Êtes-vous riche ? Tout ce qu’il faut savoir pour répondre à la question

Êtes-vous riche ? Tout ce qu’il faut savoir pour répondre à la question


Partager cet article

Êtes-vous riche ? On se souvient  de la réponse hallucinante donnée par François Hollande, qui plaçait le début de la richesse à 4.000€ par mois, confondant allègrement revenu et patrimoine. Mais la question est un peu plus compliquée. Nous vous aidons à y répondre en détaillant les éléments fournis par l'INSEE et son enquête annuelle intitulée Revenus et patrimoine des ménages (édition 2021). On y trouve des données intéressantes, notamment celles qui vous permettent de savoir si vous êtes riche.

Savoir si l’on est riche (et c’est le secret de cette question) est une affaire éminemment subjective et émotionnelle. Il n’existe aucune définition claire et partagée de ce qu’est la richesse. D’où la difficulté de répondre de façon non polémique à la question lorsqu’elle est posée.

Pour objectiver le sujet, l’INSEE apporte toutefois des éléments que nous vous proposons de passer en revue.

Être riche selon l’INSEE

L’édition 2021 de l’étude annuelle de l’INSEE Revenus et Patrimoine des ménages donne des informations très utiles sur le sujet.

On retiendra en particulier ce tableau :

Pour comprendre ce tableau, il faut avoir à l’esprit deux ou trois définitions utiles. En particulier, l’UC désigne l’unité de consommation, qui permet d’adapter l’estimation du revenu à la taille des familles. Ainsi, le premier membre d’une famille représente une unité de consommation de 1. Le deuxième adulte ou enfant de plus de 14 ans ne compte que pour 0,5. Au-dessous de 14 ans, l’enfant ne compte que pour 0,3.

Ainsi, un couple avec un enfant de quinze ans et un enfant de dix ans compte pour 2,3 UC.

Le niveau de vie est par ailleurs synonyme du revenu disponible des ménages. Ce revenu disponible comprend les revenus d’activité (nets des cotisations sociales), les revenus du patrimoine, les transferts en provenance d’autres ménages et les prestations sociales (y compris les pensions de retraite et les indemnités de chômage), nets des impôts directs. Autrement dit, il s’agit du revenu après redistribution.

Le tableau ci-dessus se lit donc de la façon suivante : un célibataire qui gagne à lui seul 309.110€ annuels appartient au 0,1% de la population les plus aisés. Un couple avec un enfant de 16 ans qui gagne 300.000€ annuels dispose d’un revenu initial par UC de 150.000€. Il appartient au 1% de la population la plus aisée.

Si nous examinons vos revenus initiaux (avant impôts et cotisations sociales), nous pouvons faire la répartition suivante :

Être riche après impôt, une notion qui a du sens

Il est toutefois plausible que de nombreux contribuables aient trouvé des astuces pour réduire l’écart moyen entre leur revenu initial et leur revenu disponible. Dans cette hypothèse (qui nous paraît nécessaire à étudier), les résultats sont les suivants :

Si vous vous retrouvez dans ces situations analysées par l’INSEE, il n’est pas inutile que vous sachiez quelles sont les stratégies de placement déployées par vos « homologues ». Nous avons déjà consacré quelques posts à cette question. Vous pourrez notamment les retrouver ici.

Nous publierons une série d’articles pour détailler et actualiser ces points dans les prochains jours, sur abonnement. Ne les manquez pas !

Nous en profitons pour vous annoncer qu’à partir de demain, nous reprendrons la publication d’articles payants, avec une plate-forme sécurisée et simplifiée, avec une formule de 9,90€ par mois.

Ne manquez pas de retrouver tous nos articles de la Confidentielle des Stratèges.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Trump parviendra-t-il à transformer l'Europe en passoire civilisationnelle illibérale?

Trump parviendra-t-il à transformer l'Europe en passoire civilisationnelle illibérale?

La caste bruxelloise est en hyperventilation. Dans les couloirs feutrés du Berlaymont, là où se décide habituellement le calibre des concombres et la teneur en carbone de nos existences, l'atmosphère n'est plus à la technocratie joyeuse. Elle est à la panique pure. Depuis quelques jours, l'impensable s'est produit. Le "Grand Frère" américain, ce protecteur bienveillant sur lequel l'Europe a construit soixante-dix ans de vassalité confortable, a décidé de changer les règles du jeu. Il ne veut plu


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Pourquoi les marchés américains sont en baisse aujourd'hui, par Vincent Clairmont

Pourquoi les marchés américains sont en baisse aujourd'hui, par Vincent Clairmont

La forte baisse des marchés américains aujourd'hui, mardi 20 janvier 2026, s'explique principalement par un cocktail de tensions géopolitiques, de craintes de guerre commerciale et de réactions techniques après un week-end prolongé. Voici les points clés pour comprendre ce décrochage : 1. L'escalade diplomatique sur le Groenland C’est le catalyseur majeur de la séance. Le président Donald Trump a intensifié ses pressions pour que les États-Unis prennent le contrôle du Groenland. Face au r


Rédaction

Rédaction

Course à l’IA : le nucléaire devient l’arme stratégique du XXIᵉ siècle

Course à l’IA : le nucléaire devient l’arme stratégique du XXIᵉ siècle

La course à l’intelligence artificielle n’est plus seulement une bataille d’algorithmes ou de puces. Elle devient, avant tout, une course à l’énergie. Les besoins électriques des data centers explosent, tirant la demande mondiale vers des sommets. Face à ce défi, une réponse s’impose dans le discours dominant : un développement massif du nucléaire. Centres de données, calcul intensif et modèles géants posent une question centrale : avons-nous assez d’énergie, et le nucléaire est-il l’unique répo


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Impôts 2026 : la liste complète de ce qui doit être adopté, par Elise Rochefort

Impôts 2026 : la liste complète de ce qui doit être adopté, par Elise Rochefort

Après le recours à l'article 49.3, le gouvernement devrait faire passer (si tout va bien, et grâce au soutien du Parti Socialiste) un train de recettes fiscales qu'Elise Rochefort a synthétisé pour nous. Le texte présenté par le Premier ministre Sébastien Lecornu vise un redressement des comptes publics pour atteindre un déficit de 5 % du PIB en 2026 (contre une tendance spontanée à 5,4 %). L'ajustement repose majoritairement sur le levier fiscal, marquant une rupture avec la politique de l'off


Rédaction

Rédaction