Comment réduire les dépenses publiques sans la brusquerie d’Elon Musk ?

Comment réduire les dépenses publiques sans la brusquerie d’Elon Musk ?


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Si l’on en croit les rumeurs, l’expérience « Elon Musk » comme conseiller spécial du Président des USA (le POTUS) devrait s’achever prochainement. Elle aura marqué les esprits par sa brutalité et, à de nombreux égards, son aveuglement. Faut-il forcément recourir à la tronçonneuse pour réduire la taille de l’Etat ? Nous proposons aujourd’hui quelques pistes concrètes pour procéder de façon beaucoup plus progressive et participative.

Sommes-nous obligés de recourir à des solutions expéditives et globalement insatisfaisantes pour réduire les dépenses publiques ?

Elon Musk, comme Javier Milei, ont pensé que oui. Nous reviendrons prochainement sur l’expérience Milei en Argentine. Pour l’instant, nous constatons que l’expérience Musk aux États-Unis devrait se solder par un échec : brutal, très « idéologique », Musk a préconisé des mesures qui ont plu aux radicaux pas toujours bien informés, mais qui ont clivé et qui se révèlent, à long terme, très discutables.

Fallait-il interrompre brutalement les périodes d’essai de tous les fonctionnaires fédéraux ? Fallait-il couper du jour au lendemain les « robinets » d’un certain nombre de programmes d’aide au développement dans le domaine de la santé ? Fallait-il licencier sans délai des milliers, voire des dizaines de milliers de fonctionnaires ?

Chacun répondra à ces questions à sa manière. Mais une autre voie pour la réduction des dépenses publiques est possible. Nous proposons ici une mécanique « progressive » fondée sur le libre choix et l’ouverture à la concurrence, dont nous pensons qu’elle devrait produire des effets systémiques rapides.

Nous donnons ici trois pistes que nous croyons « clés ».

La question de l’éducation

Le monde change, et particulièrement l’accès au savoir et ses conditions. Nous proposons d’accompagner simplement ce changement par un procédé simple : l’attribution d’un crédit d’impôt égal à la subvention accordée à chaque enfant d’un même niveau scolaire dans l’enseignement public. Cette mesure permettrait à un enfant venu des milieux les plus défavorisés d’échapper aux écoles publiques destructrices de leurs quartiers difficiles, et d’accéder aux meilleurs enseignements.

La question de l’assurance santé

Nous préconisons de permettre à l’assurance maladie de concurrencer les complémentaires santé en proposant des contrats de « mutuelles » en plus du remboursement des frais de soins. En contrepartie, les « mutuelles » (au sens ordinaire du terme) pourraient concurrencer l’assurance maladie.

Pour éclaircir notre propos sur le « risk management », nous rappelons ici la capsule déjà réalisée sur cette question :

La question de la santé elle-même

Sur ce point très sensible, nous proposons plusieurs mesures :

  • l’augmentation importante des dépenses « solidaires » en matière de santé, pour une bien meilleure prise en charge des affections de longue durée (y compris la chirurgie réparatrice)
  • l’égalité de statut entre cliniques privées et hôpitaux publics
  • la transformation des hôpitaux publics en EPIC

La question des retraites

Sur ce point sensible, nous proposons :

  • le maintien des régimes spéciaux et l’instauration d’une concurrence entre régimes par répartition
  • la libre adhésion à chaque régime sans distinction selon l’origine professionnelle
  • l’équilibre financier par régime librement choisi

Voici donc quelques pistes « centrales » pour réformer en profondeur la dépense publique française sans provoquer de traumatisme dans l’opinion, et en laissant s’exercer le libre choix.


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