Coulaud : « les quotas de diversité sont le refuge des médiocres »

Coulaud : « les quotas de diversité sont le refuge des médiocres »


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Hervé Coulaud revient pour nous sur la diversité à l'opéra et dans les oeuvres culturelles proposées par le service public. La discrimination positive en faveur des personnes de couleur correspond-elle vraiment à un idéal de transmission de savoir ou du sens esthétique ? Une fois de plus, la question de la mission culturelle est posée.

Hervé Coulaud

Ancien haut fonctionnaire du ministère de la Culture

On apprend que le talent a une couleur!

Alexandre Neef a précisé que les stéréotypes seraient identifiés dans le répertoire lyrique et de ballet, et qu’un travail contextualisation « sera mené auprès du public ». « Cela ne signifie pas que nous souhaitons réécrire les livrets », a-t-il précisé. Des « figures méconnues ou oubliées issues de la diversité » dans l’histoire de l’Opéra seront également mises en valeur.

Mettrons-nous également des quotas dans les orchestres symphoniques, qui jusqu’à preuve du contraire sont composés de musiciens du monde entier, car la musique est universelle.

Rappelons par ailleurs les actions déjà engagées par l’Opéra : l’arrêt de la pratique du blackface, le choix de ne plus blanchir la peau dans certains ballets, et l’adaptation de la coiffure, du maquillage et des collants pour les artistes métis et noirs. « Ce rapport n’est pas la conclusion d’un processus, c’est le début », a souligné le directeur!

Le talent face à la bureaucratie culturelle

Ce Monsieur montre ce qu’est devenue la bureaucratie culturelle.

L’opéra, ce n’est pas pour voir et écouter un manifeste idéologique.
Pour cela on peut manifester, débattre, écrire , lire des essais,  suivre certains enseignements, signer des pétitions.

Ceux qui vont à l’ Opéra, ou aimeraient ou pourraient y aller, c’est pour y chercher une belle et juste interprétation artistique d’ une œuvre, pour la magie du spectacle qui est le fruit du seul talent.


Les quotas ne servent que les médiocres.

L’Opera de Paris avait déjà cédé bien du terrain à beaucoup d’autres scènes internationales, dans le domaine de l’excellence technique (Russie, USA), de la programmation Milan, Londres et quelques grands festivals, de la découverte (Bruxelles). Cela ne présage rien de bon pour l’avenir de notre opéra national. C’est le rôle de ces grands établissements d’élever l’âme d’un peuple. Évidemment ceux qui auront les moyens d’aller voir des spectacles à l’étranger pourront toujours avoir accès au meilleur.

Cela sera t-il encore le cas pour les Français moins fortunée mais qui aiment la musique devenus otages des doctrinaires idéologiques qui veulent exister au travers de messages politiques qui ont si peu à voir avec l’art.


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