Le flop du booster : l’exemple de la Pennsylvanie

Le flop du booster : l’exemple de la Pennsylvanie


Partager cet article

Les Etats-Unis ont autorisé début septembre la nouvelle version des vaccins contre le Covid-19 de Pfizer et de Moderna visant le variant Omicron. Pour contenir une éventuelle nouvelle vague cet hiver, les doses ont déjà commencé à être distribuées partout dans le pays. Les Américains sont encouragés à réaliser leur vaccin contre la grippe en même temps que leur rappel anti-Covid. Si les autorités sanitaires américaines s’attendaient à ce que des millions de personnes âgés de 12 ans et plus reçoivent leur injection ce mois-ci, il n’en est rien. Le nombre de personnes qui se font vacciner est faible. En Pennsylvanie, ce chiffre tourne autour de 4 %, ce qui inquiète les médecins

Actuellement,  selon les données des CDC plus de 90% des nouveaux cas d’infection au Covid-19 sont causés par les sous-lignages d’Omicron BA.4 et BA.5. Pour cibler ces variants, le 31 aout 2022, la Food and Drug Administration a donné son feu vert pour l’utilisation des vaccins bivalents ciblant Omicron et ses nouvelles souches. Le Dr Ashish Jha coordinateur de la réponse au Covid-19 a convié les Américains à faire leur vaccin contre la grippe en même temps que leur rappel anti-Covid. « Nous nous attendons à ce que des millions de personnes reçoivent leur injection ce mois-ci », avait-il déclaré. Malheureusement, on constate un lent départ de vaccination et très peu d’engouement pour la dose de rappel. Selon une étude de l’université de Pennsylvanie, la désinformation sur l’innocuité des vaccins serait l’une des principales raisons de cette réticence.

Seuls 4% des Pennsylvaniens ont reçu le booster bivalent

Disponibles depuis le mois de septembre, les vaccins bivalents ont été approuvés dans le but de prévenir une nouvelle poussée de la maladie en automne et en hiver. Mais selon les données réunies, à ce jour, le nombre de personnes ayant reçu le booster reste faible.

En Pennsylvanie, seuls 4% des personnes éligibles ont bénéficié de ce rappel bivalent. Une situation inquiétante selon les médecins, même si tout indique qu’on avance vers la phase endémique de la maladie. En effet, depuis quelques semaines, selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), les  chiffres de l’épidémie continuent sa décrue, même si plus de 90% des nouveaux cas d’infection au Covid-19 sont causés par les sous-lignages d’Omicron BA.4 et BA.5.

Manque de confiance en l’efficacité du vaccin

Selon le Dr Nitin Patel, médecin spécialiste des maladies infectieuses au Lancaster General Health, la désinformation est à l’origine de cette hésitation à recevoir le booster bivalent. Il y a aussi le manque de confiance en l’efficacité du vaccin face à la réinfection des personnes vaccinées.

Le spécialiste des maladies infectieuses à l’UPMC, le Dr John Goldman, a indiqué que « les gens ressentent une fatigue des vaccins ». Pourtant, il a indiqué que la vaccination est le moyen de protection efficace contre l’infection au Covid-19. Selon lui, le vaccin bivalent protège contre les nouveaux variants qui circulent actuellement.

Les deux médecins craignent une hausse des cas d’infection pendant la saison froide. Néanmoins, ils estiment que le nombre de personnes qui se font vacciner va augmenter au fil du temps.

On sait pourtant qu’une nouvelle souche d’Omicron BA 4.6 commence peu à peu à prendre le dessus. Elle présente plus de 14 % des cas aux États-Unis selon les CDC. D’après le Pr David Ho sur CNN, ce nouveau variant pourrait être résistant au vaccin, mais également aux traitements comme l’Evusheld, ou le Paxlovid.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Qui est Bally Bagayoko, candidat LFI élu au premier tour à Saint-Denis, par Elise Rochefort

Qui est Bally Bagayoko, candidat LFI élu au premier tour à Saint-Denis, par Elise Rochefort

Grâce à une intense campagne de dénigrement sur le mode de l'antisémitisme, LFI a réalisé une percée significative dans les villes de plus de 100.000 habitants. Bally Bagayoko, élu au premier tour dans la ville des rois, Saint-Denis, face au maire sortant, en est une figure emblématique. Bally Bagayoko est une figure centrale de La France Insoumise en Seine-Saint-Denis, dont le parcours et la stratégie expliquent la victoire historique dès le premier tour à Saint-Denis. Parcours et profil pol


Rédaction

Rédaction

Inventaire avant fermeture : LFI confirme la fin de la France des petits blancs...

Inventaire avant fermeture : LFI confirme la fin de la France des petits blancs...

On les disait battus d'avance, pour fait d'antisémitisme. Et finalement, les LFI effectuent une percée contre la pensée mainstream ! Leur secret ? Avoir parié sur cette France nouvelle, celles des enfants d'immigrés, des banlieues, des invisibles que la droite et la caste méprisent ostensiblement. Jusqu'où iront-ils ? (première chronique de la lucidité mélancolique que je rédige sur le Courrier) Rochebin : « Saint Denis c’est la ville des rois » Bagayoko : « des noirs la ville des noirs »pic.


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

L'humeur de Veerle Daens : la dynastie des Duhamel, ou quand l'info mainstream est une affaire de famille

L'humeur de Veerle Daens : la dynastie des Duhamel, ou quand l'info mainstream est une affaire de famille

Veerle Daens revient pour nous sur l'entre-soi hallucinant, tellement Ancien Régime, de l'information télévisée française, structurée autour de la famille Duhamel. Mais ! chut ! nous sommes dans une grande démocratie où l'égalité des chances et la méritocratie triomphent... 🇫🇷📺 La dynastie Duhamel est présente sur quasiment tous les plateaux des chaînes d’infos en continu ce soir : - Le fils, Benjamin Duhamel, sur France 2 - Le père, Patrice Duhamel, sur LCI - La mère, Nathalie Saint-Cricq,


CDS

CDS

De Guaino à Zemmour: comment Sarah Knafo s’est imposée dans une droite en crise

De Guaino à Zemmour: comment Sarah Knafo s’est imposée dans une droite en crise

Avant de devenir l’une des architectes de la campagne présidentielle d’Éric Zemmour en 2022, Sarah Knafo avait déjà attiré l’attention d’un poids lourd de la droite française : Henri Guaino. Ce passage peu connu éclaire les réseaux intellectuels et politiques dans lesquels s’est forgée l’une des stratèges de la nouvelle droite française. Jeune diplômée de Sciences Po, Sarah Knafo a vite grimpé les échelons. A seulement 32 ans, elle fait partie des plus grandes figures de l’extrême droite en Fra


Rédaction

Rédaction