Alors qu’Israël a retiré l’accréditation de 37 ONG humanitaires opérant à Gaza, l’acteur britannique star de Downton Abbey, Hugh Bonneville a publiquement dénoncé cette décision. Une prise de parole rare dans l’industrie culturelle, devenue exceptionnelle, notamment en France.

La décision d’Israël de retirer l’accréditation de 37 ONG intervenant à Gaza a provoqué une vague de critiques à l’échelle internationale. L’acteur Hugh Bonneville n’a pas hésité à condamner cette mesure publiquement et à lancer un appel sur le respect de l’indépendance de l’aide humanitaire.
Israël durcit le contrôle des ONG à Gaza
Israël a récemment retiré l’accréditation de 37 ONG internationales opérant dans la bande de Gaza. En cause : de nouvelles exigences en matière de divulgation du personnel, justifiées par des impératifs de sécurité nationale.*
Les autorités israéliennes estiment que certaines organisations pourraient être infiltrées ou compromises, tandis que les ONG concernées dénoncent des conditions impossibles à remplir et une remise en cause de leur indépendance.
L’acteur britannique, Hugh Bonneville, a condamné publiquement cette décision. Il a déclaré que cette décision compromet tous les efforts d’apporter de l’aide vitale aux civils qui se trouvent déjà dans une situation délicate dans la bande de Gaza.
Hugh Bonneville, une voix dissonante
Connu pour son rôle dans Downton Abbey, Hugh Bonneville a publiquement condamné la décision israélienne, appelant ses collègues, les gouvernements et l’ONU à défendre l’accès humanitaire.
Pour Bonneville, cette « répression » n'est pas qu'un détail logistique, mais une entrave délibérée à l'accès vital. Déjà en septembre, il qualifiait la situation de « génocide », appelant à une réaction internationale. Ce courage de nommer les choses, soutenu par une partie de l'opinion britannique, souligne par contraste une étrange apathie de ce côté-ci de la Manche.

Cette liberté contraste avec l’autocensure qui règne dans l’industrie culturelle française. Rares sont les célébritésfrançaises prêtes à critiquer ouvertement Israël, tant les risques de mise à l’écart médiatique, institutionnelle ou professionnelle sont élevés. En France, la liberté d’expression, pourtant érigée en principe fondamental, semble ici conditionnelle et sélective.

Là où le modèle anglo-saxon permet une forme de dissidence individuelle basée sur une éthique personnelle, le système français semble attendre une validation médiatique qui ne vient pas. L’aide humanitaire, qui devrait être sacralisée au-delà des agendas militaires, devient en France un sujet tabou dès qu’il touche aux opérations de Tsahal.



