Cauchemar pour Valérie Pécresse: elle ne gagne rien au centre et la droite se défie de plus en plus d’elle!


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Les Droites de Husson n°35 - (1) sondages - faux plat ou vrai déclin pour Valérie Pécresse? (2) Quand Damien Rieu sème la panique chez LR (3) Jean-Marie Le Pen, tel Raminagrobis. (4) Février 2019: aux origines de la rupture entre Eric Zemmour et Marine Le Pen.

Faux plat ou vrai déclin pour Valérie Pécresse?

Nouvelles de la primaire au centre

Début janvier, on pouvait penser que les courbes d’Emmanuel Macron et de Valérie Pécresse allaient réagir l’une sur l’autre. Mais l’évolution agrégée des sondages telle que la livre notre ami Jean-Poll sur Datapolitics.fr, montre que la courbe de Valérie Pécresse (en bleu) varie désormais indépendamment de celle d’Emmanuel Macron. C’est-à-dire que la candidate LR n’a pas été capable d’imprimer sa marque au centre de l’échiquier politique. Nous avions dit dans une édition antérieure que l’élection allait se jouer au centre.  De fait, tout allait dépendre, disions-nous, de la capacité du candidat LR à conquérir des électeurs aux dépens d’Emmanuel Macron.  Force est de constater que Valérie Pécresse n’y arrive pas. Sa courbe s’est installée désormais aux environs de 15,5% et elle ne témoigne d’aucun rôle dans la légère baisse que connaît actuellement Emmanuel Macron. Valérie Pécresse n’arrive pas à faire ce que Michel Barnier aurait fait à coup sûr et Xavier Bertrand sans doute partiellement, gagner des voix au centre. 

Valérie Pécresse bloquée à droite

Pour autant, Valérie Pécresse ne profite pas non plus de la rivalité, à droite, entre Eric Zemmour et Marine Le Pen. Sur l’agrégateur de sondages, la candidate LR est prise en sandwich entre les deux candidats de droite. Il n’y a chez elle pas plus « d’effet Ciotti » qu’il n’y a d’effet Barnier ». Elle aurait d’ailleurs u faire la synthèse entre les deux en reparlant d’immigration. Mais la candidate qui aima dire dans les débats à Barnier qu’il manquait d’audace avec son « moratoire européen » et son « bouclier constitutionnel »,  n’aborde plus le sujet. ce n’est pas un sujet pécressien. 

🔴🗣️ « Il y a des gens dangereux autour d’Éric #Zemmour (@ZemmourEric), très clairement », assure @ECiotti, qui « pense par exemple à @DamienRieu » #LesMatinsLCI | @EliMartichoux. pic.twitter.com/4wpgOVV9Zs

— LCI (@LCI) February 3, 2022

Les Républicains paniquent devant Damien Rieu

Depuis qu’il a rejoint Eric Zemmour, l’influenceur de droite Damien Rieu est beaucoup plus audible que lorsqu’il était auprès de Marine Le Pen. Et il débusque les compromissions des élus LR avec l’islamisme. Nous avions parlé dans notre dernier numéro de Patrick Karam. Depuis lors, Damien Rieu a enchaîné les courtes vidéos sur le média F+: déclarations contradictoires de Pécresse, compromissions locales de Damien Abad avec des islamistes, et bien entendu, reniement d’Eric Ciotti qui avait promis de ne jamais passer alliance avec Jean-Christophe Lagarde. 

On comprend que Ciotti ait dénoncé Rieu sur LCI. Ou plutôt, on ne comprend pas dans la mesure où c’est faire une bonne publicité à l’homme qui met le doigt où ça fait mal. En fait, chez LR, on se rappelle qu’Alain Juppé avait largement perdu la primaire de novembre 2016 en s’étant gagné le surnom d’Ali Juppé !  On voudrait éviter le même sort à Valérie Pécresse, si tant est qu’il y ait une « primaire de la droite » entre Zemmour et elle. 

En fait,  au-delà de l’étonnante faculté de Damien Rieu à imposer – par l’intermédiaire de Zemmour – le terme « islamo-droitisme », forgé sur « islamo-gauchisme », il faut bien comprendre ce qui est en jeu. A partir de 1983, le RPR et l’UDF ont commencé à obéir à l’injonction mitterrandienne. Il ne fallait pas coopérer avec un Front National à 10%. Ensuite, il y a eu l’injonction chiraquienne: on ne coopérait pas – et nul besoin de la gauche pour nous le dire, avec un Front National à 15%. Rappelons-nous comme la carrière de Charles Millon a été brisée, en 1998, parce qu’il avait accepté des voix du Front National pour être élu président du Conseil Régional de Rhône-Alpes. Avec le recul, on comprend bien que les années Sarkozy ont entretenu l’illusion: on avait fait redescendre le Front National à 10% en 2007? A quoi bon s’inquiéter? Mais pour des promesses électorales non tenues sur l’immigration et l’insécurité, on a laissé remonter le Front National à 17% en 2012 puis il a monté à 21% en 2017. 

Cinq ans plus tard, on comprend en fait que Marine Le Pen n’a pas réussi à faire le plein de voix en 2017; puisqu’en 2022, Eric Zemmour et Marine le Pen, ça fait selon les sondages, environ 30% des voix. 

Où LR peut-il aller chercher des voix à partir du moment où l’on pense pouvoir se passer de 30% de l’électorat? Il faudrait en récupérer au centre ou chez les écologistes. Mais Emmanuel Macron occupe l’espace. On pourrait se fixer comme objectif d’aller rassembler les opposants au pass sanitaire – LR est aussi l’éhritière de l’UDF où l’on défendait la liberté, non? Mais Valérie Pécresse est alignée sur Emmanuel Macron, dans ce domaine aussi. Alors n’y a-t-il pas un réservoir de voix dans les populations d’imprégnation musulmanes  ?  

C’est quelque chose qui ne peut pas se dire au  niveau national mais qui peut se pratiquer, sous le radar, au niveau local. Et Les Républicains ont gardé de leur splendeur passée une forte implantation locale. 

Jean-Marie Le Pen, tel Raminagrobis.

La poussière commence à retomber, après la folle fin de semaine des 28-30 janvier, où Marine Le Pen a dû encaisser qu’elle n’obtiendrait en aucun cas le soutien de sa nièce Marion Maréchal. 

On est en mesure, à présent, de reconstituer ce qui s’est passé: 

+ Tout d’abord, il y a l’immaturité d’une partie de l’équipe Zemmour. Plusieurs fois les Zemmouriens ont assuré que c’était fait, Marion Maréchal allait se rallier. La rumeur courait à nouveau avec insistance.  Erik Tegner, jeune communiquant plein de talent mais indiscipliné au point d’atrophier son sens politique,  avait fait le circuler le message suivant: 

Erik Tegnér, directeur de la rédaction de livre noir, sur les ralliements à #Zemmour

« … ça n’est rien à côté de ce qui se prépare/négocie en coulisses. »https://t.co/4wxtMmSn3C

— Albert_Nuvo (@albert_NUVO) January 30, 2022

+ De quoi attirer l’attention d’Arnaud Stéphan, ancien attaché parlementaire de Marion Maréchal, qui n’a pas pardonné à cette dernière de ne pas avoir donné suite au lancement de l’Alliance pour la France en 2019; puis a cherché à jouer un rôle dans la campagne d’Eric Zemmour, avant de se rallier à Marine Le Pen, par dépit. 

+ Arnaud Stéphan a vu dans l’organisation d’une opération anti-Marion une occasion de démontrer son savoir-faire à Marine. Celui qui a trahi – là, pour le coup, on peut employer le mot à bon escient – a tendance à vouloir en rajouter dans sa trahison précédente pour faire croire à son maître du moment qu’il ne le trahira jamais. 

+ C’est lui qui convainc Marine Le Pen qu’il faut monter une opération type « guerre préventive ». Trouver les moyens de lancer de manière crédible l’information du ralliement de Marion Maréchal à Zemmour. Forcer l’ancien député du Vaucluse dont il était le collaborateur, à se dévoiler. Et de la sorte désamorcer l’effet d’un potentiel soutien de Marion Maréchal à Eric Zemmour – Arnaud Stéphan est bien placé pour savoir comment Marine Le Pen ne veut pas de réconciliation avec sa nièce. Donc autant émousser l’effet d’une conjugaison des forces d’Eric Zemmour et Marion Maréchal. 

Pourtant, l’opération a raté. Je sais bien que les gazettes se sont délectées des rumeurs, bruits et ragots colportés par les deux camps. Et pourtant, les gazetiers passent à côté de l’essentiel. Il est fréquent que l’on sous-estime Marion Maréchal. C’est le cas aussi bien de l’entourage d’Eric Zemmour que de celui de Marine La Pen. 

Là où Marine Le Pen est peu organisée et marche par emballements suivis de grands accès de paresse, Marion Maréchal est méthodique. Ses amis rongent souvent leur frein car ils voudraient l’entraîner rapidement dans telle ou telle direction. Elle a le tempérament d’un roi Capétien: « Festina lente! »: hâte-toi lentement! » est la meilleure façon de consolider une influence sur les cœurs et les esprits. 

Au moment où Erik Tegner fait l’intéressant et Arnaud Stéphan joue les traitres de mélodrame, Marion Maréchal  n’a aucunement l’intention de se prononcer publiquement trop tôt dans la campagne. Mais elle a déjà pris une décision: quoi qu’il arrive  elle ne soutiendra pas sa tante. Et elle s’en est ouvert à deux journalistes: Alexis Sulzer du Parisien et Charles Sapin du Figaro. 

Marion Maréchal  est trop expérimentée – « La valeur n’attend point le nombre des années! » – pour croire que les journalistes respectent le « off ». Effectivement, lorsqu’ils ont le sentiment d’être doublés par Front Populaire, Sulzer et Sapin déplient leur ordinateur portable et publient ce qu’ils savent. Mais que savent-ils? En aucun cas le plan ultime de Marion Maréchal – l’a-t-elle seulement partagé avec quelqu’un? Sulzer et Sapin savent juste qu’elle ne soutiendra pas sa tante. C’est ce qu’ils révèlent.

En moins d’une journée, l’attaque préventive de Marine Le Pen fait pschitt. Vendredi matin 28 janvier, elle avait des trémolos dans la voie pour chanter le grand air de la trahison. Samedi matin 29 janvier, à Madrid le naturel revient après qu’elle a dû assister à une partie des débats de la réunion organisée par le parti Vox à côté de Vincenzo Sofo, l’époux de Marion Maréchal, député européen, membre de « Fratelli d’Italia » après avoir de longues années été l’un des proches de Salvini (regardons cette photo!):  

Interrogée un peu plus tard, Marine Le Pen perd la maîtrise de son numéro émotionnel de la veille su CNews. Elle demande maintenant à tous ceux qui veulent quitter le parti de le faire immédiatement. Comme si elle ne pouvait supporter la perspective de ces départs au compte-goutte (Jérôme Rivière, Gilbert Collard etc…) Et depuis lors, Marine Le Pen a laissé transparaître des signes de fébrilité. par exemple en expliquant que le zemmourisme est « un communautarisme. On y trouve des cathos, des païens, des nazis ». Pas de quoi se faciliter un soutien d’entre-deux-tours.

Et surtout, pas de quoi arrêter Marion Maréchal.

Au fait, qui a été plus astucieux que les états-majors d’Eric Zemmour et Marine Le Pen réunis dans cette histoire? Jean Marie Le Pen! Il se réconcilie avec Marine qu’il soutiendra, dit-il, « ad mortem ». Et ce faisant, il libère sa petite fille de ce qui la liait encore au clan  Le Pen. Ce que beaucoup de Français de droite attendaient – à tort ou à raison – pour pouvoir voter pour elle un jour.

Marine Le Pen aime les chats ! En l’occurrence elle s’est comportée comme une proie facile pour son Raminagrobis de père, qui n’a fait d’elle qu’une bouchée tandis qu’il laissait s’échapper Marion…..

Retour aux sources de la rupture entre Eric Zemmour et Marine Le Pen....en 2019!

On était en février 2019. Marine Le Pen venait d’expliquer à Eric Zemmour qu’elle ne pourrait finalement pas lui donner la tête de liste pour les élections européennes du mois de juin suivant – alors qu’elle la lui avait promise –  mais qu’elle lui garantissait la place de N°3.

Zemmour a réuni à déjeuner trois amis pour leur demander ce qu’il devait faire. C’est l’un des trois qui m’a garanti la véracité de ces informations.

Accepter quand même l’offre de Marine Le Pen demande Zemmour à ses amis? Autour de la table, avec Zemmour, il y a trois personnes  dont la caractéristique est de bien connaître les institutions européennes., de bien connaître la banque et l’entreprise et…d’admirer Eric Zemmour car ils partagent son patriotisme, 

Assez vite, la conversation quitte la question des élections européennes et dérive vers …. une candidature d’Eric Zemmour à l’élection présidentielle. Oubliée Marine Le Pen, elle qui ne tient pas parole ! Les trois disent à Zemmour qu’ils le soutiendront s’il est candidat mais qu’il faut qu’il se prépare rapidement, dans ce cas, à changer de vie. Comprendre qu’il ne reviendra plus au journalisme, s’il échoue; comprendre qu’il va être la cible d’attaques redoutables, en particulier sur sa vie privée; et, surtout, qu’il doit commencer à travailler immédiatement. 

Pour apprécier les événements actuels, on ajoutera qu’Arnaud Stéphan avait rejoint au dessert ! 

L’épisode est intéressant dans la mesure où l’on comprend qu’Eric Zemmour a ensuite perdu du temps, malgré les conseils reçus: il avait évidemment fini par écarter la présence sur la liste du Rassemblement National aux élections européennes. Mais il s’est préparé à la Convention de la Droite de septembre 2019 comme si c’était le lancement d’une candidature présidentielle. Pour autant, Eric Zemmour a tardé à mettre en place les équipes devant réfléchir à un programme. C’est ce qui explique qu’aujourd’hui les équipes programmatiques travaillent souvent jusqu’au au dernier moment, avant un discours, non pas sur des ajustements théoriques mais sur des questions de fond.

Au moment où la campagne de Valérie Pécresse patine et où Marine Le Pen panique, Eric Zemmour a un potentiel de 18-19% au premier tour, comme l’avait révélé un sondage IFOP. Mais peut-il le réaliser? C’est sans doute un peu tard pour structurer la campagne qui atteindrait cet objectif. 

Et c’est là qu’on se dit que la carte Marion Maréchal  est un atout maître pour Eric Zemmour. Actuellement, après une pointe à 18% dans les sondages – réalisation de son plus haut potentiel – il est redescendu en-dessous de 15% (le premier sondage sur son potentiel l’avait installé à 13% ! On rappellera que dans la même série de sondages Marion Maréchal avait un potentiel mesuré à 28% ! 

Si l’équipe de campagne d’Eric Zemmour veut vraiment que son candidat parvienne au second tour, – traduisons, s’ils veulent le soutien de Marion Maréchal – il n’y a qu’une seule chose à faire: garder le silence afin de profiter de l’impact maximal d’une éventuelle annonce. 

A bon entendeur salut ! 


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