Chronique opérationnelle : faut-il acheter de l'or pendant la correction passagère? Par Vincent Clairmont

Chronique opérationnelle : faut-il acheter de l'or pendant la correction passagère? Par Vincent Clairmont

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Le marché de l’or vient de nous offrir une leçon magistrale de psychologie financière. Après avoir flirté avec les cimes irrationnelles de 5 608 dollars en janvier, l’once a brutalement dévissé pour revenir tester la zone des 4 400 dollars. Pour beaucoup, c’est la panique. Pour l’investisseur pragmatique, c’est peut-être le signal qu’on attendait.

Alors, simple "respiration" ou fin de cycle? Voici mon diagnostic opérationnel.

Le "Choc Trump" et la purge technique

Pourquoi ce décrochage? La réponse tient en deux mots : détente géopolitique. En annonçant le report des frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes, Donald Trump a instantanément dégonflé la "prime de guerre" qui dopait les cours. Résultat : le pétrole a reflué, le dollar s'est raffermi et l'or a servi de "distributeur de cash" pour les spéculateurs en quête de liquidités.

Techniquement, nous sommes en zone de survente extrême (RSI à 25). Si le support des 4 305 dollars cède, nous irons chercher les 4 100 dollars, un niveau d'équilibre majeur correspondant à la moyenne mobile à 200 jours. Mais attention : ce reflux ne change rien à la trajectoire de fond.

La conviction inébranlable des banques centrales

Pendant que les particuliers hésitent, les "mains fortes" accumulent. Les banques centrales, menées par la Chine et la Pologne (qui vise 700 tonnes), devraient absorber 950 tonnes cette année . Goldman Sachs décrit ces positions comme "sticky" (tenaces) : elles ne sont pas dictées par le sentiment, mais par un impératif de dé-dollarisation structurelle.

Les objectifs de fin d'année restent d'ailleurs impressionnants :

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Lalaina Andriamparany

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Rédaction

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