La nationalisation d’EDF, ou comment le Frexit devient plausible

La nationalisation d’EDF, ou comment le Frexit devient plausible

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Les ennuis arrivent toujours par où on ne les attend pas. Alors que le gouvernement est (à juste titre) focalisé sur la réforme des retraites, l’opposition est parvenue hier à créer une brèche dans le dispositif de la majorité en adoptant la proposition socialiste de loi sur la nationalisation d’EDF. Les députés Renaissance, lorsqu’ils ont compris qu’ils seraient battus, ont ostensiblement quitté l’hémicycle, laissant la voie libre à un vote qui crée un précédent tout à fait intéressant : l’Assemblée Nationale adopte un texte qui flirte avec les limites du droit communautaire (personne ne sait s’il y est vraiment contraire, mais tout le monde sent bien qu’il n’est pas loin de le contredire) et qui s’oppose au fameux projet « Hercule » de démantèlement d’EDF pour favoriser l’ouverture à la concurrence. Et soudain, ce sont des européistes eux-mêmes qui adoptent un texte à l’orthogonale avec le marché unique. Il est trop tôt pour dire s’il s’agit du début de quelque chose… mais c’est en tout cas un précédent où le Frexit devient plausible.

Le projet Hercule vise à démanteler EDF
Au 1er novembre, 95 communes du Nord n'auront plus le droit d'allumer leur cheminée
Photo by andre govia / Unsplash

Au 1er novembre, 95 communes du Nord n'auront plus le droit d'allumer leur cheminée

À partir du 1er novembre 2026, les foyers ouverts seront interdits dans 95 communes de la métropole européenne de Lille (MEL), y compris lorsqu’ils servent de chauffage d’appoint. Aucune loi nationale n’a pourtant été votée pour imposer cette interdiction : le dispositif repose sur des arrêtés préfectoraux, pris au nom de la qualité de l’air. Quant aux sanctions encourues, les montants annoncés varient selon les sources, sans que les particuliers disposent d’une réponse suffisamment claire.


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany