La semaine d’Emmanuel Macron (11-17 mars 2019)


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Nous inaugurons ici une série dominicale qui passera en revue l’agenda officiel (et parfois officieux) d’Emmanuel Macron durant la semaine écoulée. Son objectif est de dresser les points marquants de l’actualité de façon très synthétique.

La semaine d’Emmanuel Macron a donné l’occasion d’une tournée en Afrique orientale.

Lundi: prestation de serment au Conseil Constitutionnel

Lundi, Emmanuel Macron a présidé un conseil des ministres exceptionnel où François de Rugy a présenté une ordonnance relative au cadre de fixation des redevances liées à l’utilisation de l’infrastructure ferroviaire ainsi qu’à l’élaboration et à l’actualisation du contrat entre l’État et SNCF Réseau. Il s’agit d’une déclinaison importante du pacte ferroviaire adopté l’an dernier, puisque l’ordonnance fixe les modalités futures des redevances dues par les opérateurs ferroviaires.

À midi, le Président a assisté à la cérémonie de prestation de serment des nouveaux membres du Conseil Constitutionnel.

Mardi: tournée en Afrique

Le lendemain, Emmanuel Macron était en Afrique, pour une séquence de trois jours. Cette tournée l’a conduit à Djibouti, en Éthiopie et au Kénya.

À Djibouti, le président Guelleh s’est plaint de l’absence régulière de la France et a glissé que cette absence avait contraint Djibouti à développer son partenariat avec la Chine.

En Éthiopie, le président Macron a accordé une aide de 100 millions € en contrepartie d’un contrat de coopération militaire.

“Cet accord inédit de coopération de défense offre le cadre d’une coopération renforcée et ouvre notamment la voie à un accompagnement spécifique de la France sur la mise en place d’une composante navale éthiopienne” abandonnée depuis la sécession de l’Erythrée en 1991, a déclaré le chef de l’Etat français à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre Abiy Ahmed, à Addis Abeba.

Au Kénya, la question de la Chine est revenue sur le tapis. Macron a signé avec ce pays des contrats pour un montant de 2 milliards €.

Evoqué dès mercredi par Emmanuel Macron, le contrat de concession de l’autoroute Nairobi-Nakuru-Mau Summit a été attribué au groupement français Vinci Concessions / Sogea-Satom / Meridiam. Il s’agit du premier partenariat public-privé de Vinci en Afrique, selon une source à l’Elysée.

Un contrat commercial a par ailleurs été attribué à l’entreprise française Matière pour la construction de 210 ponts pour les routes rurales kenyanes.

Concernant le secteur de l’énergie, la construction d’une centrale solaire (40MW) a été attribuée à Voltalia (Nandi) pour un montant de 70 millions d’euros. Le projet de construction d’une autre centrale solaire par Total est lui en cours de finalisation.

Une feuille de route sur “l’économie bleue” a également été signée. Elle comprend le programme de surveillance et d’intervention côtière et maritime porté par le consortium OCEA, Airbus Helicopter et Airbus DS pour un montant de 200 millions d’euros.

Un proche du président a glissé que la France voulait se présenter comme une alternative à la Chine.

Vendredi: week-end de ski à La Mongie

Vendredi, Emmanuel Macron est arrivé à La Mongie pour un week-end de ski qu’il pensait bien mérité. Voici ce qu’en disait Paris Match:

M. Macron, arrivé dans la nuit de jeudi à vendredi dans cette station qu’il connaît depuis son enfance, a skié vendredi et a confié à des journalistes de La Dépêche du Midi qu’il avait l’intention d’y « rester deux-trois jours ». « Je vais passer deux-trois jours ici pour me ressourcer, retrouver des paysages et des visages amis », leur a-t-il confié, avant de repartir sur les pistes. « Je suis content de voir les Pyrénées comme ça, radieuses, même si je sais que ça a été plus difficile à Noël », en référence au manque de neige en décembre, a ajouté le président.

Des Gilets Jaunes annonçaient dès vendredi leur intention de monter jusqu’à la station pour interpeler le président.

Samedi: retour précipité à Paris

Alors que les Gilets Jaunes dévastaient Paris, Emmanuel Macron a été contraint d’écourter son séjour à La Mongie. Il est arrivé dans la soirée au PC de sécurité du ministère de l’Intérieur, où il a demandé des « décisions fortes » pour rétablir l’ordre.


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