Par Vincent Clairmont
Le Nasdaq a dévissé, les semi-conducteurs ont effacé 1 300 milliards de dollars, Séoul a suspendu ses cotations. Est-ce le début de la fin pour la bulle de l'intelligence artificielle ? Pas encore les funérailles — mais les premiers râles. Et ils suffisent à valider toute la discipline patrimoniale que je défends ici.
Le Nasdaq a perdu jusqu'à 4 % en une séance le 23 juin, les valeurs de semi-conducteurs ont effacé plus de 1 300 milliards de dollars de capitalisation, et la Bourse de Séoul a dû suspendre ses cotations après une chute de 10 %. Depuis, une question revient dans vos messages : est-ce le début de l'éclatement de la bulle de l'intelligence artificielle ? Ma réponse tient en une ligne : ce ne sont pas encore les funérailles, mais ce sont les premiers râles — et ils suffisent à valider toute la discipline que je défends dans cette rubrique depuis un an.
Regardons les signaux, sans complaisance ni catastrophisme.
D'abord la concentration.
Les « Sept Magnifiques » — les sept plus grandes capitalisations technologiques américaines — pèsent désormais environ 35 % de l'indice S&P 500, soit exactement le degré de concentration atteint au sommet de la bulle internet de 2000. Près de 80 % de la hausse du marché américain en 2026 provient des