Madagascar signale six cas confirmés de Mpox. Si les autorités excluent les mesures extrêmes, la mobilisation des protocoles Covid-19 suscite l'interrogation. Faut-il voir dans cette gestion proactive les prémisses d'un nouveau climat de contraintes sanitaires généralisées ?

L'annonce de six cas confirmés de Mpox (variole du singe) à Madagascar, accompagnée de 70 cas suspects, a déclenché une réponse sanitaire rapide des autorités. Celles-ci se veulent rassurantes, excluant toute fermeture des frontières. Cependant, la mise en œuvre immédiate de mesures familières – port du masque obligatoire dans les établissements d'enseignement, barrages sanitaires, limitation des déplacements, possibilité de vaccination – empruntées directement à l'arsenal Covid-19, pose une question fondamentale : assiste-t-on à la naissance d'un réflexe étatique systématique, où toute alerte épidémique justifie ipso facto la restriction des libertés individuelles ?
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Une progression surveillée, mais limitée
Selon le dernier bilan officiel, six cas de Mpox sont confirmés et 70 cas suspects recensés à Madagascar. La maladie touche désormais six régions sur les 23 que compte l’île, principalement la région Boeny, autour de Mahajanga, mais aussi les Hautes Terres centrales, notamment Analamanga et Vakinankaratra.
Cinq patients sont actuellement hospitalisés et pris en charge par l’État, avec l’appui de l’OMS et des CHU. Aucun décès n’a été signalé et les autorités excluent, à ce stade, toute fermeture des frontières. À Antananarivo, aucun cas confirmé n’a été enregistré, malgré un important brassage de population.

Le retour des réflexes Covid
Pour limiter la propagation, les ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur ont rendu obligatoire le port du masque dans les établissements scolaires et universitaires. Des barrages sanitaires, des dispositifs de détection précoce et des fiches de traçabilité ont été mis en place dans les ports, aéroports et gares routières.

Le gouvernement assume explicitement s’inspirer des mécanismes utilisés pendant la crise du Covid. Une stratégie qui interroge, tant sur son efficacité que sur sa proportionnalité, au regard d’un virus à transmission essentiellement par contact étroit.
Vers un alignement sur l’agenda de l’OMS?
Le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo assure que « la situation est suivie heure par heure » et appelle au calme. La ministre de la Santé a annoncé une préparation à l’importation de vaccins, tandis que les contrôles sont renforcés sur l’ensemble du territoire.
En effet, il est impossible d’analyser cette crise sans regarder vers Genève. L'OMS continue d’affoler l’opinion. Son objectif : faire peur aux citoyens et les amener à la vaccination. Selon l’OMS, les pays africains comme Madagascar, touchés par le mpox, peinent à obtenir les vaccins nécessaires en raison de leur coût élevé.

Madagascar, aux infrastructures défaillantes, devient une cible privilégiée pour l'importation de ces vaccins coûteux.
Le Mpox touche principalement les enfants et les adolescents en Afrique. Si la majorité des cas restent bénins, une nouvelle variante détectée sur le continent peut provoquer des formes plus graves, notamment chez les plus jeunes.
Face au Mpox, Madagascar navigue entre une réponse sanitaire nécessaire et la résurgence d'un réflexe autoritaire hérité du Covid. La vraie question n'est pas l'utilité ponctuelle de certaines mesures, mais la tendance à les ériger en système permanent de gouvernance.



