Industrie US post-COVID: ce qui a (vraiment) changé en 5 ans

Industrie US post-COVID: ce qui a (vraiment) changé en 5 ans


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Aux Etats-Unis, la crise du Covid-19 a provoqué des bouleversements dans le secteur manufacturier, notamment une baisse des heures de travail et de la production. Cinq ans plus tard, la situation semble revenir à la normale. Cependant, la pandémie a apporté de grands changements dans le secteur. Les entreprises ont dû prendre certaines décisions pour mieux gérer les perturbations opérationnelles futures, parmi elles, l’utilisation de la robotique et l’IA.

Cinq ans après les chocs sans précédent causés par la crise COVID-19, l’industrie manufacturière américaine affiche une métamorphose profonde. Entre perturbations des chaînes d’approvisionnement, pénuries de main-d’œuvre et adoption accélérée de technologies, les entreprises ont dû repenser leurs stratégies pour survivre, puis prospérer.

Les changements au niveau de l’approvisionnement

Pendant la pandémie du Covid-19, le secteur manufacturier a dû faire face à d’énormes problèmes. Les règles de confinement ont obligé les entreprises à fermer les usines ou à réduire les heures de travail des salariés. Tout cela a généré une baisse de la production, ce qui a évidemment provoqué une chute du chiffre d’affaires. Mais ce n’est pas tout, les fabricants devraient faire face aux perturbations des chaînes d’approvisionnement.

Cinq ans plus tard, la pandémie et les problèmes qu’elle a causés ne sont plus que de mauvais souvenir. Toutefois, les acteurs du secteur manufacturier ont tiré des leçons de cette période difficile. Ils ont adopté quelques changements pour pouvoir mieux gérer les perturbations opérationnelles futures.

Bon nombre des entreprises ont décidé d’établir des relations plus solides avec les fournisseurs clés. C’est le cas du fabricant de machines basé en Oklahoma, McElroy Manufacturing. Selon son président et directeur général, Chip McElroy, la société n’a pas vraiment connu des ruptures d’approvisionnement pendant l’ère de la pandémie. « Les problèmes ont vraiment commencé à se faire sentir lorsque la situation a repris et que nous avons dû renouveler nos commandes », a-t-il indiqué.

La société a en effet dû faire face à une hausse des prix liée à l’inflation et à un retard de livraison des matières premières causé par la hausse des commandes. Pour éviter ces difficultés, McElroy a décidé de renforcer ses relations avec les fournisseurs. Ces derniers sont disposés à s’engager avec la société.

Pour mieux gérer les perturbations au niveau de la chaîne d’approvisionnement, les entreprises ont également adopté différentes stratégies. On cite entre autres l’adoption des nouvelles technologies en vue d’améliorer leur visibilité sur leurs réseaux ainsi que la constitution de stocks.

Un rapport de Deloitte sur les perspectives manufacturières 2022 a révélé que 53% des  hauts dirigeants américains envisageaient « d’améliorer l’intégration des données pour une meilleure visibilité et une meilleure planification de l’offre et de la demande ».

Le recours à l’intelligence artificielle s’intensifie

Selon le Bureau of Labor Statistics, les confinements ont généré la perte d’environ 1,3 million d’emplois dans le secteur manufacturier aux Etats-Unis. Elle est liée aux fermetures d’entreprises et aux licenciements. Pendant l’été 2022, les embauches ont augmenté. Le nombre de postes disponibles était très élevé. Pourtant, le recrutement était difficile et les entreprises avaient du mal à retenir les travailleurs. Le secteur était donc face à des problèmes de main-d’œuvre.

Selon le directeur et responsable de l’activité de fabrication intelligente chez Deloitte, Tim Gaus, « il est difficile d’attirer des gens qui souhaitent venir occuper ces emplois nécessaires au bon fonctionnement de la production ».

Pour compenser, les usines ont massivement investi dans la robotique et l’IA.

  • 67 % des fabricants ont augmenté leurs budgets pour l’automatisation depuis 2020 (Deloitte, 2023).
  • Les outils de maintenance prédictive ont réduit de 30 % les temps d’arrêt machines (McKinsey).

Parallèlement, les entreprises ont repensé l’expérience employé pour attirer les jeunes talents. « La nouvelle génération cherche du sens et de la flexibilité. Nous intégrons des technologies interactives en atelier et offrons des formations continues », souligne Kelsey Carvell, experte en chaîne logistique chez Deloitte. La crise a révélé l’urgence de digitaliser la gestion des flux. Les fabricants ont adopté des plateformes d’analyse de données en temps réel et des outils d’IA pour anticiper les risques.


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