Ces doutes techniques des experts sur l’incendie de Notre-Dame qui embarrassent


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L’incendie de Notre-Dame continue à occuper les esprits. Il n’a pas tardé à soulever des polémiques, notamment sur l’ampleur des dons apportés par les grandes fortunes françaises pour sa reconstruction. Mais une autre petite musique se fait entendre: des experts, insoupçonnables de complotisme, peinent à comprendre les éléments techniques de cette incendie. Parmi ces experts, on trouve ceux qui ont, dans une période récente, travaillé sur la charpente de Notre-Dame elle-même et qui s’interrogent sur les circonstances du désastre. Y compris sur des medias mainstream qui cherchent à juguler ces questions.

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Comme l’indique clairement cet extrait d’un débat organisé par le complotiste bien connu David Pujadas sur une chaîne complotiste bien connue appelée LCI, l’ancien architecte en chef de Notre-Dame exprime ses doutes sur la vitesse à laquelle l’incendie s’est propagé. Selon lui, les chênes qui constituent la charpente de la cathédrale, qui ont 800 ans, ne peuvent se consumer naturellement aussi vite.

Certains ne manqueront pas de soutenir qu’il s’agit d’un avis parmi d’autres. Le problème est qu’il est aussi partagé par des couvreurs qui sont intervenus sur le toit de Notre-Dame il y a quelques années, et qui connaissent bien leur sujet. Leur interview est menée par la publication complotiste appelée « Le Parisien », titre appartenant au complotiste Bernard Arnault.

Quelle pourrait être selon vous l’origine du feu ?

A.D. Les sections de chêne sont énormes et il faut vraiment une source d’énergie hors norme pour les embraser. L’enquête dira ce qu’il en est. C’est vraiment surprenant.

D.D. Le bois des charpentes était dur comme de la pierre, vieux de plusieurs siècles. La poussière sur la peau des poutres a pu s’enflammer. Mais je n’arrive pas à m’expliquer comment des morceaux de 60 cm de large ont brûlé aussi vite.

Comme nous l’indiquions dans nos colonnes, la thèse de l’accident due au chantier ne s’impose donc pas aussi facilement que les pouvoirs publics et leurs thuriféraires médiatiques ne le répètent en boucle.

Les complotistes gagnent du terrain à vue d’oeil. À quand une loi pour leur interdire de s’exprimer?


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