En Californie, l’Etat reprend les médecins « déviants » en main et refuse la libre discussion scientifique

En Californie, l’Etat reprend les médecins « déviants » en main et refuse la libre discussion scientifique


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Les informations qui circulent à propos du covid-19 et des procédés de vaccination sont de plus en plus critiquées, surtout quand on sait que des médecins et des personnels soignants parlent de ce qu'ils voient sur le terrain. Face à cette situation, la Californie va adopter la loi COVID-19 sur la désinformation des médecins, une première aux Etats-Unis. Selon cette loi, les médecins qui remettent en cause les vaccins s'exposent à des sanctions disciplinaires de la part des conseils médicaux des États, des sanctions pouvant aller jusqu'à la suspension et la révocation des licences médicales.

En novembre 2021, en pleine vaccination de masse, le PDG de Pfizer Albert Bourla avait qualifié de « criminels », les personnes qui concourent à ce qu’il appelle des désinformations sur son vaccin. Une mauvaise publicité qui embrouille, selon lui, les indécis et freine l’ardeur de ceux qui doivent recevoir leurs doses de rappel. Lui emboîtant le pas, le gouverneur de la Californie, le démocrate Gavin Newsom a signé le projet de loi 2098, qui va sanctionner les médecins qui « répandent de fausses informations” en lien avec le Covid-19. Les médecins « coupables » s’exposent à des sanctions de la part des commissions d’agrément de l’État. Même si leur position est bien évidemment tout à fait raisonnable et défendable, malheureusement, il n’y a pas de place pour la pensée non avalisée par Big Pharma, Big Tech et les gouvernements. Pourtant, de leur côté, à ce jour, les adeptes du « tout vaccinal » ne répondent pas aux questions que de plus en plus de personnes commencent à se poser, à savoir les effets secondaires inquiétants des vaccins, ainsi que la durée réelle d’efficacité des doses injectées.

Une loi pour lutter contre la désinformation médicale

D’après le Journal of the American Medical Association (JAMA), la  « désinformation » médicale s’est intensifiée au cours de ces deux dernières années Covid. En effet, la revue a constaté la diffusion de « fausses informations » sur les vaccins Covid-19 par des médecins agréés.

Pour l’Assemblée de l’Etat de Californie, la prétendue désinformation médicale constitue une « crise de santé publique », ce qui a donné naissance au projet de loi 2098. Il désigne « la diffusion de fausses informations ou de désinformation liées au coronavirus SRAS-CoV-2 comme une conduite non professionnelle ».

Dans un communiqué, le gouverneur Gavin Newsom a déclaré qu’il soutenait le projet de loi. Cette nouvelle loi qui devrait entrer en vigueur en janvier stipule que la diffusion de ces fausses informations a mis des vies en danger et c’est un acte qui devrait faire l’objet de mesures disciplinaires sévères.

Selon une enquête menée par la Fondation de Beaumont, la plupart des « informations erronées » concernant le coronavirus et les vaccins contre le Covid-19 proviendraient de médecins agréés.

La FSMB (Federation of State Medical Boards) a confirmé le résultat de ce sondage. Elle a en effet indiqué l’existence de nombreuses plaintes concernant des médecins qui auraient propager de « fausses rumeurs et d’informations inexactes » sur les vaccins. Pour prévenir « l’infodémie » , la FSMB a bénéficié du soutien de l’American Medical Association et de groupes de médecins.

Des sanctions pour les médecins qui remettent en question l’efficacité des vaccins

Selon la législation, de lourdes sanctions attendent les propagateurs de « fausses informations » sur les vaccins. S’il s’agit d’un médecin, ce sont les commissions d’agrément de l’Etat qui se chargeront de prononcer les mesures disciplinaires à appliquer. Elles peuvent aller jusqu’à la suspension ou le retrait des licences médicales. En effet, « la diffusion de fausses informations et de désinformation sur les vaccins COVID-19 a affaibli la confiance du public et mis des vies en danger », indique le projet de loi.

Selon le gouverneur de la Californie, cette législation ne s’applique pas à « tout discours en dehors des discussions directement liées au traitement Covid-19 avec une relation directe médecin-patient ».

Sans surprise, la loi a été contestée devant le tribunal mardi par deux médecins qui ont toujours remis en question l’efficacité des vaccins contre le virus. Il s’agit de Mark McDonald, docteur psychiatre exerçant à Los Angeles, et Jeff Barke, médecin généraliste à Newport Beach (comté d’Orange).

Les deux médecins remettent en cause l’efficacité des vaccins COVID-19, en particulier chez les enfants. Ils s’opposent également aux mandats de masque, et préconisent de traiter la maladie avec l’ivermectine ou avec l’hydroxychloroquine.

Mais le gouverneur Newsom s’est défendu en déclarant qu’il est important de conserver la liberté des médecins et chirurgiens de présenter à leurs patients les risques et les avantages d’un tel ou tel traitement, notamment les nouvelles solutions découvertes par les scientifiques. Cela ne devrait pas constituer une désinformation.

Pour autant les avocats des deux plaignants ont rappelé que « la recherche de la vérité ne peut être favorisée par un décret gouvernemental imposant l’orthodoxie d’en haut, punissant ceux qui ne sont pas d’accord, et entrainant la perte de leur profession et de leurs moyens de subsistance ».

Une chose est sûre: depuis 2020, un certain nombre de gouvernements ont remis en cause la liberté de la recherche et l’objection de conscience sans lesquelles il ne peut y avoir ni science ni médecine dignes de ce nom. 


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