Par Vincent Clairmont
Mercredi 4 novembre au matin, l'once valait 4 021 dollars, en hausse de 2,3 % sur la séance, après la défaite des républicains au Congrès. En euros, la hausse n'est que de 2 %. Les taux longs américains, qui décident du prix de l'or à six mois, n'ont reculé que de quelques centièmes. Ce que je fais, et ce que je ne fais pas.
L'once d'or s'échangeait ce mercredi à 8 h 54, heure de New York, à 4 021 dollars, soit 3 584 euros, en hausse de 2,3 % en dollars et de 2,0 % en euros sur la séance. Dans la nuit, elle était descendue à 3 921 dollars. Elle est repassée au-dessus de 4 000 dollars, un seuil qu'elle avait perdu à la fin octobre. Entre-temps, les démocrates ont pris la Chambre des représentants et le Sénat.
Question : la défaite de Trump est-elle une bonne nouvelle pour l'or, et faut-il en acheter ? Ma réponse : le mouvement de la nuit est réel, mais il ne change pas le facteur qui décide du prix à six mois. Et il ne justifie aucun achat précipité.
Ce qui a bougé cette nuit
Trois éléments ont réagi au résultat, et tous trois poussent l'or à la hausse.
Le dollar a baissé. L'euro gagnait 0,3 % à 1,1242 dollar au début de la matinée européenne. L'or se cote en dollars : quand le dollar baisse, il faut plus de dollars pour acheter une once.
Les taux longs américains ont légèrement reculé. Le rendement de l'emprunt d'État à dix ans, qui avait clôturé mardi à 4,95 %, est passé dans la nuit d'environ 4,97 % à 4,93 %, selon les cotations relevées par le même site. À partir de janvier, toute nouvelle loi fiscale ou budgétaire devra obtenir des voix démocrates à la Chambre. Une lecture possible : moins de déficits nouveaux, donc moins d'emprunts à placer.
Une prime politique est apparue. Chris Weston, de la maison de courtage Pepperstone, cité par Reuters, explique une partie de la demande par la recherche d'une protection contre une administration Trump « plus imprévisible et plus conflictuelle ». Un président privé de majorité gouverne davantage par décrets et par veto, et Donald Trump n'a pas exclu de reprendre les combats contre l'Iran après le scrutin.
Ce qui n'a pas bougé
Le 30 octobre, j'écrivais ici que, d'ici avril, le prix de l'or dépendrait moins de