ALERTE : ces cygnes blancs qui annoncent un krach boursier, par Vincent Clairmont

ALERTE : ces cygnes blancs qui annoncent un krach boursier, par Vincent Clairmont


Partager cet article

Il existe aujourd'hui 15% de risques pour que deux "cygnes blancs" (la faillite de First Brands et une information perturbante délivrée par Oracle) se transforme en crise systémique. Sans compter les tensions sur les dettes souveraines où la crise institutionnelle française pourrait être l'étincelle qui met le feu au dépôt d'explosif.

Le marché, dans son optimisme parfois aveugle, aime à se raconter des histoires. L'histoire d'une intelligence artificielle aux profits infinis, ou celle d'un crédit privé offrant des rendements élevés sans risques apparents. Mais deux événements récents, surgissant dans des secteurs que tout semble opposer, viennent de déchirer le voile de ces récits complaisants. D'un côté, un rapport interne à Oracle révèle que sa lucrative activité de cloud IA tourne avec des marges faméliques. De l'autre, la faillite retentissante de First Brands Group expose le géant bancaire UBS à plus d'un demi-milliard de dollars de pertes potentielles, jetant une lumière crue sur les zones d'ombre du financement privé.

Le premier réflexe serait de crier au « cygne noir », cet événement imprévisible et dévastateur théorisé par Nassim Nicholas Taleb. Ce serait une erreur d'analyse. Ces secousses ne sont pas des cygnes noirs surgis de l'inconnu, mais bien des « cygnes blancs » : des risques parfaitement prévisibles, connus de certains, mais que l'euphorie collective ou une quête de rendement à tout prix ont poussé à ignorer.

Ces deux affaires, loin d'être anecdotiques, sont les symptômes d'un changement de régime fondamental. Elles marquent la collision brutale entre la fin de l'ère de l'argent facile et deux des piliers de la dernière décennie : la croissance technologique à tout prix et l'ingénierie financière opaque. Il est impératif de déconstruire ces deux signaux d'alarme pour comprendre la tempête qui pourrait s'annoncer.

La BCE relève ses taux, l'or corrige, le fisc resserre : le point patrimonial de la semaine

La BCE relève ses taux, l'or corrige, le fisc resserre : le point patrimonial de la semaine

Par Vincent Clairmont Chaque dimanche, je passe en revue ce que la semaine a changé pour votre épargne. Cette fois : la première hausse de taux de la BCE depuis 2023, la correction de l'or, la rechute du Bitcoin, l'euro contre le dollar, les livrets réglementés avant la révision d'août, les échéances fiscales de juin, les menaces du PLF 2026 et l'entrée en vigueur du datamining DAC8. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'


Rédaction

Rédaction

Ukraine : cette guerre que nous ne savons plus lire

Ukraine : cette guerre que nous ne savons plus lire

Par Thibault de Varenne — chronique Voici bientôt quatre ans et demi que la guerre dure à l'est de l'Europe, et nous avons cessé de la comprendre. Non que les faits manquent : ils abondent. Mais nous ne les lisons plus que dans une seule langue, celle d'un camp qui ne raconte que ses espérances. Lue depuis Moscou, Pékin et New Delhi, la carte dit autre chose. Essayons, pour une fois, de la lire avec les yeux des autres. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUI


Rédaction

Rédaction

Albanie : la lagune protégée offerte au gendre de Trump

Albanie : la lagune protégée offerte au gendre de Trump

Un mégaprojet à 1,4 milliard d'euros lié à Jared Kushner, gendre de Donald Trump,menace la réserve naturelle de Vjosa-Narta, sanctuaire de flamants roses sur l'Adriatique. L’île de Sazan, verrou géostratégique, complète le tableau. Le projet prévoit hôtels, villas et marina haut de gamme. Depuis le début du mois de juin, la « révolution des flamants roses » enflamme Tirana et le littoral sud. L’agence anticorruption a ouvert une enquête, sur fond de scandale impliquant déjà la vice-Première mini


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Bruxelles : 13 ans d'attente pour un logement social — sauf pour les amis du parti
Photo by Norbert Levajsics / Unsplash

Bruxelles : 13 ans d'attente pour un logement social — sauf pour les amis du parti

Alors que des demandeurs modestes patientent jusqu’à 13 ans sur les listes d’attente, des dirigeants socialistes à Bruxelles orientent sciemment les attributions de logements sociaux vers leurs sympathisants et électeurs. Des messages WhatsApp fuités à Anderlecht et un audit accablant à Saint-Josse-ten-Noode lèvent le voile sur un système de favoritisme généralisé. Le gouvernement régional bruxellois vacille sous le poids de perquisitions, de quatre enquêtes du parquet et d’une commission d’enqu


Rédaction

Rédaction