Les assistantes maternelles, nouvelles victimes de l’Absurdistan

Les assistantes maternelles, nouvelles victimes de l’Absurdistan


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À la différence des premiers confinements, les assistantes maternelles ne devraient pas avoir le droit d’accueillir des enfants dans les 4 semaines qui viennent. Selon Matignon, il s’agit d’être « cohérent » avec la fermeture des crèches. Mais leur indemnisation pour cet arrêt forcé n’est pas défini… et l’impact de cette mesure sur l’absentéisme des parents n’est pas encore connu. La garde à domicile ne serait toutefois pas concernée. L’absurdistan a encore frappé !

Mais à quelle sauce les assistantes maternelles vont-elles être mangées à partir de mardi ? Personne ne le sait encore, mais une chose semble sûre : elles ne pourront garder leurs enfants habituels pour éviter les contaminations, à la différence des premiers confinements.

Les assistantes maternelles dans le collimateur de l’absurdistan

Visiblement, c’est Matignon qui a brutalement décidé de cibler les assistantes maternelles, et de leur interdire de continuer leur activité pendant les semaines qui viennent. Lors du précédent confinement, l’Etat avait assoupli la réglementation et autorisé l’accueil de six enfants. Allez comprendre !

Officiellement :

« L’étude de l’Institut Pasteur montre qu’il y a plus de contaminations chez les assistantes maternelles que dans les écoles »

Mais on peine à le croire, et l’argument de la « cohérence » avec la fermeture des crèches semble avoir beaucoup joué.

Brutalement, ce sont donc 280.000 salariées accueillant un million d’enfants qui sont frappées par l’interdiction de travailler, dans des conditions de confusion qui font peinent à voir. Seules les assistantes maternelles qui gardent des enfants de publics prioritaires pourront continuer à travailler.

Chômage partiel ou pas ?

Pour l’instant, le gouvernement n’a pas décidé si les assistantes maternelles auraient droit ou non au chômage partiel. La décision devrait être prise ce vendredi. Cette improvisation laisse perplexe compte tenu du nombre de salariées concernées, qui travaillent à leur domicile.

Ajoutons que ces salariées sont payées par les familles. Si elles sont autorisées à garder certains enfants (notamment ceux des soignants) et pas d’autres, leur régime d’indemnisation risque d’être particulièrement complexe.

Un impact méconnu sur l’absentéisme des parents

Pour de nombreux parents frappés soudain par une mesure inattendue, la situation risque d’être compliquée. Pour ceux qui pratiquent le télétravail, en particulier, cette impossibilité de faire garder ses jeunes enfants devrait changer la donne en profondeur… rendant beaucoup moins facile le maintien à disposition de l’employeur.

Le souci d’épargner aux crèches une concurrence « déloyale » devrait fortement pénaliser l’activité des entreprises pendant le confinement et rendre la vie des salariés beaucoup plus compliquée.


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