La récente loi climat qui prétend chasser le CO2 de nos vies ne modifie pas les petites activités quotidiennes de nos représentants, surtout si elles ont un but électoraliste. Ainsi en témoigne l’augmentation de la trace carbone des déplacements présidentiels. Tous les jours nous avons un gouvernement exemplaire du « faites ce que je dis mais pas ce que je fais », un gouvernement qui forge des lois contraignant les braves gens mais que l’élite se dispense de respecter.

Avec la campagne électorale, les émissions de CO2 en France vont prendre un sacré essor ! J’ai mon indicateur avancé. Ce n’est pas la reprise économique (qui est en réalité une récession), évidemment, mais les déplacements de notre président au plus près de la foule admirative et bienveillante.
Nous sommes passés d’une escorte déjà confortable en 2017 à une puissance qui laisse pantois au milieu de l’année 2021.

Jugez-en un peu :
En 2017, 42 hommes bien équipés
- En 2021, 1 570 hommes suréquipés
- 37 fois plus de bonshommes, ça laisse pantois.
Au fait, la trace carbone d’un Français est de 11 tonnes équivalent de CO2 par an, stable selon le ministère de la transition écologique et du développement durable.
La TCM (Trace Carbone Macron), en revanche, est en vertigineuse augmentation en dépit de toutes les recommandations de l’admirable Convention citoyenne pour le climat. Cette convention nous a permis d’accoucher de la non moins admirable loi de transition énergétique pour la croissance (LTECV) qui va permettre de brasser des milliards d’euros de dettes et d’impôts, argent qui ne sera pas perdu pour tout le monde.
Et voyez-vous, il va se passer quelque chose d’extraordinaire car, en sciences physiques, « rien ne se perd, rien ne se crée et tout se transforme ».
Donc au fur et à mesure que la LETCV s’appliquera, la trace carbone du Français s’amoindrira (c’est le but de la loi) au fur et à mesure qu’il s’appauvrira. Le Français s’appauvrira car la loi l’empêchera de consommer ce qu’il estime avantageux et l’obligera à consommer ce qui est coûteux, l’empêchera de se déplacer, l’obligera à gaspiller son temps en le transformant en bureaucrate pour justifier de la conscience verte, durable et responsable de son entreprise qui devra se soumettre à la « taxonomie verte ».
Dans le même temps, la TCM grossira pour protéger ce chef de gouvernement et ce gouvernement de son impopularité grandissante. Il est même possible que nous assistions à un bannissement des tomates non bio au profit des tomates bio en cas de manifestations violentes où ces projectiles seraient utilisés par les mécontents.
Évidemment, la culture bio ayant moins de rendement que la culture classique, il faudra rendre des sols à l’activité agricole, les « désartificialiser » ce qui va dans le bon sens. Plus précisément, tout cela va dans le sens politiquement voulu, même s’il est contraire au bon sens élémentaire.
Au fur et à mesure que la TCM augmentera, les milliers de milliards de la transition énergétique changeront de poche, quittant celles des contribuables pour se diriger vers les industriels ayant la faveur du pouvoir, ceux qui fréquentent Davos, décontractés, enrobés dans leurs lainages en cashmere ou en alpaga, acquis conformément à la taxonomie verte.
Les nouveaux riches du capitalisme de copinage sont détestables car ils volent les contribuables. Les anciens nouveaux riches du capitalisme loyal, eux, gagnaient leur argent dans un marché concurrentiel où la faillite sanctionnait la mauvaise allocation des ressources.
Dans le cas de la « croissance verte », les mauvaises allocations de ressources sont récompensées. Nous marchons sur la tête mais avec des taux négatifs, tout est possible.