À 86 ans, Jack Lang démissionne le 7 février de la présidence de l’Institut du monde arabe après des centaines de mentions dans les documents Epstein. Ancien ministre fétiche de la gauche, Jack Lang tente de sauver les apparences. Pris dans les rets de l'affaire Epstein et visé par une enquête pour blanchiment, il dénonce une « cabale ». Mais derrière la défense de l'honneur familial, les révélations sur son train de vie posent question.

Le 9 mars, dans une lettre de deux pages diffusée sur X par Laurent Valdiguié, l’ancien ministre clame être victime d’une « abominable campagne de calomnie » et jure de se battre « avec la dernière énergie » pour l’honneur de sa femme Monique, de ses filles Caroline et Valérie, tandis que des témoignages ravivent les interrogations sur son train de vie.
La défense par l'honneur, un classique du sérail
Le 9 mars, dans une lettre de deux pages adressée à ses amis, Jack Lang, 86 ans, sort de son silence. Contraint à la démission de l'Institut du monde arabe après avoir été cité dans les documents Epstein, il brandit la panoplie de l'homme politique blessé : « abominable campagne de calomnie », défense de « l'honneur de ma femme Monique », et de sa fille Caroline.

Dans cette lettre publiée par le le journaliste Laurent Valdiguié sur son compte X, l’ex-président de l’IMA clame n'avoir rien su des crimes de Jeffrey Epstein et n'avoir jamais touché d'argent de sa part.

Il dénonce des «commérages, amalgames et vieilles rancunes», et dit avoir totalement confiance en la justice à la suite de l’ouverture d’une enquête à son encontre pour «blanchiment de fraude fiscale aggravé . Il plaide son innocence et compte se battre pour l’honneur de ses proches.
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Les témoignages qui fragilisent l’ancien ministre
Parallèlement, plusieurs témoignages publiés dans Le Parisien ont alimenté la polémique autour du train de vie de l’ancien ministre. D’anciens collaborateurs décrivent un personnage paradoxal : figure mondaine omniprésente dans les cercles culturels internationaux, mais réputé particulièrement économe dans sa vie personnelle.

Une ancienne collaboratrice affirme ainsi qu’au restaurant ou en taxi, c’était souvent son entourage qui payait. Un autre témoin, proche du couple avant l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, avance une explication plus politique : selon lui, certaines subventions publiques obtenues pour le festival de théâtre de Nancy auraient été systématiquement présentées comme insuffisantes afin d’obtenir davantage de financement.

Selon ce témoignage, l’objectif aurait été de constituer une réserve financière utile aux campagnes politiques futures — une pratique difficile à prouver mais révélatrice, selon ses détracteurs, d’un système de financement opaque typique de l’époque.
À ce stade, aucune condamnation ni preuve directe n’établit une implication de Jack Lang dans les crimes d’Epstein. Mais l’affaire révèle une fois de plus la fragilité d’un monde politico-culturel longtemps protégé par son prestige et ses réseaux.
Dans une France où l’argent public irrigue largement la culture, la question dépasse désormais le cas Lang : elle touche au fonctionnement même d’un système où notoriété, subventions et influence politique se sont souvent confondus pendant des décennies.





