À gauche de Macron, la taxe carbone n’a pas dit son dernier mot

1 min de lecture

Partager cet article

86 députés ont signé une tribune dans le Figaro appelant à une fiscalité carbone équitable. Certains d’entre eux sont des ténors de la République En Marche. Elle témoigne de la recomposition à gauche qui se construit.

Parmi les signataires de cette tribune qui a fait grand bruit, on trouve des ténors de la majorité actuelle, dont deux figures de la République En Marche données comme possibles candidats à la mairie de Paris. Le signal est assez fort pour qu’on devine, derrière ce texte frondeur, un calcul politique destiné à recomposer une gauche bo-bo.

Villani et Renson pour une nouvelle taxe carbone

Parmi les signataires de la tribune en faveur d’une taxe carbone nouvelle formule, on retient particulièrement deux noms: Cédric Villani et Hugues Renson. Les deux hommes sont des députés influents de la majorité parlementaire. Ils ont tous les deux fait part de leur intérêt pour la mairie de Paris. Les autres candidats potentiels étant ministres, on imagine que la solidarité gouvernementale ne leur a guère laissé la possibilité de signer eux aussi ce texte.

La fiscalité carbone, nouveau marqueur de la gauche bobo

La signature du texte par Villani et Renson indique en tout cas que la fiscalité carbone est devenue, grâce aux Gilets Jaunes, un marqueur crucial autour duquel la gauche bo-bo se reconnaît. Le fait que deux possibles candidats parisiens osent affronter les foudres présidentielles pour y souscrire montre bien le calcul politique que cette taxe si roborative permet. En raisonnant par l’absurde, on peut même soutenir que ne pas afficher son soutien à la fiscalité carbone risque d’être un handicap pour une candidature devant les élites parisiennes.

On y verra un pivot d’une recomposition en profondeur.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite

Le débat sur la constitutionalisation de l'IVG a profondément divisé les partis de droite, Rassemblement National et Républicains à l'Assemblée. Emmanuel Macron peut se réjouir: il a une fois de plus montré qu'il n'avait pas d'adversaire idéologiquement constitué; il a divisé les deux groupes d'opposition de droite; il a tendu un piège, qui a fonctionné, à Marine Le Pen. Cependant le résultat du vote montre qu'être de  droite, c'est précisément ne pas accepter, comme force politique, les diktats


CDS

CDS

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée

"Haro sur l'extrême-droite" est un spectacle qui est bien parti pour rattraper "La Cantatrice Chauve" de Ionesco jouée sans interruption à Paris, au théâtre de la Huchette depuis 1957. En l'occurrence, nous avons affaire à une (mauvaise) comédie politique, jouée sans interruption depuis  le 13 février 1984, jour où Jean-Marie Le Pen était l'invité de L'Heure de Vérité, la célèbre émission politique de l'époque.  Depuis lors, nous avons affaire à un feuilleton ininterrompu d'épisodes, dont l'anal


CDS

CDS

L’Urssaf réclame 2,7 millions pour elle - même, les 231 livreurs attendent toujours

L’Urssaf réclame 2,7 millions pour elle - même, les 231 livreurs attendent toujours

Le 23 septembre 2026, l’Urssaf a exigé 2,7 millions d’euros de Foodora et de deux anciens dirigeants pour travail dissimulé.L'audience d'indemnisation est renvoyée au 27 janvier. Dans le même temps, les 231 anciens coursiers, eux, patientent toujours. LE COURRIER DES STRATÈGESRestez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré. Gratuit. Vous restez li


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Rennes: louer son deux-pièces deviendra une demande d'autorisation, sous peine de 15 000 euros
Photo by Franck V. / Unsplash

Rennes: louer son deux-pièces deviendra une demande d'autorisation, sous peine de 15 000 euros

À partir d’avril 2027, louer certains petits logements dans le centre ancien de Rennes ne relèvera plus de la seule décision du propriétaire. Environ 900 logements de moins de 20 m² seront soumis à un « permis de louer », avec dossier administratif, visite municipale et jusqu’à 15 000 euros d’amende en cas de récidive. LE COURRIER DES STRATÈGESRestez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Cou


Rédaction

Rédaction