Le portrait polémique d’Agnès Buzyn qui a disparu du site du JDD

1 min de lecture

Partager cet article

Agnès Buzyn est-elle sous-utilisée? C’est ce qu’un portrait d’elle par Anna Cabana prétendait, dans le Journal du Dimanche du 10 février. Mais en fin de journée, ce portrait qui témoignait d’une nouvelle fracture au sein du gouvernement Philippe avait disparu du site de l’hebdomadaire.

Anna Cabana a consacré à Agnès Buzyn un portrait qui a opportunément disparu du site Internet de l’hebdomadaire. En lisant l’article, on comprend pourquoi.

Agnès Buzyn jugée trop transparente?

Anna Cabana soutient que l’entourage du Premier Ministre juge Agnès Buzyn trop transparente dans les medias.

« Sa stratégie de transformation du système de santé est passée quasiment inaperçue », écrit même l’hebdomadaire. La ministre de la Santé, de son côté, déplore que « pendant la première année [du quinquennat], la partie sociale n’a pas été assez incarnée ».

De fait, les réformes d’Agnès Buzyn incarnent un visage plus social de la macronie, que la ministre illustre avec une forme d’austérité et de rigueur qui ne font pas rêver.

De son côté, Agnès Buzyn se plaint de son relatif isolement politique et du manque d’entrain avec lequel Édouard Philippe la mettrait en avant. Elle annonce vouloir désormais intervenir sur tous les sujets.

À un moment où la loi santé qu’elle porte va passer devant l’Assemblée Nationale, dans un contexte tendu de « Gilets Jaunes », ce différend apparent n’est pas de bonne augure. La ministre de la Santé pourrait en effet constituer une pièce importante dans un dispositif de communication de crise, avec une loi qui apporte des mesures plutôt apaisantes pour la France périphérique.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

Le vote à l’Assemblée sur la constitutionalisation de l’IVG a divisé les partis de droite

Le débat sur la constitutionalisation de l'IVG a profondément divisé les partis de droite, Rassemblement National et Républicains à l'Assemblée. Emmanuel Macron peut se réjouir: il a une fois de plus montré qu'il n'avait pas d'adversaire idéologiquement constitué; il a divisé les deux groupes d'opposition de droite; il a tendu un piège, qui a fonctionné, à Marine Le Pen. Cependant le résultat du vote montre qu'être de  droite, c'est précisément ne pas accepter, comme force politique, les diktats


CDS

CDS

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée
30.05.1968, manifestation de soutien au général de Gaulle.

« Haro sur l’extrême-droite »: cette comédie politique déconnectée

"Haro sur l'extrême-droite" est un spectacle qui est bien parti pour rattraper "La Cantatrice Chauve" de Ionesco jouée sans interruption à Paris, au théâtre de la Huchette depuis 1957. En l'occurrence, nous avons affaire à une (mauvaise) comédie politique, jouée sans interruption depuis  le 13 février 1984, jour où Jean-Marie Le Pen était l'invité de L'Heure de Vérité, la célèbre émission politique de l'époque.  Depuis lors, nous avons affaire à un feuilleton ininterrompu d'épisodes, dont l'anal


CDS

CDS

L’Urssaf réclame 2,7 millions pour elle - même, les 231 livreurs attendent toujours

L’Urssaf réclame 2,7 millions pour elle - même, les 231 livreurs attendent toujours

Le 23 septembre 2026, l’Urssaf a exigé 2,7 millions d’euros de Foodora et de deux anciens dirigeants pour travail dissimulé.L'audience d'indemnisation est renvoyée au 27 janvier. Dans le même temps, les 231 anciens coursiers, eux, patientent toujours. LE COURRIER DES STRATÈGESRestez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré. Gratuit. Vous restez li


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Rennes: louer son deux-pièces deviendra une demande d'autorisation, sous peine de 15 000 euros
Photo by Franck V. / Unsplash

Rennes: louer son deux-pièces deviendra une demande d'autorisation, sous peine de 15 000 euros

À partir d’avril 2027, louer certains petits logements dans le centre ancien de Rennes ne relèvera plus de la seule décision du propriétaire. Environ 900 logements de moins de 20 m² seront soumis à un « permis de louer », avec dossier administratif, visite municipale et jusqu’à 15 000 euros d’amende en cas de récidive. LE COURRIER DES STRATÈGESRestez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Cou


Rédaction

Rédaction