40 % des personnes atteintes du COVID-19 ne présentent pas de symptômes. Et c’est très bon pour tous !

40 % des personnes atteintes du COVID-19 ne présentent pas de symptômes. Et c’est très bon pour tous !


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Bien que les données sur le sujet ne soient pas exhaustives, selon une récente étude, 40 % des personnes ayant contracté le virus du Covid-19 demeurent asymptomatiques. Le virus se propage donc naturellement et cela aurait dû conduire à miser beaucoup plus sur l'immunité de groupe.

60 % des jeunes  ne présentent pas de symptômes

En toute logique, effectuer un test n’effleurera pas toujours l’esprit d’un individu qui se sent en pleine forme. Les experts se sont ainsi penchés sur le cas des personnes asymptomatiques, mais atteintes du Covid-19.

D’après une étude publiée par JAMA Network Open mardi dernier, on a pu estimer un taux de 40% de personnes positives aux tests, mais sans symptômes. En se basant sur 95 études effectuées entre janvier 2020 et février 2021, les chercheurs ont, au total, répertorié une trentaine de millions de personnes établies en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Asie, en Afrique et en Europe et qui étaient clairement asymptomatiques.

Contre toute attente, on a ainsi pu découvrir que plus de 60% des sujets de moins de 20 ans atteints de Covid-19 étaient asymptomatiques, contre 50% pour ceux âgés de 20 à 39 ans, près de 32% pour les 40 à 59 ans et 33% chez les plus de 60 ans.

Le Dr Alan Wells en sa qualité de directeur médical des laboratoires cliniques de l’UPMC a souligné : « De manière générale, l’étude a montré que chez les personnes âgées, les deux tiers présentaient des symptômes, et que chez les personnes âgées de 20 à 30 ans, environ les deux tiers ne présentaient pas de symptômes … C’est ce que nous observons dans beaucoup de virus respiratoires« .

Si l’on se réfère au profil des asymptomatiques, cela englobe majoritairement : les voyageurs aériens, les femmes enceintes ainsi que le personnel œuvrant dans les maisons de retraite. Pour éviter les quiproquos, le Dr Wells a tenu à préciser qu’il a été possible de détecter la présence du virus chez cette population, car leur attribution professionnelle exige la réalisation de tests régulièrement.

Il ajoute « Si nous disposions d’un programme de dépistage plus complet qui échantillonnait tout le monde de manière impartiale, nous détecterions davantage de cas asymptomatiques« .

Vive l'immunisation progressive du groupe !

Faut-il s’inquiéter de la haute proportion d’asymptomatiques? Des chercheurs prétendent que les sujets asymptomatiques sont beaucoup plus exposés à des formes plus graves en cas de réinfection. A cet effet, le département de la santé publique du Kentucky et un service de santé local ont enquêté sur deux épidémies dans un établissement de soins, l’une en juillet 2020 et la seconde en octobre 2020.

Les chercheurs ont constaté que cinq résidents – trois asymptomatiques et deux présentant des symptômes légers lors de la première épidémie – étaient plus malades lors de la deuxième épidémie, selon l’étude publiée en février 2021 par les Centers for Disease Control and Prevention.

Face à cela, Cameron a déclaré « Ils étudient encore cette question, mais les données se sont rassemblées autour d’une hypothèse selon laquelle plus la maladie est grave, plus votre niveau d’anticorps neutralisants et d’immunité durable est élevé… Les infections asymptomatiques et légères entraînent des réponses immunitaires moins robustes« .

Tout cela paraît assez tiré par les cheveux vu le fait que cinq personnes ne peuvent pas représenter un échantillon représentatif. En fait tout se passe comme si l’on avait du mal à admettre que le virus circule quoi qu’il advienne et procure progressivement une immunité de groupe – avec bien entendu des individus plus ou moins naturellement protégés.

Les mêmes experts qui jouent à se faire peur nous explquent que les cas asymptomatiques risquent également de connaitre une croissance importante aujourd’hui vu que les variants actuelles sont hautement transmissibles, à l’exemple d’Omicron et de delta. Mais n’est-ce pas une bonne nouvelle: un virus qui circule plus et qui produit moins de formes graves?


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