Les députés En Marche ont travaillé sur des propositions dans le cadre du Grand Débat. Curieusement, ils ne proposent aucune baisse de dépense publique. Bien au contraire, ils évoquent l’idée d’augmenter le nombre de fonctionnaires dans les mairies. Parallèlement, ils reviennent à la vieille idée hollandiste d’un allègement de l’impôt sur le revenu pour les premières tranches.
Macron devait annoncer un monde nouveau. Les députés En Marche ont plutôt tendance à revenir en arrière. Ils viennent en effet de livrer des propositions fiscales dans le cadre du Grand Débat qui illustrent bien leur attachement à l’ancien monde.
Ainsi, les députés proposent d’alléger les deux premières tranches d’impôt sur le revenu. Cette idée avait déjà beaucoup tenu au cœur de Jean-Marc Ayrault en son temps. La politique fiscale du parti socialiste avait alors mis un point d’honneur à réduire le nombre de ménages assujettis.
En outre, les marcheurs proposent « d’évaluer l’acceptabilité de la reprise d’une taxe carbone avec un impératif de justice sociale » qui semble proprement suicidaire. Sur l’ISF, le suicide se poursuit, avec un silence parfait.
Petite nouveauté: les députés de la majorité évoquent un « plan de sobriété républicaine » qui ferait un état des lieux de la rémunération des hauts fonctionnaires.
Pour le reste, les marcheurs ne proposent aucune économie sur les dépenses publiques susceptibles de permettre une baisse des impôts. On est bien loin des promesses de la campagne électorale, qui annonçaient une baisse de 3 points de PIB pour les prélèvements obligatoires. On reste dans la logique sociale-démocrate déjà évoquée ici.