L’ENA survivra-t-elle à Macron?


Partager cet article

Selon les informations qui ont fuité dans la presse, l’ENA pourrait être supprimée par Emmanuel Macron. Cette concession aux Gilets Jaunes, qui n’a pas été annoncée, et ne le sera peut-être jamais, pourrait toutefois donner lieu à un arrangement un peu plus compliqué que la communication présidentielle ne le laisserait croire. Selon différentes sources, il existerait en effet une formule de remplacement qui pourrait neutraliser l’annonce officielle.

Faut-il supprimer l’ENA? Cette question récurrente dans le débat public serait finalement tranchée par Emmanuel Macron. Ou pourrait l’être s’il se décide à annoncer ses mesures pour sortir du Grand Débat (ce qui est tout sauf acquis en l’état).

“Si nous voulons bâtir une société de l’égalité des chances et de l’excellence républicaine, il nous faut refonder les règles du recrutement, des carrières et de l’ouverture de la haute fonction publique”, aurait déclaré, selon certains médias, Emmanuel Macron dans une allocution enregistrée lundi soir mais dont la diffusion a été reportée compte tenu de l’incendie à Notre-Dame. “Je crois dans l’excellence républicaine et nous avons besoin d’une élite, de décideurs. Simplement, cette élite doit être à l’image de la société et être sélectionnée sur des bases exclusivement méritocratiques”, a-t-il ajouté, selon le texte de son allocution dont des extraits ont été publiés par Le Figaro. “C’est pourquoi nous changerons la formation, la sélection, les carrières en supprimant l’Ena et plusieurs autres structures pour en rebâtir l’organisation profonde”.

Rappelons que, sur ce point, Emmanuel Macron a marqué plusieurs hésitations et avait donné des signes de renoncement à une réforme en profondeur de la haute fonction publique. Finalement, il pourrait donc opter pour une suppression de façade, s’agissant de l’ENA, et pour la création d’une école plus générale de la haute fonction publique.

Mais, en l’état, rien n’est annoncé.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite

Le débat sur la constitutionalisation de l'IVG a profondément divisé les partis de droite, Rassemblement National et Républicains à l'Assemblée. Emmanuel Macron peut se réjouir: il a une fois de plus montré qu'il n'avait pas d'adversaire idéologiquement constitué; il a divisé les deux groupes d'opposition de droite; il a tendu un piège, qui a fonctionné, à Marine Le Pen. Cependant le résultat du vote montre qu'être de  droite, c'est précisément ne pas accepter, comme force politique, les diktats


CDS

CDS

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée

"Haro sur l'extrême-droite" est un spectacle qui est bien parti pour rattraper "La Cantatrice Chauve" de Ionesco jouée sans interruption à Paris, au théâtre de la Huchette depuis 1957. En l'occurrence, nous avons affaire à une (mauvaise) comédie politique, jouée sans interruption depuis  le 13 février 1984, jour où Jean-Marie Le Pen était l'invité de L'Heure de Vérité, la célèbre émission politique de l'époque.  Depuis lors, nous avons affaire à un feuilleton ininterrompu d'épisodes, dont l'anal


CDS

CDS

L'humeur de Veerle Daens : quand Trump commence à yoyoter de la touffe sur l'Iran

L'humeur de Veerle Daens : quand Trump commence à yoyoter de la touffe sur l'Iran

Ah, l’État! Ce monstre froid qui, même lorsqu’il est dirigé par un octogénaire en roue libre, parvient encore à nous vendre ses pulsions meurtrières sous le label « Paix par la Force ». Bienvenue dans le printemps 2026, où l’Opération Epic Fury transforme Téhéran en brasier pendant que le Commandant en chef des États-Unis redécouvre les joies de l’architecture néoclassique... tout en sucrant les fraises ! Le 1er mars restera sans doute dans les annales de la psychiatrie politique. Imaginez l


CDS

CDS

Pourquoi certains croient-ils à une victoire imminente de l'Iran occultée par les médias occidentaux? par Thibault de Varenne

Pourquoi certains croient-ils à une victoire imminente de l'Iran occultée par les médias occidentaux? par Thibault de Varenne

Mon compte-rendu, samedi, des événements militaires en Iran a soulevé des accusations (devenues habituelles sur ces sujets clivants) quant à l'impartialité de mes travaux. Comme je n'ai pas cédé à la tentation de transformer le Courrier en radio Téhéran, qui annonce la victoire triomphante de l'Iran sur l'axe israélo-américain, certains me reprochent une inclination pour la propagande occidentale. La vraie question est surtout de savoir pourquoi, pour ces esprits "bubblisés", toute présentation


Rédaction

Rédaction

IA : le grand remplacement des cadres par l'ordinateur a-t-il commencé ?

IA : le grand remplacement des cadres par l'ordinateur a-t-il commencé ?

Le rideau se lève enfin sur la grande illusion du progrès technologique "au service de l'humain". Si vous observez les chiffres de l'emploi américain de ces six derniers mois, le constat est sans appel : le "grand remplacement" des cadres et des diplômés par l'IA n'est plus une dystopie de science-fiction, c'est une réalité statistique brutale qui s'installe dans le silence assourdissant des médias de la Caste. Voici pourquoi nous assistons à la fin de la classe moyenne intellectuelle telle que


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Pas de pénurie d'essence en France, vraiment ? par Elise Rochefort

Pas de pénurie d'essence en France, vraiment ? par Elise Rochefort

Depuis quelques jours, un refrain bien connu résonne dans les couloirs de Bercy et sur les plateaux de télévision : « Il n'y a pas de pénurie, seulement des hausses de prix ». Roland Lescure et Maud Bregeon l'assurent, la France est parée. Pourtant, devant les stations-service, les files d'attente s'allongent et l'inquiétude grimpe aussi vite que le prix du baril. Alors, nos gouvernants sont-ils sérieux ou assistons-nous à une simple opération de déminage politique? Plongée dans les rouages


Rédaction

Rédaction