Fauci et le directeur général de l’OMS en désaccord sur les doses de rappel

Fauci et le directeur général de l’OMS en désaccord sur les doses de rappel


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Le nombre de cas d’infections au variant Omicron augmente aux États-Unis. Face à cette situation sanitaire, le directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), le docteur Anthony Fauci, insiste sur l’injection d’une dose de rappel à tous les Américains, une décision fortement critiquée par le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Pour rappel, fin 2021, l’OMS appelait  à un moratoire pour la dose de rappel du vaccin.

L’OMS critique les programmes de rappel

Selon les responsables des  Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), le variant Omicron représente environ 73% des cas positifs aux États-Unis. Le Dr Anthony Fauci directeur du NIAID et principal conseiller de la Maison-Blanche sur la crise sanitaire, a déclaré que la flambée des cas aux États-Unis suivait une courbe « presque verticale », plus d’un million de cas ont même été enregistrés lundi.

Face à cette situation, le Dr Fauci recommande fortement la mise en place des programmes de rappel du vaccin Covid-19. Avec les données cliniques, il reconnait implicitement l’inefficacité des vaccins ARNm, avec une baisse du niveau de protection avec le temps, d’où la nécessité d’une dose de rappel. Actuellement, tous les prétextes sont bons pour la relance des injections de rappel.

Fauci a aussi rappelé que selon les responsables des CDC, la prévention est un « processus global à plusieurs niveaux, dont la caractéristique principale est la vaccination ». Tout cela pour indiquer que le lancement des programmes de rappel est une démarche tout à fait normale.

Une nouvelle injection six mois après la seconde dose permettrait de limiter le risque d’hospitalisation et de séjour en soins intensifs d’après le spécialiste des maladies infectieuses et porte-parole de l’Infectious Diseases Society of America, le Dr Aaron E. Glatt. Ce dernier recommande l’augmentation de la disponibilité des vaccins.

Double langage de l’OMS

Toutefois, elle est largement critiquée par le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. Ce dernier a déclaré que 20% des vaccins sont utilisés pour des rappels alors que le taux de vaccination dans d’autres pays du monde est encore très faible, c’est tout simplement « un acte immoral et injuste”.

Dans un communiqué, le Dr Ghebreyesys a déclaré que la répartition inégale des vaccins pourrait générer l’apparition de nouveaux variants du virus, ce qui ne fera que prolonger la pandémie, et d’ajouter qu’ « aucun pays ne peut se sortir de la pandémie  à coups de doses de rappel ».

En dépit de son désaccord avec les programmes de rappel généralisé, l’OMS joue un double langage, et reconnait que c’est un moyen d’optimiser la protection contre le Covid-19. En effet

, sur son site web,

elle publie les données et vante l’efficacité des doses de rappel émanant de plusieurs pays.

Pourtant, l’OMS ne se pose jamais la question de la « moralité » de vaccins expérimentaux insuffisamment testés et imposés à toutes les populations à l’exclusion de tout autre traitement, suite à un lobbying intense de l’industrie pharmaceutique. Alors que plus d’un million d’effets secondaires du vaccin ont été reconnus par l’OMS elle-même.


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