Ce que nous apprend l’indice de l’État-Nounou

Ce que nous apprend l’indice de l’État-Nounou


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L’European Policy Information Center (l’EPIC) vient de sortir son classement 2021 Nanny State Index (Indice d’État-Nounou). La France y figure à la quinzième place sur 30 pays classés sur leurs politiques de lutte contre les vilains comportements. Au-delà, deux enseignements importants peuvent être tirés de l’étude.                                                           On voit généralement bien ce que recouvre le terme d’État-Providence : une redistribution organisée par l’État qui se substitue au marché, à l’assurance, à la charité. La manne providentielle concerne le chômage, la maladie, la vieillesse, les soins, les accidents de la vie, l’invalidité, l’enseignement, la famille, la culture, le logement, etc. La plupart des grandes démocraties sont des États-Providence à des degrés divers, la France occupant une des premières places mondiales.

La notion d’État-Nounou va toutefois au-delà de ces prestations. L’État-Nounou entend nous prémunir contre nous-mêmes. Il nous éduque, connaît mieux que nous ce qui est bon pour nous. Pour caractériser l’emprise de la nounou, l’EPIC retient la réglementation et les dépenses publiques concernant les modes de vie à contraindre ou bannir.

Évidemment, la nounou étatique ne recourt pas aux châtiments corporels pour prohiber tel ou tel comportement jugé auto-nuisible mais à la taxe. Ainsi, boire, fumer, et s’adonner à la malbouffe, c’est mal. Trèèèèès maaaaaaal. Donc c’est réglementé et taxé.

L’indice existe depuis 2016 et trente pays sont classés. Il pèse par pays les taxes et réglementations pesant sur l’alcool, le tabac (et les e-cigarettes), l’alimentation et les boissons sucrés. Tous les détails de la construction de l’indice figurent dans le dossier EPIC.

Au-delà du classement de tel ou tel pays, finalement, l’État-Nounou est-il efficace et sommes-nous récompensés de ce que nous acceptons en punitions ?

La réponse est non. Les habitants des États-nounous les mieux classés n’ont pas une espérance de vie supérieure à ceux des États où tous les vices sont permis…

Plus on est riche, plus on vit longtemps, peu importe la taxe nounou

L’EPIC indique qu’il n’y a aucune corrélation entre le classement État-Nounou et l’espérance de vie qui se distribue de façon aléatoire.

Espérance de vie et classement Nanny-State Index

En réalité, le critère déterminant de l’espérance de vie reste la richesse par habitant.

Espérance de vie et PIB par habitant

Au vu de cette courbe,on pourrait même supposer qu’au-delà de 40 000 $ par habitant, le gain en espérance de vie évolue peu.

Donc ces politiques de punition ou prévention par la taxation ratent leur objectif. Mais la politique est un domaine à part où ce n’est pas parce que quelque chose ne marche pas qu’on arrête. Au contraire…

 Futurs interdits des États-nounous

Lorsqu’on examine la législation en cours d’élaboration, bien d’autres interdits nous menacent :la viande, le non-bio, le feu de cheminée, le bois non transformé, le barbecue, l’eau de source ou de puits privés, …En présentant sa loi « climat et résilience » (après le « redressement productif », je ne pense pas avoir vu d’appellation plus idiote), la ministre Barbara Pompili a clairement dit : « Cette loi, c’est une véritable bascule culturelle globale […] En s’attelant à ce qu’il y a de plus ordinaire, de plus basique mais aussi de plus crucial : nos modes de vie »

La poigne de la nounou va se renforcer et ne nous lâchera pas du soir en matin et du matin au soir. Comment y échapper ? Il nous reste à trouver le vaccin contre La rage de l’impôt .


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