En Marche ont plutôt tendance à revenir en arrière. Ils viennent en effet de livrer des propositions fiscales dans le cadre du Grand Débat qui illustrent bien leur attachement à l’ancien monde.

Ainsi, les députés proposent d’alléger les deux premières tranches d’impôt sur le revenu. Cette idée avait déjà beaucoup tenu au cœur de Jean-Marc Ayrault en son temps. La politique fiscale du parti socialiste avait alors mis un point d’honneur à réduire le nombre de ménages assujettis.

En outre, les marcheurs proposent « d’évaluer l’acceptabilité de la reprise d’une taxe carbone avec un impératif de justice sociale » qui semble proprement suicidaire. Sur l’ISF, le suicide se poursuit, avec un silence parfait.

Petite nouveauté: les députés de la majorité évoquent un « plan de sobriété républicaine » qui ferait un état des lieux de la rémunération des hauts fonctionnaires.

Pour le reste, les marcheurs ne proposent aucune économie sur les dépenses publiques susceptibles de permettre une baisse des impôts. On est bien loin des promesses de la campagne électorale, qui annonçaient une baisse de 3 points de PIB pour les prélèvements obligatoires. On reste dans la logique sociale-démocrate déjà évoquée ici.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite

Le débat sur la constitutionalisation de l'IVG a profondément divisé les partis de droite, Rassemblement National et Républicains à l'Assemblée. Emmanuel Macron peut se réjouir: il a une fois de plus montré qu'il n'avait pas d'adversaire idéologiquement constitué; il a divisé les deux groupes d'opposition de droite; il a tendu un piège, qui a fonctionné, à Marine Le Pen. Cependant le résultat du vote montre qu'être de  droite, c'est précisément ne pas accepter, comme force politique, les diktats


CDS

CDS

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée

"Haro sur l'extrême-droite" est un spectacle qui est bien parti pour rattraper "La Cantatrice Chauve" de Ionesco jouée sans interruption à Paris, au théâtre de la Huchette depuis 1957. En l'occurrence, nous avons affaire à une (mauvaise) comédie politique, jouée sans interruption depuis  le 13 février 1984, jour où Jean-Marie Le Pen était l'invité de L'Heure de Vérité, la célèbre émission politique de l'époque.  Depuis lors, nous avons affaire à un feuilleton ininterrompu d'épisodes, dont l'anal


CDS

CDS

Andréa Kotarac: un malheureux lapsus

Andréa Kotarac: un malheureux lapsus

Sur le plateau de BFMTV, la porte-parole du Rassemblement National Andréa Kotarac a substitué le mot « contre » à « pour » en évoquant la liberté religieuse des musulmans. Un dérapage sémantique de trois secondes, mais révélateur sur l'état du débat public français. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré. Gratuit.


Rédaction

Rédaction

France Inter à la dérive

France Inter à la dérive

Ce lundi, l'humoriste Ameziane a comparé sur France Inter le député RN Jean-Philippe Tanguy à un « rat », en réaction à sa proposition d'amendement pour le port du voile. L'élu a aussitôt appelé à saisir l'Arcom, tandis que Jordan Bardella dénonçait une « succursale de la France insoumise » financée par le contribuable. Une fois de plus, l'usage politique du service public audiovisuel est au centre du débat. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courr


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany