Inventaire avant fermeture : la gauche de gestion demeure dominante dans les centres de pouvoir

Inventaire avant fermeture : la gauche de gestion demeure dominante dans les centres de pouvoir


Partager cet article

Les élections municipales confirment la scission du pays entre une poussée de la droite et du Rassemblement National dans le glacis des campagnes et des villes moyennes, et une emprise confortée de la gauche de gestion sur les métropoles de pouvoir : Paris, Lyon, Marseille. Cinq ans après la crise du COVID, ceux qui ont creusé la dette de plusieurs centaines de milliards avec leur confinement ont encore de beaux jours devant eux, jusqu'à l'effondrement financier du pays.

Finalement que dire des élections municipales d'hier, sinon que les trois métropoles de pouvoir en France demeurent sous la coupe d'une gauche gestionnaire, sans LFI à Paris et à Marseille, et avec LFI à Lyon, mais de manière marginale ? Cette persistance illustre une tendance de fond dans notre pays, qui se confirme de décennies en décennies, désormais : la caste au pouvoir, celle qui est aux manettes de l'appareil d'Etat et qui se concentre dans ces grandes métropoles, est mue par une idéologie étatiste, dépensière, interventionniste.


J'invite chacun à lire la synthèse du programme d'Emmanuel Grégoire réalisé par Elise Rochefort.

Le programme détaillé d’Emmanuel Grégoire, par Elise Rochefort
Emmanuel Grégoire a remporté haut la main hier les élections municipales à Paris. Mais quel est son programme et à quoi faut-il s’attendre ? Elise Rochefort fait le point. Paramètre Détails et Objectifs Candidat Emmanuel Grégoire (Union de la gauche et des écologistes hors LFI) Orientation Économique Dirigisme régulateur : Interventionnisme municipal

Il s'agit d'un bréviaire de la "présomption fatale" telle que la reconnaîtront les lecteurs de Friedrich Hayek que nous citons souvent sur le Courrier.

Catallaxie, présomption fatale, despotisme doux : masterclass !
Dans cette masterclass de “transition”, je reprends les concepts-clés vus dans nos premières séances de formation, et je vous annonce la suite du programme…

Un petit groupe de fonctionnaires et d'élus part du principe que la société sera plus heureuse, plus prospère, plus rayonnante, si les citoyens leur confient les rennes du pouvoir, et singulièrement la conduite des affaires économiques. Les libertariens pensent évidemment le contraire, et ont la conviction qu'il y a plus d'intelligences en deux millions de personnes qu'en 50.000 ou 60.000 agents publics dont le salaire est garanti quoiqu'il arrive, et dont les principes hiérarchiques font triompher la pensée verticale.

De Paris à Lyon en passant par Marseille, tel est bien le problème : ceux qui s'estiment les garants des bonnes décisions appartiennent à un ordre très structuré, très vertical, qui repose sur des goulots d'étranglement systémiques. Ils sont les gens de la concentration des pouvoirs, emplis de la présomption souvent sottes et illusoires qu'ils sont des visionnaires chargés de conduire le destin d'un peuple réduit au statut de contribuable.

Bien entendu, cette présomption dissimule son cynisme derrière un paravent social de bon aloi. Il s'agit toujours de protéger les plus faibles contre les déséquilibres du marché, et autres prétextes qui ressemblent à autant de serpents qui se mordent la queue.

Prenons la voirie et la propreté à Paris ou à Marseille. Prenons la sécurité à Lyon. Il est flagrant que l'inflation des dépenses publiques dans ces métropoles n'a pas empêché une dégradation des conditions de vie. L'investissement massif dans le logement social à Paris (on en compte plusieurs dizaines de milliers) et l'encadrement des loyers n'ont pas facilité l'accès des classes moyennes et populaires à l'habitat.

Le bon sens serait de conclure à l'échec de ces interventionnistes, qui ne servent que le narcissisme de ceux qui les mènent. Mais ceux-là tirent parti de leurs échecs pour expliquer qu'ils ne sont pas allés assez loin dans la folie dépensière, dans l'intervention et dans la présomption. Si leur système ne marche pas, ce n'est pas parce qu'il est inefficace, mais bien parce qu'il n'était pas assez totalitaire.

Et vas-y que je t'en reverse une louche.


La mécanique est ici assez simple : c'est celle de la fable du Loup et de l'Agneau. La caste est la plus forte, et parce qu'elle est la plus forte, elle a forcément raison. Si certains ne partagent pas son diagnostic, c'est simplement parce qu'ils n'ont pas compris les raisonnements, ou parce qu'ils sont des vilains d'extrême droite. Mais, intellectuellement, la caste n'imagine pas que l'on puisse contester rationnellement son programme.

Astuces : comment profiter de la réforme de l'épargne salariale, par Vincent Clairmont

Astuces : comment profiter de la réforme de l'épargne salariale, par Vincent Clairmont

Le Sénat vient de valider, ce 7 avril 2026, une réforme de l’épargne salariale qui, sous des dehors de « coup de pouce au pouvoir d'achat », cache en réalité une mutation profonde de votre patrimoine professionnel. Dans la jungle des textes législatifs (PPL n° 325), il faut savoir lire entre les lignes : entre la hausse brutale des prélèvements sociaux et l'injection forcée de risque dans vos PER, l'année 2026 n'est pas celle de l'attentisme, mais celle de l'offensive. Renforcement de l’attract


Rédaction

Rédaction

L’entrepreneur à l’ère de l’IA: le dernier signataire, par Eric Lemaire
Photo by Enchanted Tools / Unsplash

L’entrepreneur à l’ère de l’IA: le dernier signataire, par Eric Lemaire

L’IA va-t-elle vraiment remplacer les entrepreneurs ? Ou oublie-t-on une chose essentielle : une IA ne prend aucun risque. Dans ce premier article, une idée forte : l’entrepreneur est le dernier signataire du réel. Celui qui engage, qui décide, qui assume. Du boulanger à Elon Musk, même logique ; mais avec l’IA, tout s’accélère : innovation, diffusion… et obsolescence. Cet article ouvre une série consacrée à l’entrepreneur, à l’innovation et à l’intelligence artificielle. Dans un monde où l


CDS

CDS

À partir de quel âge notre Guide de l'épargne-retraite doit vous intéresser ? par Vincent Clairmont

À partir de quel âge notre Guide de l'épargne-retraite doit vous intéresser ? par Vincent Clairmont

Aujourd'hui, le Courrier vous offre le Guide opérationnel de l'épargne retraite à destination des cadres (à télécharger en fin d'article). À partir de quel âge devez-vous le consulter pour éviter la ruine ou la misère au moment de la retraite ? L'idée que la retraite est une fin de carrière tranquille appartient au siècle dernier. En 2026, pour un cadre supérieur, la préparation de la retraite est devenue une véritable ingénierie financière qui commence bien plus tôt qu'on ne le pense. Voic


Rédaction

Rédaction

L’empire du casher: pourquoi crevettes, huîtres et crabes restent bannis de l’assiette juive

L’empire du casher: pourquoi crevettes, huîtres et crabes restent bannis de l’assiette juive

Crevettes, huîtres, crabes, moules : ces fruits de mer n’ont pas leur place dans une assiette casher. La raison n’est ni gustative ni sanitaire, mais serait strictement religieuse. Selon la Torah, seuls les animaux aquatiques dotés à la fois de nageoires et d’écailles sont autorisés à la consommation. Tout le reste crustacés, coquillages, mollusques )est déclaré impropre. Une règle ancienne, inscrite dans le Lévitique et le Deutéronome, qui continue de structurer l’alimentation de millions de ju


Rédaction

Rédaction