Chaque année, la publication des prénoms les plus donnés sert de baromètre discret des évolutions culturelles. En 2025, Paris ne déroge pas à la règle. Les parents parisiens privilégient toujours des prénoms classiques, bibliques ou hérités de traditions anciennes. Mais cette stabilité apparente masque une réalité plus préoccupante : la chute durable du nombre de naissances dans la capitale.

Selon Le Parisien, les prénoms que les parents parisiens ont choisis pour leurs nouveau-nés en 2025 n’ont pas beaucoup changé par rapport aux années précédentes. Toutefois, le quotidien a noté quelques nouvelles tendances et des retours en force.
Le top 10 des prénoms
Le top 5 des prénoms en 2025 témoigne d'une remarquable stabilité, voire d'un certain repli vers des valeurs sûres. Chez les garçons, le quatuor de tête puise directement dans les racines bibliques et historiques. Dans une ville souvent présentée comme laboratoire sociétal, les choix réels des familles racontent une histoire bien plus conservatrice.

Ces prénoms juifs et chrétiens ont eu la cote chez les jeunes parents. Le nom d’archange messager qui a annoncé la naissance de Jésus à Marie se trouve en tête. Il s’agit de « Gabriel » qui signifie « Force de Dieu ». A la seconde place se trouve Raphaël, un autre prénom d’origine hébraïque qui désigne l’ange de la guérison. Louis complète le podium. A la quatrième position se trouve le prénom Adam et il est suivi de Noah.
Chez les filles, Alma prend la tête du classement, devant Louise et Olivia. Le podium reste marqué par des prénoms courts, anciens, facilement identifiables et culturellement neutres. La progression de Sofia et Iris, d’origine grecque, confirme un goût pour des références européennes classiques plutôt que pour l’innovation lexicale. Ces prénoms signifient respectivement « sagesse » et « déesse de l’arc-en-ciel ».
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Le choix des prénoms : un conservatisme rationnel
Certains prénoms sont restés populaires et ils figurent dans le top 10 du classement. C’est le cas d’Arthur (7 e) et d’Isaac (8e). Le succès du nageur français Léon Marchand aux Jeux Olympiques en 2024 a également inspiré les jeunes couples, illustrant l’impact indirect de la réussite individuelle sur les décisions familiales. Ils sont nombreux à avoir nommé leur bébé Léo (9e) et Léon (6e). À l’inverse, la progression d’Oscar, prénom nordique et anglo-saxon, montre que l’ouverture culturelle subsiste, mais à la marge.
Beaucoup de jeunes parents ont choisi pour des prénoms classiques et intemporels comme Adèle (7e), Emma (8e) et Alice (9e) pour leurs filles. Gabrielle (6e) et Rose (10e) complètent le top 10 des prénoms féminins les plus donnés en 2025.
Une démographie en chute libre, ignorée par le débat public
Ces tendances s’inscrivent dans un contexte plus large : Paris a perdu environ 20 % de naissances en dix ans et 14 000 habitants par an depuis 2017. La capitale comptait 2 103 778 habitants au 1er janvier 2024, avec un solde naturel à peine positif (+0,5 %).

Cette contraction démographique n’est pas neutre économiquement. Moins de naissances, c’est moins de futurs contribuables, moins d’innovation et une pression accrue sur les actifs restants.
Pourtant, la réponse publique se limite souvent à des discours symboliques, sans remise en cause du coût de la vie, de la fiscalité locale ou des contraintes réglementaires qui poussent les familles hors de Paris.


