Christian Jacob a osé parler de la liberté d’entreprendre

Christian Jacob a osé parler de la liberté d’entreprendre

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Christian Jacob a été élu président des Républicains (LR) et pourrait constituer la meilleure surprise de l’automne. Réputé chiraquien, fédérateur sans imagination débordante, son discours d’investiture après sa large victoire à plus de 60% des suffrages exprimés à la présidence du parti n’a pas cassé trois pattes à un canard, mais s’est révélé clair, incisif, structuré et plutôt prometteur.

Christian Jacob a osé parler de la liberté d’entreprendre dans son discours après son élection à la tête des Républicains. Manifestement pris un peu au dépourvu par ce score qui était pourtant plutôt attendu, ses propos ont couvert le spectre du champ politique avec une vraie efficacité.

Un discours de Jacob plutôt offensif

Après un appel très bateau à la restauration de l’autorité de l’Etat, Christian Jacob a courageusement expliqué que cet objectif supposait de profondes réformes. Il a plaidé pour une restauration de la liberté d’entreprendre, et pour une mise à l’étude de la question du travail, notamment de sa durée, de son coût, et de sa place par rapport à l’assistanat.

En outre, il a posé la question de la radicalisation islamiste, qui supposait des mesures fortes.

Cet énoncé simple et clair constitue plutôt une surprise et l’annonce d’une possible rupture avec le traditionnel étatisme de LR, et avec la frilosité chiraquienne de rigueur jusqu’ici.

Au fond, l’élection de Christian Jacob pourrait constituer une agréable surprise et un événement beaucoup plus inattendu qu’il n’y paraît. L’homme pourrait se révéler redoutablement efficace s’il persistait à ouvrir des lignes lisibles comme il l’a fait ce soir.

Vers un rééquilibrage de l’opposition à droite?

Si ces bonnes nouvelles se confirmaient, Christian Jacob disposerait d’un boulevard pour redonner du poil à la bête républicaine, coincée entre la prédation macronienne, et l’attraction du RN. Dans les faits, la convention ratée de Marion Maréchal et le prochain enlisement du Rassemblement National dans l’affaire du prêt émirati ouvrent une véritable perspective à la droite libérale.

Rien n’exclut donc que, dans les prochains mois, LR ne parvienne à inverser la vapeur et ne retrouve une place plus lisible dans l’échiquier politique. Cette « remontada » pourrait être facilitée par un bon score aux élections municipales.

Pour y parvenir, il faut toutefois que le nouveau président du parti confirme cette première bonne impression et porte de véritables chantiers collectifs rénovant la ligne politique du parti. D’ici là, les mots qu’il a prononcés sur la liberté d’entreprendre ont été doux à l’oreille des libéraux et des chefs d’entreprise.


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