Ces racines grecques et russophobes de la France forgées par les Anglais

Ces racines grecques et russophobes de la France forgées par les Anglais

2 min de lecture

Partager cet article

Beaucoup de Français attachés à leur pays en sont convaincus : la France est chrétienne, mais avec des racines grecques et latines. Celles-ci définiraient notre identité. Mais de quelles racines parlons-nous ? Le Courrier, qui a passé les fêtes de Pâques en Grèce, en a profité pour interroger ce sujet un peu plus en profondeur, et…

Beaucoup de nos lecteurs le répètent souvent : la France est chrétienne, mais avec des racines grecques et latines. Il s’agit là d’un lieu commun si répandu, qu’il guide même les programmes scolaires. Il est d’usage de traiter l’histoire de la Grèce… antique dès le collège. C’est là notre façon d’aborder nos racines grecques.

Cette réduction de la Grèce ad Antiquitatem, pourrait-on dire, pose quand même quelques questions, car elle consiste, dans les faits, à réduire nos racines au seul siècle de Périclès, en faisant l’impasse sur ce qui existait avant lui (notamment la très riche période mycénienne, puis dorienne), et surtout après lui. On pense ici à la Grèce après l’âge d’or d’Athènes, au déclin – et même à la décadence de celle-ci, mais aussi et surtout à l’épanouissement de la culture byzantine, que les Grecs considèrent comme leur véritable âge d’or.

Curieusement, les racines grecques de la France, enseignées dans nos écoles, font une totale impasse sur les mille ans où Constantinople a brillé, et dont les Grecs contemporains se réclament ouvertement. Disons-le, même : les Grecs d’aujourd’hui se sentent à l’étroit dans les frontières que la « révolution grecque » de 1821 leur a accordées, et la plupart d’entre eux considèrent que leur véritable capitale n’est pas Athènes, mais bien Constantinople, injustement occupée par les Ottomans.

D’où vient alors cette idée très française que la Grèce contemporaine correspond aux frontières que nous connaissons ?

Ne serait-ce pas une adhésion française, avec peu de discernement, à un concept géopolitique forgé par les Britanniques dans les années 1820 pour affaiblir la Turquie, mais éviter la reconstitution d’un ensemble orthodoxe sur le Bosphore, qui faciliterait l’accès de la Russie à la Méditerranée ?

Il nous paraissait important de rappeler quelques points historiques sur ce sujet.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Montpellier : 14 heures aux urgences pour une malade du cancer, un matelas sur le parking en guise de lit
Photo by Annie Spratt / Unsplash

Montpellier : 14 heures aux urgences pour une malade du cancer, un matelas sur le parking en guise de lit

Le 1er septembre au soir, une patiente de 46 ans atteinte d'un cancer du cerveau à un stade avancé a attendu plus de huit heures aux urgences du CHU Gui de Chauliac, à Montpellier. Incapable de tenir assise, elle est installée sur un matelas posé au sol, sur le parking, faute de brancard disponible. Elle ne rejoindra un service de neurologie que le lendemain à 18 heures. Dans un pays qui consacre 11,4 % de son PIB à la santé, l’hôpital public répond désormais à ce type de drame par une formule d


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Villeneuve-sur-Lot : interdiction d'étendre son linge à la fenêtre, « atteinte à la tranquillité publique »
Photo by Jason Briscoe / Unsplash

Villeneuve-sur-Lot : interdiction d'étendre son linge à la fenêtre, « atteinte à la tranquillité publique »

À Villeneuve-sur-Lot, un arrêté municipal signé en juin interdit d'étendre du linge visible depuis la rue dans le centre historique. Motif invoqué : la « tranquillité publique » et l'image touristique de la ville. La police municipale est chargée de verbaliser les contrevenants , y compris dans le quartier prioritaire, où nombre de logements n'ont ni jardin ni sèche-linge. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany