Israël reconnaît armer l'Etat islamique à Gaza, par Elise Rochefort

Israël reconnaît armer l'Etat islamique à Gaza, par Elise Rochefort

2 min de lecture

Partager cet article

Selon le quotidien israélien Haaretz, un officiel israélien a reconnu que le gouvernement de Netanyahou armait une branche de l'Etat islamique à Gaza pour combattre le Hamas.

D'après les informations publies par Haaretz, les forces de défense israéliennes (FDI) et le Shin Bet (l'agence de sécurité israélienne) arment et soutiennent activement plusieurs milices et clans locaux anti-Hamas dans la bande de Gaza. Cette stratégie, qui vise à affaiblir le Hamas de l'intérieur et à cultiver des sources de pouvoir alternatives pour l'après-guerre, a été publiquement confirmée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu. 

Voici les principales révélations sur cette opération :

  • Soutien direct en armes et coordination : Israël fournit des armes, telles que des fusils Kalachnikov, à ces groupes.Le chef de la milice la plus importante, Yasser Abu Shabab, a publiquement déclaré avoir reçu des armes d'Israël pour affronter le Hamas.Un responsable de la sécurité a confirmé que le Shin Bet armait ces milices de manière « planifiée et gérée » afin de réduire les pertes militaires israéliennes tout en sapant systématiquement le Hamas. 
  • Création et expansion des milices : Le groupe le plus en vue est connu sous le nom de « Forces Populaires », une milice d'environ 300 hommes dirigée par Yasser Abu Shabab et opérant à Rafah.Selon le journal israélien Maariv, le Shin Bet serait à l'origine de la création de ce groupe.Israël soutiendrait également au moins deux autres clans : le clan Khalas dans le quartier de Shejaiya à Gaza et une faction dirigée par Yasser Khanidak à Khan Younis. 
  • Contrôle du territoire et de l'aide humanitaire : Ces milices contrôlent des territoires, notamment dans l'est de Rafah et autour du point de passage de Kerem Shalom.Elles ont été accusées de détourner à grande échelle l'aide humanitaire entrant dans la bande de Gaza, des actes qualifiés de « grand banditisme » par un fonctionnaire des Nations Unies. 
  • Controverse et opposition : Cette stratégie est source de controverse en Israël. Des responsables de l'opposition comme Avigdor Lieberman et Yair Lapid ont critiqué le soutien à ces groupes, certains alléguant que les Forces Populaires sont affiliées à l'État Islamique.L'Autorité palestinienne considère également cette politique comme une tentative de l'exclure de l'avenir de la bande de Gaza. 
  • Réaction du Hamas : Le Hamas considère ces milices comme une menace directe. Il a émis un ultimatum ordonnant à Yasser Abu Shabab de se rendre pour être jugé pour trahison. 

Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Tours : 30 minutes par jour pour sortir ses cartons sous peine de 2 500 euros d'amende — et des caméras à intelligence artificielle dans les bennes
Photo by Max Böhme / Unsplash

Tours : 30 minutes par jour pour sortir ses cartons sous peine de 2 500 euros d'amende — et des caméras à intelligence artificielle dans les bennes

À Tours, la Métropole impose désormais aux commerçants du centre piéton un unique créneau de trente minutes, de 17 h 30 à 18 h, pour déposer leurs cartons. En dehors de cette fenêtre, le dépôt peut être considéré comme « sauvage » et exposer à une amende pouvant atteindre 2 500 euros. Dans le même temps, cinq camions-poubelles sont équipés de caméras à intelligence artificielle pour surveiller le contenu des bacs. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le


Rédaction

Rédaction

Déviation de Beynac : l'État verse 24 millions d'euros au Département… pour un pont illégal que la justice a fait démolir

Déviation de Beynac : l'État verse 24 millions d'euros au Département… pour un pont illégal que la justice a fait démolir

L’affaire de la déviation de Beynac: un pont construit, stoppé par la justice, puis promis à la démolition. L’État va verser 24,16 millions d’euros au Département de la Dordogne pour solder un contentieux né d’un arrêté préfectoral jugé illégal. Autrement dit, le contribuable va indemniser une collectivité qui avait engagé des travaux sur la base d’une autorisation finalement annulée. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'e


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany