Quelle ironie ! l'ancien gourou d'EcoHealth Alliance, le Dr Peter Daszak, jadis grassement payé par l'argent public, se retrouve aujourd'hui "sans argent" et "sans emploi" et ose poursuivre en justice l'organisation qu'il dirigeait.

Pendant près de 25 ans, le Dr Peter Daszak était à la tête d’EcoHealth Alliance. Mais sa carrière scientifique a pris fin d’une manière brutale lorsque l’ONG américaine qu’il dirigeait était accusée d’avoir collaboré avec l’Institut de virologie de Wuhan en Chine, le principal responsable de la pandémie du Covid-19. Daszak a décidé de poursuivre en justice l’EcoHealth Alliance qui a décidé de le licencier. Dans la plainte déposée, il a été dit que l’éminent scientifique se retrouve « sans emploi » et « sans ressources ».
Des millions de dollars au statut de "pauvre"
Le Dr Peter Daszak, figure centrale de la recherche sur l'origine du COVID-19 et ancien président d'EcoHealth Alliance (EHA), incarne aujourd'hui la précarité qu'il aurait pu aider à prévenir.
Après des années à jongler avec des millions de dollars de fonds publics américains pour des recherches controversées sur les coronavirus de chauve-souris à l'Institut de virologie de Wuhan, Daszak est aujourd'hui « chômeur » et « pauvre », selon ses propres dires dans sa plainte de 3 millions de dollars contre EHA.
En effet, sa carrière scientifique a vite pris fin lorsqu’EcoHealth a été accusé d’avoir participé aux recherches sur le coronavirus menées par l’Institut de virologie de Wuhan en Chine. Pour rappel, le laboratoire chinois est soupçonné d’être responsable de la pandémie de Covid-19.
Lorsque cette affaire a éclaté, EcoHealth Alliance a décidé de licencier le Dr Peter Daszak. Ce fut une chute brutale pour le scientifique, car selon les déclarations fiscales de l’ONG américaine, son rôle de président lui a permis de percevoir un salaire de 443.590 dollars. Daszak a également fait l’objet d’une enquête menée par la sous-commission spéciale de la commission de surveillance de la Chambre des représentants sur la pandémie de coronavirus. Il était alors accusé d’avoir caché aux autorités gouvernementales les recherches dangereuses menées au sein de l’Institut de Wuhan.
En début d’année, le président de la commission, le représentant républicain James Comer du Kentucky, a prononcé la sanction. Pour leur implication dans les recherches sur le gain de fonction qui pourraient être à l’origine de la pandémie du Covid-19, EcoHealth et le Dr Peter Daszak sont interdits de recevoir des fonds fédéraux jusqu’en 2029. C’est un coup fatal pour un chercheur. L’organisation a fermé définitivement ses portes en avril. Daszak a décidé d’intenter une action en justice contre l’EcoHealth Alliance, et réclame 3 millions de dollars . Le scientifique a déclaré qu’il n’a pas reçu ses indemnités de départ. Il s'est décrit comme un homme avec une carrière brisée qui se retrouve « sans emploi » et « sans ressources ».
Daszak tente de relancer sa carrière et espère reconquérir son statut de prouve de la recherche en santé mondiale.
Naguère chantre du « risque zoonotique mondial » , il est désormais un chercheur sans emploi, sans revenus, pire, rejeté par le gouvernement américain lui-même.

Renaître sans changer de credo
Presque immédiatement après la chute d'EcoHealth, Daszak et d'anciens collègues fondent Nature.Health.Global. La mission affichée ? Similaire. Les publications reprennent, avec un article en août sur les risques de débordement de coronavirus dans les élevages porcins chinois.

Nature.Health.Global n'a soumis aucun document financier à l'IRS. L'organisation reste muette sur ses sources de financement et la rémunération de son fondateur. Ce flou est inquiétant. Si la porte du financement public américain est fermée, qui paye la note ? Des fondations privées ? Des acteurs étrangers ? Cette absence de transparence reproduit le schéma qui a précipité la première chute. Une science non accountable est une science dangereuse.
Daszak se mue en activiste, organisant une manifestation à Washington contre la « guerre contre la science » de l'administration Trump et s'engageant contre Robert Kennedy Jr. Il prétexte que ses problèmes ne seraient pas liés à une faute éthique, mais à une persécution politique.
La disparition du Covid ne met pas seulement fin à une crise : elle tourne la page aux « experts en pandémie » que l'État a fabriqués et qui, malheureusement ne survivent pas une minute sans lui.


