Coup de tonnerre : la Norvège, le Danemark et l’Islande (et même le Luxembourg) suspendent le vaccin AstraZeneca

Coup de tonnerre : la Norvège, le Danemark et l’Islande (et même le Luxembourg) suspendent le vaccin AstraZeneca


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Le Danemark, l’Islande la Norvège ont suspendu par précaution et jusqu’à nouvel ordre l’utilisation du vaccin Astra Zeneca contre la Covid-19. Cette décision a été motivée par des craintes liées à la formation de caillots sanguins chez des personnes vaccinées. La situation est suivie de près par d’autres pays européens comme la Belgique et la France. Cette décision entraîne la protestation des autorités anglaises.

Cet épisode va-t-il relancer la question de la dangerosité de la vaccination contre la COVID-19 ?

Des études israéliennes et américaines dont nous nous étions fait l’écho avaient déjà mis en doute le bénéfice/risque de la vaccination. Ces nations ayant une longueur d’avance dans la vaccination massive de leur population, divers incidents ont poussé certains à poser la question de savoir si les vaccins ne seraient pas plus dangereux que le virus lui-même, tant dans leurs effets secondaires, comme tous les traitements peuvent en provoquer, que dans des effets plus pervers mais encore mal connus concernant l’apparition de souches résistantes. En l’absence de recul évident, leurs auteurs avaient été traités de complotistes par la presse mainstream.

Il est important de souligner que les agences de santé des pays n’ont pas renoncé au vaccin Astra Zeneca, mais qu’il s’agit juste d’une pause dans son utilisation par principe de précaution. D’ailleurs une enquête est en cours auprès de l’EMA. Son directeur a précisé qu’il existe une documentation prouvant que le vaccin est à la fois sûr et efficace. « Mais avec l’Agence danoise des médicaments, nous devons réagir aux informations faisant état d’éventuels effets secondaires graves, à la fois au Danemark et dans d’autres pays européens”, a-t-il justifié.

Cette suspension, qui sera réévaluée d’ici deux semaines, va chambouler évidemment le calendrier de la campagne d’immunisation européenne.

En réponse à sa mise en cause le laboratoire AstraZeneca réagit

L’entreprise anglo-suédoise a déclaré jeudi être au courant de la décision de l’autorité sanitaire danoise. “La sécurité des patients est la plus haute priorité pour Astra Zeneca. Les autorités de réglementation ont des normes claires et strictes en matière d’efficacité et de sécurité pour l’approbation de tout nouveau médicament, et cela inclut le vaccin Covid-19 d’Astra Zeneca. La sécurité du vaccin a fait l’objet d’une étude approfondie lors des essais cliniques de phase 3 et les évaluations par les pairs confirment que le vaccin est généralement bien toléré”, a souligné la société pharmaceutique dans un bref communiqué.

On sent bien que l'Europe est profondément divisé par des conflits d'intérêts sous-jacents

Au Royaume-Uni on juge le vaccin “sûr et efficace”. Le gouvernement britannique a défendu jeudi le vaccin développé par le laboratoire britannique Astra Zeneca et l’université d’Oxford après sa suspension au Danemark, en assurant qu’il resterait utilisé au Royaume-Uni. “Nous avons été clairs sur le fait que (le vaccin) est à la fois sûr et efficace”, a déclaré un porte-parole du Premier ministre Boris Johnson à la presse, ajoutant : “Lorsque les gens sont invités à se présenter pour le recevoir, ils doivent le faire en toute confiance”.

Voila un sujet de discorde supplémentaire après que les autorités européennes aient accusé l’Angleterre et les Etats-Unis d’avoir décrété l’interdiction pure et simple d’exportation de vaccins ou de composants. L’Union Européenne semble encore une fois agir dans le désordre et avoir du mal face à la rude concurrence entre les laboratoires à gérer les approvisionnements en vaccins d’autres pays, tout comme elle n’a pas caché sa défiance à l’égard du vaccin Spoutnik V qui a pourtant été approuvé ou est en cours d’évaluation dans trois États membres de l’UE : la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque.


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