Brigitte Macron, Elisabeth Borne, et la privatisation de la République

Brigitte Macron, Elisabeth Borne, et la privatisation de la République


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Coup sur coup, Brigitte Macron et Elisabeth Borne se succèdent dans l’actualité pour montrer la lente dérive de notre compréhension institutionnelle vers une forme de privatisation de l’espace public. Peu à peu, l’opinion publique est accoutumée à l’idée que la République est la chose de quelques-uns ou de quelques-unes, qui obéissent aux règles de leur choix, et qui n’ont plus de compte à rendre aux citoyens. Ici, c’est Brigitte Macron qui devient une égérie de la maison LVMH, comme si la Première Dame (statut au demeurant imaginaire) devait en permanence afficher ses liens de connivence avec la plus grande fortune de France, Bernard Arnault, et promouvoir en France comme à l’étranger les activités de cette maison de luxe. Là, c’est Elisabeth Borne qui saisit la justice pour faire interdire des passages d’un livre semant le doute sur la sincérité de sa déclaration de patrimoine. Tout cela, au nom de la vie privée, bien entendu. Ou comment accepter les avantages d’une fonction sans en supporter les inconvénients.

French President Emmanuel Macron and wife Brigitte arriving ahead of the coronation ceremony of King Charles III and Queen Camilla at Westminster Abbey, London. Picture date: Saturday May 6, 2023.
Parlementaires, sauvez la France au lieu de sauver votre siège!

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Il est des rituels dans la République finissante qui tiennent plus de la messe des morts que de la délibération démocratique. L'examen automnal du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) est de ceux-là. Alors que la France s'enfonce dans l'hiver démographique et que ses comptes sociaux virent au rouge sang, la représentation nationale s'apprête, une fois de plus, à jouer la comédie du débat budgétaire. Le titre de cette chronique n'est pas une provocation, c'est un constat c


Éric Verhaeghe

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L'information est révélée aujourd'hui par le Financial Times : des banques commerciales françaises dissimulent 18 milliards € d'avoirs russes, au moment mêle où la France pousse la Belgique à utiliser les avoirs détenus par Euroclear au profit de la reconstruction de l'Ukraine. La France bloque l'utilisation de 18 milliards d'euros d'actifs russes La France subit une pression croissante pour utiliser environ 18 milliards d'euros d'actifs souverains russes gelés sur son territoire afin de fi


Rédaction

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