L’Islam structure dangereusement le débat public en France

L’Islam devient le sujet majeur du débat public français, et le principal marqueur politique, par-delà les clivages traditionnels. Depuis le discours incendiaire d’Eric Zemmour sur le sujet à la convention de la droite organisée par Marion Maréchal, le clivage s’étend dans l’opinion française entre des élites farouches hostiles au haussement de ton sur la question islamique, et une part grandissante de la population qui souhaite que la question de la compatibilité de l’Islam avec la République soit abordée ouvertement. Pas un jour ne se passe sans qu’une nouvelle polémique n’intervienne.

Peut-il exister un Islam compatible avec la République ? Cette question inimaginable il y a quelques années, dans sa crudité et sa cruauté, est aujourd’hui dans de nombreux esprits, à défaut d’avoir à ce jour le droit d’être sur toutes les lèvres. Mais le maintien d’un arrière-fond terroriste permanent (avec l’attentat de la Préfecture de police) et la montée des revendications minoritaires ont eu raison des tabous.

Macron donne le mauvais exemple sur l’Islam

Il faut dire que, sur la question de l’Islam, Emmanuel Macron lui-même a donné le mauvais exemple. Dans son retentissant discours à la Préfecture de police, il n’a pas hésité à prôner un signalement systématique des comportements de radicalisation. Problème: les symptômes de la radicalisation sont désormais entendus au sens large, et correspondent aux signaux de la conversion ou de la pratique religieuse rigoriste.

Dès lors, si l’on suit les propos de Christophe Castaner (tout de même ministre des cultes…) sur la radicalisation, la différence entre un musulman et un islamiste devient difficile à faire :

« le port de la barbe, la pratique régulière et ostentatoire de la prière rituelle, une pratique religieuse rigoriste, particulièrement exacerbée en matière de Ramadan” ou encore “le refus de serrer la main à une femme, le port du voile intégral en dehors du travail« 

Au vu de cette description, plusieurs centaines de milliers de personnes peuvent être, en France, classées comme radicalisées.

En réalité, la société française, sans s’en apercevoir, est en train de mûrir une question simple : l’expression de l’Islam dans l’espace public est-elle compatible avec la République ? On n’en est pas encore à poser la question aussi ouvertement, mais les jours passants, nul doute que la question devrait être, assez rapidement, formulée aussi clairement.

Des polémiques en veux-tu ? en voilà !

Cette lente maturation du débat public se fait à coups de polémiques de plus en plus violentes. Au chapitre de ces moments qui secouent, on rangera cette semaine les propos de Xavier Bertrand, particulièrement tranchants devant la presse.

 J’appelle à une offensive républicaine » contre « l’islamisme qui gangrène notre pays », a affirmé Xavier Bertrand, pour qui « l’islam politique est un danger majeur qui remet en question les fondements de notre société ».

Si le mou du genou Bertrand en arrive là, c’est bien que plusieurs étapes décisives ont été franchies dans ce qui ressemble de plus en plus à une conscientisation d’un problème largement dû aux financements saoudiens ou qataris, et à l’intervention américaine dans notre champ communautaire.

En même temps, un conseiller régional RN de Franche-Comté suscitait une violente polémique en publiant sur les réseaux sociaux une vidéo montrant comment il avait demandé l’expulsion d’une femme voilée qui assistait, dans le cadre d’une sortie scolaire, à une réunion du Conseil. Cette sortie lui a valu les pires noms d’oiseaux.

Vers un retour de Daesh et des attentats ?

Bien entendu, derrière ces éléments épars qui témoignent d’une fébrilité certaine de la société française, toute la question est de savoir si ces heurts verbaux risquent de se traduire par des heurts physiques. On peut sur ce point être assez pessimistes si l’on songe aux évasions ou libérations annoncées de suppôts de Daesh en Syrie. Détenus depuis plusieurs mois par des Kurdes, ces combattants ou proches de combattants pourraient retrouver la liberté à l’occasion de l’offensive turque.

Un premier camp de 800 prisonniers serait déjà libéré.

Il faut donc s’attendre, dans les semaines à venir, à des retours clandestins de combattants sur le sol français, et vraisemblablement à une reprise des attentats. Nul ne sait sur quelle extrémité une nouvelle vague sanglante pourrait déboucher dans le climat actuel.

Hits: 1959

Vous aimerez aussi...

14 réponses

  1. Mixer dit :

    Je ne rejoins pas votre analyse lorsque vous opposez « les elites » contre l’opinion. Je fais partie de ce qu’on Appelle les CSP++, donc des soit disant elites, mais Je n’accepte plus ces signes religieux ostentatoires ni toute forme de proselitisme, qu’ils soient musulmans, juifs, gay ou autre!

    • René Fries dit :

      « (…) musulmans, juifs, gays ou autres – » ne pas les mettre dans un même pot quand-même.

      Tout comme les nazis avec leurs brassards à croix gammée, les musulmans possèdent avec les hijabs, niqabs et autres tchadors des signes reconnaissables et universellement connus indiquant une attitude foncièrement anti-démocratique et totalitaire:

      « Tout comme les nazis », les musulmans sont aussi « the best of people » (3:110 – …chez les nazis on avait pour ces « best of » des appellations comme « Herrenmenschen »), alors que les « kafirs » c.à.d. nous, sommes appelés « singes » (qor’ân 2:65), « cochons » (5:60), « ânes » (74:50), « chiens » (7:176) et « bestiaux » (7:179), ce qui correspond chez les nazis aux « Untermenschen ».

      Mais non seulement il est impossible de se moquer de Mahomet puisqu’il n’a jamais existé

      [l’inexistence de « Mahomet » a pu être prouvée mathématiquement: en pp. 851 sq. de « Die Entstehung einer Weltreligion IV », Schiler Verlag, Berlin 2017 se trouve un passage disant que « le qor’ân eut au moins trente auteurs, au maximum cent, plus probablement une cinquantaine. » Il faut insister sur le fait qu’il s’agit là d’une discipline mathématique, l’ainsi nommée « Code theory » qui « (…) rend possible le fonctionnement des ordinateurs, de l’internet, de la compression d’images pour photos digitales, de la réception TV à canaux multiples et de beaucoup d’autres technologies indispensables au monde moderne. (…) En menant mes recherches pour ma thèse, j’ai fait usage de cette branche de la ‘code theory’ qui s’applique aux textes écrits. Elle s’appelle Analysis of Text Data (ATD). (…) Le nom de ‘Mahomet’ fut introduit dans le qor’ân par un seul auteur, distinct des autres auteurs ayant contribué au texte. ‘Mahomet’ fut mentionné pour la première fois 60 ans après sa (prétendue) mort, mais un seul artéfact d’avant le 9e siècle –  » (= l’inscription au dôme du rocher analysée par Luxenberg  » – dit qu’il fut un prophète. (…) Il n’est habituellement dépeint comme prophète fondateur de l’islam, supérieur à tous les autres, qu’après au moins 200 ans ayant suivi sa (prétendue) mort. » S’agissant là de mathématiques, il est humainement parlant impossible d’à la fois utiliser une TV, un ordinateur, une voiture, les services d’une clinique etc., et de soutenir que « Mahomet » a existé et que le qor’ân fut de lui. De deux choses l’une]

      mais aussi de se moquer d’une « religion, l’islam », puisque l' »islam » n’est pas une religion

      [La désignation de l' »islam » comme religion est fausse d’emblée bien qu’en général, le concept coranique de « dīn » soit traduit par « religion »; mais la signification exacte est « le juste/le vrai » (le comportement juste, la voie juste, la conscience juste, la bonne façon de vivre, la bonne conception de la foi, le bon ordonnancement de la communauté des croyants). Par ailleurs, jusqu’aux 17e/18e siècles et même chez nous, le concept de « religion » n’avait pas la même signification qu’aujourd’hui, cf. « Vom Koran zum Islam », Schiler Verlag, Berlin 2009, p. 35].

      Et pour ce qui est d’éventuelles « insultes », il est tout à fait évident que les seuls à être insultés dans l’affaire, c’est bien nous, les kafirs, les singes, les cochons et les chiens (les « Untermenschen »). Dans le quotidien, c’est le « voile islamique » (24:31) qui fait fonction bien qu’il ne soit « aucunement un devoir coranique » (lettre du 21/6/1989 par l’imam de la mosquée de Bruxelles, source: Marijke Welvaer https://dutch.faithfreedom.org/); par ailleurs, Luxenberg traduit 24:31 par « qu’elles s’attachent leur ceinture autour de la taille » (article « Le voile islamique », dans « Cités », Presses Universitaires de France, Paris 3/2004). Tout en étant donc une grossière erreur et par-dessus le marché « non-coranique », reste qu’il est une insulte – assortie d’une menace – à tout non-musulman, puisqu’il proclame haut et fort que sa porteuse c.à.d. son clan s’identifie à une idéologie totalitaire et anti-démocratique qui non seulement traite les non-musulmans d' »ânes », de « singes », de « cochons », de « chiens » et de « bestiaux » mais qui selon 2:191-193, enjoint de tuer les infidèles « partout où vous les trouverez ».

    • Oblabla dit :

      Je partage votre point de vue de la même manière. En justifiant le rejet de tout prosélytisme qu’il soit religieux ou qu’il vienne de minorités rendues envahissantes par les soi-disant « progressistes ».

  2. René Fries dit :

    « (…) la compatibilité de l’Islam avec la République – »

    la Cour Européenne t des Droits de l’Homme, dans son « Annual Report » 2003, est on ne peut plus claire: « (…) sharia law is incompatible with democracy and human rights ».

    Mais ni Démocratie ni Droits de l’Homme n »étant en application en France, pas étonnant que l’Islam y trouve la voie libre:

    – Démocratie: dans « Filosofie Magazine » 7+8/2019 on peut lire que « (…) Simone Weil (disait que) là où il existe des partis politiques, la démocratie est morte », faisant écho à Hannah Arendt qui avait écrit que « presqu’à sa naissance, le système des partis fut discrédité en Europe », dans « In der Gegenwart – Übungen im politischen Denken II », Piper Verlag GmbH, München, 2. Auflage April 2017 p. 109

    – Droits de l’Homme: « Les régimes totalitaires du siècle passé ont tenu grâce à la délation. Tenir des propos hostiles, y compris en privé, dans sa famille, à l’école ou sur le lieu de son travail, au régime nazi ou au régime communiste pouvait conduire à perdre son emploi ou à aller en camp de rééducation. Le régime politiquement correct de Macron s’est inspiré de ces exemples nazis et soviétiques. Le premier ministre a profité de la torpeur de l’été pour publier, le 5 août 2017, un chef-d’œuvre de texte liberticide. — Il prévoit pour toute personne – sur simple condamnation contraventionnelle – la possibilité d’être condamné à un ‘stage de citoyenneté’, terme de novlangue pour désigner une action de rééducation. Et ce pour de simples propos privés. Sur simple dénonciation », https://www.polemia.com/les-mal-pensants-en-camp-de-reeducation/. La France ignore « le DROIT de ne pas être inquiété pour ses opinions » garanti par l’art. 19 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, déclaration qu’elle a bien sûr signé pour mettre de la poudre aux yeux des naïfs mais manifestement pas pour l’appliquer.

    Bien sûr, les naïfs de toujours s’étonner.

    • René Fries dit :

      Mais quid de la Démocratie?

      H. Arendt: « (…) n’auront voix au chapitre que ceux qui sont prêts à ne s’identifier ni avec une idéologie ni avec un pouvoir »(dans “Briefwechsel”, Serie Piper, Neuausgabe, München/Zürich 1993, lettre du 8-11-1945). On sait que dans l’antique Athènes, les députés furent élus par le système du κληρωτήριον/klèrōtērion, c.à.d. par tirage au sort. Et dans le mensusl scientifique néerlandais “Natuurwetenschap en techniek” 5/2011 on peut lire que « la qualité de la législation augmente si dans un parlement prennent également place quelques députés ‘indépendants’ choisis au hasard. Ceci résulte d’un modèle mathématique développé par des chercheurs de l’université de Catania. (…) D’après Pluchino, le tirage au sort corrigerait quelques désavantages de la politique de partis. Il cite la ‘loi de fer de l’oligarchie’ du sociologue Robert Michels, qui dit que dans toute organisation quelconque, le pouvoir finit toujours par être concentré dans les mains d’une petite élite ». David Kelly, dans “Die hungernde Herde”, R. Piper & Co Verlag, München 1959 pp. 149-150, décrit les dits désavantages, parmi lesquels le fait que « (…) le député individuel ne doit plus des comptes à ses électeurs mais à la direction du parti. Les décisions importantes ne sont pas prises en des votes parlementaires mais dans la session privée du parti à l’étage supérieur. Et de la même façon que le député ne doit plus des comptes à ses électeurs, le gouvernement lui aussi ne doit plus des comptes au parlement mais à son (ses) parti(s). Le ‘parti’ devient ainsi un petit groupe non prévu dans la constitution, et sa composition exacte est inconnue de l’électeur moyen. » ; pour faire revivre cette démocratie, on pourrait imiter ce Kleisthénès qui avait subdivisé l’Attique en 3 parties, ville, côte et intérieur du pays: environ 140 dèmes (au lieu des tribus traditionnellement dominées par la noblesse), 30 groupes de dèmes et 10 phratries – ce qui avec le κληρωτήριον résultait en une représentation démocratique toujours équilibrée entre ville, côte et intérieur, précédemment souvent en guéguerre parfois violente. Le 2500e anniversaire de cet événement fut d’ailleurs fêté, en 2007, par un grand rassemblement de « politiciens » et de dignitaires européens

  3. Strohl dit :

    On a tendance en France à stigmatiser « l’idéal communautaire », c’est-à-dire un resurgissement du besoin de proxémie, de liens proches en l’amalgamant avec une organisation politique communautariste, c’est-à-dire une représentation politique fondée sur les diverses appartenances ethniques, religieuses etc. Au nom d’un laïcisme mal compris, l’espace public devrait être homogène, vide et neutre. Or la laïcité ce n’est pas l’éradication des religions, mais la neutralité de l’Etat à l’égard de toutes les religions et la liberté de chacun de croire et de ne pas croire.
    La Charia est effectivement contraire à la laÏcité, car elle prétend imposer à tous une loi religieuse au-dessus des lois républicaines qui justement protègent de ces impositions. En revanche que chacun dans sa vie individuelle respecte des lois religieuses qui seraient contraires aux lois de la république, mais sans attenter à celles-ci, c’est le propre de toute appartenance religieuse : les catholiques refusent l’avortement, tant que c’est pour eux (et non imposé), pourquoi pas ; la loi autorisant l’IVG est une loi de liberté, pas d’imposition, sinon c’est de l’eugénisme. Idem pour les tenues abordées dans la rue, voire les signes religieux. Ils font de mon point de vue partie de la liberté religieuse qui a le droit de s’exprimer, même aux yeux de tous, dès lors qu’elle ne les empêche pas d’exprimer leur propre croyance ou incroyance.
    C’est pour cela qu’on se trompe sur cette histoire de signes de radicalisation : parce que les auteurs d’attentats se revendiquant de l’islam terroriste sont souvent de conversion récente et comme nombre de convertis « en rajoutent », notamment par rapport aux non convertis, on amalgame terrorisme et conversion islamiste. Oublieux qu’il y a nombre de convertis et surtout de musulmans fussent-ils fondamentalistes (comme le sont actuellement nombre de groupes religieux, protestants, catholiques, juifs) qui ne sont en rien terroristes. Le passage à l’acte est toujours multicausal et l’islamisme est en quelque sorte un climat de fond de ce passage à l’acte.
    Mais il faut remarquer aussi que l’islamisme est plutôt le fruit d’une absence de connaissances religieuses et d’encadrement communautaire rituel qu’une conséquence d’une intégration religieuse de longue durée. Regardons le profil de nombre de nos jeunes terroristes, ils ont été le plus souvent élevés « sans foi ni loi ». C’est plus souvent d’un manque de règles et de repères, fussent-ils religieux qu’ils manquent et c’est pour ça qu’ils se jettent dans les bras de n’importe quel racoleur islamiste terroriste.

    • René Fries dit :

      — « Idem pour les tenues abordées dans la rue, voire les signes religieux. Ils font de mon point de vue partie de la liberté religieuse qui a le droit de s’exprimer – »

      « Religion »:

      – Selon Ernst Wiechert (rescapé de Buchenwald), le nazisme fut lui-même, pour ses « Neugläubige // nouveaux croyants », une « Ersatzreligion mit eigenen Riten, Weihen und Pomp (religion-ersatz avec ses propres rites, sacres et pompe) », pp. 300 sq. dans « Jahre und Zeiten », Verlag Ullstein GmbH, Frankfurt-Main/Berlin 1989.

      – Hans Peter Raddatz, dans: « Von Allah zum Terror? », Herbig, Munich 2002, p. 71 : « Dans aucune autre culture, sans parler de religion, on ne trouve la codification des meurtre, pillage, mise en esclavage et extortion de tributs en tant que devoir religieux. Dans aucune autre religion ne se trouve la légitimation sacrée de la violence en tant que volonté de Dieu envers les non-islamiques, telle que codifiée par l’islam dans le qor’ân en tant que partie intégrante de son idéologie, et confirmée dans sa praxis historique. Last but not least, on ne trouve aucun fondateur religieux dont l’exemple à suivre, comme dans le cas de Mahomet, ne s’étend pas seulement à la conduite des guerres mais aussi à l’exécution des adversaires par meurtre sur commande ». Confirmation de la part d’une source on ne peut plus autorisée: « Sheikh Muhammad Abdullah Nasr (…) refuse de dénoncer IS/Daech comme non-islamique, disant ‘je ne puis (condamner l’Etat Islamique comme non-islamique). L’Etat Islamique est un sous-produit (byproduct) des programmes d’al-Azhar. Ainsi, al-Azhar peut-elle se dénoncer elle-même comme non-islamique? Al-Azhar dit qu’il doit y avoir un califat et que c’est une obligation pour le monde musulman (de l’établir). Al-Azhar enseigne la loi de l’apostasie et de tuer l’apostat. Al-Azhar est hostile envers les minorités religieuses, et enseigne des choses comme de ne pas construire des églises, etc.. Al-Azhar maintient l’institution de la jizziya (extorsion de tributs des minorités religieuses). Al-Azhar enseigne de lapider les gens. Ainsi, al-Azhar peut-elle se dénoncer elle-même comme non-islamique?’… », source: http://raymondibrahim.com/2015/11/18/al-azhar-and-isis-cause-and-effect/. De toute façon le soi-disant « islam » n’est pas une religion mais une idéologie totalitaire bien qu’en général, le concept coranique de « dīn » soit traduit par « religion »; mais la signification exacte est « le juste/le vrai » (le comportement juste, la voie juste, la conscience juste, la bonne façon de vivre, la bonne conception de la foi, le bon ordonnancement de la communauté des croyants), cf. « Vom Koran zum Islam », Schiler Verlag, Berlin 2009, p. 35.

      — Radicalisation:

      – « C’est pour cela qu’on se trompe sur cette histoire de signes de radicalisation — » non et encore une fois non. Le Dr. Ahmed Ibrahim Khadr, dans https://www.gatestoneinstitute.org/8101/radical-moderate-islam (« ‘Radica’ vs. ‘Moderate’ Islam: A Muslim View »), est formel: « (…) the division of Islam into ‘moderate Islam’ and ‘radical Islam’ has no basis in Islam — neither in its doctrines and rulings, nor in its understandings or reality // la division de l’islam en ‘islam modéré’ et ‘islam radical’ n’a aucune base dans l’islam – ni dans ses doctrines et décisions juridiques, ni dans son (auto-)compréhension ni dans la réalité ».

      – Quid des actes de haine commis par les musulmans dès l’école maternelle? c.à.d. à un âge où la réflexion personnelle faisant défaut, l’enfant ne fait que refléter la doxa de son environnement familial/ »religieux »: « à Renaix, des tout petits se radicalisent » (ce qui donc est faux) « et menacent des camarades de classe », https://sceptr. net/2017/08/kleuters-ronse-radicaliseren-en-bedreigen-klasgenootjes/ et encore (et logiquement), « la ligne de chemin de fer ‘la plus dangereuse’ de Belgique, Mechelen-Sint Niklaas, où des jeunes ‘allochtones’ (= musulmans) traînent partout, incommodent les gens et leur crachent dessus dans les gares », https://www.nieuwsblad.be/ cnt/dmf20181014_03836185 et encore (et logiquement) des églises européennes vandalisées, conchiées et incendiées « chaque jour » https://www.gatestoneinstitute.org/14044/europe-churches-vandalized [dont >800 rien qu’en France et rien qu’en 2018, https://www.gatestoneinstitute.org/14107/notre-dame-destruction-christian-europe%5D et encore (et logiquement) les plus de 35.000 attentats commis depuis le 11 sept. 2001.

      Le nazisme a fait environ 75 millions de victimes, http://www.centre-robert-schuman.org/userfiles/files/REPERES%20-%20module%201-2-0%20-%20notice%20-%20Bilan%20de%20la%20Seconde%20Guerre%20mondiale%20-%20FR%20-%20final.pdf, tandis que l' »islam » est responsable de la mort d’au moins 270 millions de personnes et ce, à des époques où la population mondiale totale était loin en-dessous du milliard, voir https://hotcopper.com.au/threads/islams-historical-270-million-death-toll.2444382/; par-contre, les croisades totalisent 1,732,000 de victimes (certains historiens disent 1.000.000, d’autres 3.000.000, voir https://en.wikipedia.org/wiki/ List_of_wars_and_anthropogenic_disasters_by_death_toll); de plus, elles n’étaient que des guerres purement défensives, leur échec final préparant la voie à l’expansion de l' »islam » jusque sous les murs de Vienne, voir https://www.christianitytoday.com/ct/2005/mayweb-only/52.0.html.

      Pourquoi le signe distinctif (sautant aux yeux: la croix gammée) du totalitarisme nazi est-il interdit partout, alors que le signe distinctif (sautant aux yeux: hijab, tchador) du totalitarisme faussement appelé « islam » ne pose apparemment aucun problème? Quid de l’égalité devant la loi?

  4. J M Parnet dit :

    Bonjour @ »Mixer – 8h 02 mn » –
    A qui répondez-vous ? Je n’ai lu personne ici opposant « les zélites » au « peuple » ! Je dirais même que l’aristocratie française (pas celle du fric ou du pouvoir mais celles des valeurs, de la colonne vertébrale, du coeur, de l’Histoire longue, de la continuité) est tout à fait en phase avec « le peuple » s’agissant de critiquer l’islam politique.
    ET COMME EN JUIN 1940 CONTRE LES NAZIS, ses rejetons seront vaillamment au premier rang, le moment venu (et il est proche) POUR PORTER LE FER CONTRE LES ISLAMO-NAZIS …

    • René Fries dit :

      « (…) l’aristocratie française – »

      à l' »étranger » que je suis (Luxembourgeois résidant en Belgique) viennent immédiatement à l’esprit les représentants de cet « Ancien Régime » que Nietzsche, dans « Jenseits von Gut und Böse (Par-delà Bien et mal) », paragraphe 263, caractérise en écrivant « … man muss diesen Satz historischer Billigkeit mit den Zähnen festhalten (etc.) // il faut retenir avec les dents la proposition suivante, d’une évidence (litt. justice) historique: la noblesse européenne – (celle) du sentiment, du goût, des moeurs, bref: le mot pris dans tout sens élevé – est l’oeuvre et l’invention de la France, l’abrutissement, le plébéianisme des idées modernes – (celle) de l’Angleterre » [« Ges. Werke », Gondrom-Verlag, Bindlach 2005, pp. 935-6]. Nietzsche appréciait grandement Taine qui, en bon historien, fit cependant ressortir non seulement le caractère inévitable de la révolution mais encore sa nécessité: « je suis misérable, parce qu’on me prend trop; on me prend trop, parce qu’on ne prend pas assez aux privilégiés, » dans « Les origines de la France contemporaine », Laffont 2011 p. 275; ce « trop », Taine a pu le chiffrer, à savoir « 81,71% », p. 309.

  5. Joseph dit :

    L’auteur a raison, le débat est envenimé et embrouillé.
    La seule question qui vaille est de savoir si l’islam est compatible avec la France ou tout autre système « démocratique », ma réponse est non. L’islam n’est pas une religion, c’est un code civil.
    La laïcité est une vaste blague, c’est une notion de droit, ce qui fait de la laïcité un élément à géométrie variable. Du reste, la laïcité ne résiste pas au prosélytisme de l’islam. La preuve.
    L’islam a de toute façon pris beaucoup trop de terrain pour qu’il soit repoussé, nos carottes sont cuites, le jour viendra, inéluctable, où le roman (Soumission) de Houellebecq aura été rejoint par la réalité.
    Par ailleurs, l’astuce n’est pas la fumeuse taqïya dont tout le monde se gargarise avec de faux airs de spécialiste de l’islam, la vérité est plus grossière, elle consiste à opposer un mal à un moindre.
    Ainsi, l’islam présente d’un coté des « extrémistes » et donc islamistes, et de l’autre des pratiquants réputés tranquilles et intégrés. Cette astuce permet de faire la promotion à bon compte de l’islam en France.
    Mais lorsqu’on y regarde de prêt, qui sont ceux qui veulent imposer : le voile, la burka, le burkini, le Hallal, les classes non mixtes, les piscines à horaires différenciés pour les hommes et les femmes, la modification de l’histoire de France, etc. Sont-ce des thuriféraires de l’islam ou bien des islamistes ?
    Dans la seconde hypothèse la France serait partenaire des islamistes, dans la première elle encourage la promotion de l’islam.
    À chacun de faire son choix. L’état France l’a fait il y a plus de 30 ans et surtout depuis la loi Pleven de Juillet 1972. Tout le reste n’est que littérature.

    • René Fries dit :

       » Tout le reste n’est que littérature ». D’accord — du moment que le vieil adage « la vérité a ses droits » n’a plus cours, ce qui semble bien être le cas actuellement.

      Martha Nussbaum, dans « Love’s Knowledge – Essays on Philosophy and Literature » (Oxford University Press 1990) avait mis l’accent sur l’importance de la (bonne) littérature pour la pensée critique, l’éducation et la société, car rien ne nous met plus au défi de nous familiariser avec des points de vue différents. La littérature en effet, crée de l’empathie et de la compréhension vis-à-vis de l’autre auxquelles, sans elle, nous n’arriverions jamais. Or, selon le « Sociaal en Cultureel Planbureau » néerlandais, la proportion des jeunes « qui lisent » est tombée de 65% en 2006 à 40% en 2017, l’usage intensif des social media et de l’internet ayant eu comme résultat par ailleurs, une baisse notable dans la capacité de concentration des jeunes. Ces mêmes jeunes, tous des « branchés » bien sûr, sont très bien représentés par une certaine Suédoise dont il est inutile de donner le nom, et adeptes d’une ânerie appelée « réchauffement climatique » …euh – « changement de climat »: ânerie devenue ces dernières années une sorte de culte, cf. https://defyccc.com/cult-of-climate-change/, bien que le climat n’a jamais cessé de continuellement changer. Ainsi p. ex. il y eut des périodes sans glace même aux pôles, avec le niveau des océans à l’avenant, et l’ordovicium tardif fut une période de glaciation et ce, avec un contenu en CO2 atmosphérique de > 4000 ppm. Et encore: « Depuis la dernière glaciation il y eut huit périodes pendant lesquelles les glaciers alpins furent plus courts qu’actuellement » [ainsi le mensuel scientifique néerlandais « Natuurwetenschap en techniek (NWT) » 4/2010], et « des études du KNMI montrent que le nombre des tempêtes aux Pays-Bas a diminué pendant les dernières décennies, et la vitesse moyenne des tempêtes a diminué ces dernières 30 années de 5 à 10 pour cent » (« NewScientist »/NL 1/2014). Et aussi: « (…) à cet endroit Lichtenberg » [1742-1799] « parle du problème des possibles variations de la radiation solaire et de la dépendance des variations climatiques de celle-ci », Hans Blumenberg, « Wirklichkeiten in denen wir leben », Verlag Philipp Reclam 7715, p. 159. Et puis, « (…) le Dr McLean a fait un audit des ‘HadCrut4 global data’ depuis 1850 pour sa thèse PhD. (…). Pendant 2 ans, la température de l’entière hémisphère sud fut estimée au départ d’une seule station terrestre en Indonésie ainsi qu’au départ de quelques données (enregistrées sur) quelques bateaux. Nous n’avons pas eu de couverture globale (à raison de) 50% avant 1906. Nous n’avons pas eu de couverture consistante (à raison de) 50% de l’hémisphère sud jusque vers 1950 environ (etc.) », en bref: « Absurdité partout », http://joannenova.com.au/2018/10/first-audit-of-global-temperature-data-finds-freezing-tropical-islands-boiling-towns-boats-on-land/. Puis encore: indépendamment de ces mesures de température (pour la plupart donc non-existantes), toute cette agitation autour du CO2 est une ânerie de plein droit puisque « la ‘peer reviewed’ Molar Mass Version of the Ideal Gas Law du chercheur australien Robert Holmes réfute définitivement toute possible connection entre CO2 et variations climatiques. (…) En appliquant l’équation de Holmes à toutes les planètes du système solaire de la Terre, des marges d’erreur zéro attestent qu’il n’existe aucune base empirique ni mathématique pour aucun facteur d’accumulation (CO2) ‘forcé’ affectant la planète Terre », http://www.sciencepublishinggroup.com/journal/paperinfo?journalid=161&doi =10.11648/j.earth.20170606.18. De plus, le « Solar Inertial Motion Model (SIM) » élaboré par V. V. Zharkova et al. https://www.nature.com/articles/s41598-019-45584-3, prévoit un refroidissement de la planète, c.à.d. « (…) le grand solar minimum (GSM) moderne approchant le soleil en 2020–2055 (…) »; mais à moyen terme c.à.d. culminant vers l’an 2600 (puis de nouveau diminuant, le minimum suivant devant se situer vers ~3700), « nous nous attendons à une augmentation de la température terrestre dans l’hémisphère nord par environ 2.5 C° ou légèrement plus. Cette augmentation est due exclusivement à la rotation du soleil autour du barycentre du système solaire (…). Etant donné que ces variations de température se sont déjà produites sur terre beaucoup de milliers de fois par le passé, on s’attend à ce que le système terre-soleil gère (handle) cette augmentation de la façon habituelle ». Il y aurait encore beaucoup à dire sur l’IPCC (GIEC) qui n’est pas une instance scientifique mais politique (https://defyccc.com/ipcc-disclaimer/); par conséquent, les présupposés élémentaires de toute scientificité ainsi que de toute démocratie, à savoir le scepticisme et la liberté de recherche et d’expression, sont encore une fois mis en péril, voir https://defyccc.com/intimidating-the-deniers-to-enforce-the-consensus/. Ce qui bien entendu a provoqué une réaction des « Scientists Against Climate Alarmism » parmi lesquels des prix Nobel, https://defyccc.com/scientists/, la science étant par définition un libre échange de vues pouvant être antinomiques… – mais en vain. Et cela se comprend puisque les bénéficiaires principaux de la politique du GIEC sont, comme par hasard, ces mêmes Powers That Be que nous avons vus à l’oeuvre dans cette fructueuse connexion entre Big Money, Big Politics, Big Business and Big Sport (Qatar 2022) ainsi que dans le « groupe Bilderberg » [François Fillon à Philippe de Villiers: « Ce sont eux qui nous gouvernent »; vidéo complète: https://www.youtube.com/watch?v=Ppiqbjix7JA%5D, voir également « Bigger than Big Government – Big Banks », http://scienceandpublicpolicy.org/images/stories/papers/ originals/climate_money.pdf. Bien entendu ces Powers That Be contrôlent également [cf. https://swprs.org/%5D les ex-« Main StreamMedia (MSM) » c.à.d. les FSM-« FakeStreamMedia », qui « (…) ont avant tout tourné le dos à leurs responsabilités, cessé de faire leur travail. Ironie du sort: ces médias qui alertaient partout sur la nécessité impérieuse de lutter contre les fake news en sont devenus les principaux propagateurs » (https://www.ojim.fr/la-chaine-dinformation-rt-lancee-en-france-en-decembre-les-medias-du-systeme-sinquietent/), avec comme résultat o combien souhaitable, la foi inébranlable des « branchés », espèce devenue prépondérante donc par le fait même hautement « démocratique », dans les âneries sus-dites

  6. Bruno dit :

    Et bien le sujet anime ! Oui c’est inquietant la liberation des prisoniers kurdes, le rapatriement apparemment de 200 individus qui sont déjà sur le territoire et l’annonce de la fin de peines d’un certain nombre de terroristes et d’islamistes d’ici la fin de l’année. Il suffisait de 100 personnes pour mettre le pays a feu et a sang, il n’y a plus beaucoup d’espoir a avoir sur la suite des événements. A un moment donné il va bien falloir payer pour la politique menée dans ce pays. Et ça arrive bien tard pour ma part je pense que c’est teop tard.

  7. Rachid ELAÏDI dit :

    pour résumer ,il faut envoyer les 4 millions de marocains et autant d’algériens et d’égyptiens,…chez-eux ils n’ont rien à faire en Europe et en particulier en France . leur pays d’origine a tellement besoin d’eux car ils ont vécu un mode de fonctionnement dit démocratique qu’ils pourraient facilement démocratiser tant peu que soit leur société d’origine …faut-il se comporter comme Orban , difficile voire impossible pour la France qui a des intérêts économiques gratuits qui durent depuis l’indépendance de ces pays francophones de même pour la Grande Bretagne…l’Italie commence à bouger dans ce sens des expulsions car la question qui s’impose est comment démocratiser les pays arabes et par extension les pays dits en voie de développement afin que leurs citoyens ne trouveraient aucun intérêt à venir en Europe et de vivre en cachette avec un épée Damoclès à leur tête ; à être expulser à le moindre erreur ,des parias…d’accepter les insultes des nabots…? aussi les juifs et tous les étrangers car ce n’est pas une question de temps ou d’être en France depuis des siècles qui annulerait l’expulsion vers le pseudo État d’Israël ,car personne n’arrive à s’adapter y compris les palestiniens avec les juifs;d’où chacun dans son environnement qui lui est propre afin d’éviter une véritable guerre civile et dont les arabes seraient des vainqueurs et par le nombre et par la ténacité . Maintenant si le monde est homogène , il serait donc plus facile de s’adapter dans n’importe quel milieu car soit le système est démocratique ou dictatorial et pour tout le monde …

  1. 16 octobre 2019

    […] devient un point de fixation majeure pour le débat public et nul ne sait jusqu’où ces tensions peuvent monter. Après les propos […]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.