Augmentation du prix du carburant: les vraies raisons de la rigidité gouvernementale enfin expliquées

Officiellement, les tarifs du carburant augmentent sous l’effet de la TICPE pour freiner la consommation d’énergie fossile. En regardant les chiffres de près, on comprend que la raison est inverse! Et que la rigidité gouvernementale est beaucoup plus commandée par une situation budgétaire explosive que par des préoccupations écologiques. Voici la démonstration en chiffre. 

On se propose ici de mener un exercice de « fact-checking », comme disent un peu prétentieusement les journalistes, pour comprendre la situation de blocage qui se profile à l’horizon du gouvernement. Prévenons d’emblée le lecteur: l’ensemble n’est compréhensible que si et seulement si on se préoccupe de la réalité fiscale globale en France. Pour le cas qui nous occupe, l’exercice balaiera la situation à grands traits depuis 2011, c’est-à-dire depuis le départ de Nicolas Sarkozy jusqu’à l’arrivée d’Emmanuel Macron.

Le mythe gouvernemental de la préoccupation écologique

Officiellement, la politique de hausse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) s’explique par un engagement écologique du gouvernement. Si on veut vraiment lutter contre le réchauffement climatique, il faut réduire notre consommation de carburants routiers.

On retrouvera ici l’appel à la morale et au sacrifice lancé par le Premier Ministre Édouard Philippe:

Face à une telle argumentation digne d’un prêtre janséniste, aucun Français ne peut rester totalement insensible. Et c’est particulièrement vrai dans la upper middle class urbanisée qui a massivement voté Macron en 2017, habituée aux transports en commun et aux trottinettes électriques: comment défendre la planète en prenant sa voiture tous les jours pour aller travailler? L’argument fait mouche chez tous les défenseurs d’un développement soutenable, durable, et autres thèmes à la mode. 

Le problème vient de l’examen des chiffres, qui rendent difficile le maintien de l’argumentation officielle. 

La consommation de carburant routier en forte baisse depuis 18 mois

On ne rentrera pas ici dans une guerre de chiffres et dans des distinctions sans fin sur les statistiques. Pour comprendre la suite, on notera simplement qu’il existe deux unités de mesure pour savoir si la consommation de carburant augmente ou diminue. L’une d’elle consiste à calculer la consommation de produits pétroliers au sens large (qui inclut le fioul de chauffage, soumis à la TICPE), l’autre limite le calcul au seul carburant routier. Ces nuances expliquent qu’il est parfois difficile de s’y retrouver dans les chiffres.

Toujours est-il que l’Union Français des Industries Pétrolières (UFIP), qui défend les intérêts du secteur, a publié ce communiqué particulièrement éloquent le 16 octobre 2018, comme pour ruiner par une anticipation magique le propos de l’exécutif:

Sur une année mobile, indique le communiqué, c’est-à-dire de septembre 2017 à septembre 2018, « la consommation française de carburants a atteint 50,40 millions de mètres cubes, en baisse de 1,7 % par rapport à la consommation des douze mois mobiles précédents ». Ce chiffre de 50 millions de mètres cubes consommés annuellement est au demeurant en stagnation globale depuis 2010

En réalité, la consommation de carburant routier par habitant ne cesse de baisser en France depuis 2010: on ne consomme pas plus de carburant routier aujourd’hui qu’il y a dix ans, mais avec plus d’habitants. 

Et, depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, la consommation a diminué de plus de 10%.

La taxe augmente parce que la consommation de carburant baisse!

Il faut comprendre ici qu’Édouard Philippe ne lance pas un appel à la fibre écologique tapie en chacun de nous parce qu’il trouve qu’on consomme trop de carburant. Il lance au contraire cet appel parce qu’il trouve qu’on n’en consomme pas assez. La taxe n’augmente pas parce que la consommation augmente, mais parce qu’elle décline! Et comme elle décline, les recettes de l’impôt sont fragilisées et font défaut au budget de l’État. 

Pour l’illustrer, voici un petit rappel de la situation budgétaire au 30 septembre 2018, tel qu’il est présenté par le « mensuel » du budget de l’État publié début novembre:

On le voit, au 30 septembre 2018, la taxe sur les carburants a rapporté dans l’années moins de 9 milliards €. Facialement, c’est mieux qu’en 2017, où le produit était tombé à 7,5 milliards sur les 9 premiers mois de l’année. Mais ce chiffre était de 10,5 milliards € en septembre 2011! En 2016, il était monté à 11,5 milliards €!

Ce petit graphique donne une mesure du produit de la TICPE dans les caisses de l’État au 30 septembre de l’année depuis 2011:

Comme on le voit, les recettes apportées par la TICPE depuis 2011 se situent sur une tendance baissière. Durant tout le quinquennat de François Hollande, elles oscillaient, au 30 septembre de l’année, entre 9,6 et 10 milliards €. En 2017, le produit est tombé à 7,5 milliards au 30 septembre. Il est certes remonté de 1,4 milliard en un an, mais il reste inférieur d’un milliard à ce qu’il était sous le précédent quinquennat. 

On notera avec intérêt que les hausses prévues pour 2019 (notamment avec la suppression du taux réduit pour le diesel non-routier, qui touchera les groupes électrogènes et les paysans) visent à augmenter le produit de la taxe de… 4 milliards. Soit un bond en avant significatif, loin devant les chiffres réels de la taxe aujourd’hui. 

Pour mémoire, en 2017, la TICPE à l’année avait rapporté à peine plus de 11 milliards €, soit près de 3 milliards de moins que sous François Hollande. 

Première conclusion l’État ment, l’État a besoin d’argent

De ces prémisses, on retirera une première idée claire: si l’État désirait seulement réduire la consommation de carburant, il ne recourrait pas à une hausse de la TICPE pour y arriver. Le carburant routier est en effet en « chute libre » depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir. Nul besoin d’une hausse des taxes pour y parvenir, et surtout nul besoin de s’y cramponner pour l’obtenir. Même sans hausse de la taxe, la consommation diminue. 

En revanche, pour des raisons qui ne sont pas encore clairement expliquées, son produit a baissé et le budget de l’État (on va le voir) en souffre fortement. Ainsi, pour 2018, la TICPE devait, selon le budget initial, rapporter 13,6 milliards. Elle en rapportera péniblement 13,3. La baisse de la consommation n’y est pas pour rien..

En 2019, elle devrait rapporter 17 milliards, soit une ponction sur les particulier de près de 4 milliards €, pour une consommation moindre. La ponction à prévoir est en revanche très douloureuse. Mais redisons-le: plus la consommation baissera, moins la taxe rapportera. C’est son paradoxe existentiel. 

En attendant, la vraie raison de la hausse de la taxe n’est pas écologique (puisque l’objectif est atteint sans hausse de taxe). Elle est budgétaire.

Les séismes fiscaux de l’État depuis 2011

Pour mieux comprendre la situation compliquée de l’État aujourd’hui, il faut lire attentivement le graphique qui suit:

Ce tableau récapitule les sommes entrées dans les caisses de l’État au 30 septembre de l’année au titre de 4 impôts majeurs: l’impôt sur les sociétés (IS), la taxe intérieure sur le carburant (TICPE), la TVA et l’impôt sur le revenu (IR). Il faut garder à l’esprit que ces chiffres regroupent environ 80% des recettes de l’État. Mais, en 2011, les recettes nettes totales de l’État au 30 septembre était de 193 milliards €. Elles avoisinent aujourd’hui les 220 milliards, soit près de 15% de hausse de pression fiscale en 7 ans. 

Surtout, si on lit bien, on s’aperçoit que l’impôt sur les sociétés apportait près de 27 milliards en 2011, soit l’équivalent d’un quart de la TVA. En 2018, la contribution de l’impôt sur les sociétés est tombée à 15 milliards, alors que la TVA a grimpé à plus de 115 milliards, soit un effort deux fois plus important pour les consommateurs que pour les entreprises en 7 ans d’intervalle. 

On ajoutera que les recettes de l’impôt sur le revenu ont pratiqué augmenté de 50% sur la même période. 

Autrement dit, la part des entreprises à l’effort budgétaire global s’est effondrée de plus de 10 milliards € (et ce avant les baisses massives d’impôt sur les sociétés), quand celle des ménages battait des records sur tous les fronts: plus 20 milliards de TVA, plus 17 milliards d’impôt sur le revenu. 

Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre l’origine de la grogne des Français…

Le très inquiétant effondrement de l’impôt sur les sociétés

Face à la véritable implosion de l’impôt sur les sociétés, on s’inquiétera du silence et de la passivité officielle sur le sujet. Là encore, rappelons que cet impôt qui avait rapporté jusqu’à 47 milliards en année pleine en 2013 (sous la folie fiscale hollandaise), en a rapporté moins de 36 en 2017. En 2018, son produit a encore baissé de près de 20%.

Or les baisses de taux massives annoncées sur cet impôt ne sont pas encore entrées en vigueur. À ce stade, elles n’ont guère touché que les très petites entreprises. 

Elles demeurent par ailleurs marginales quant aux taux. 

Le problème est donc ailleurs. On ne sait pas bien très bien où. Il serait intéressant que Bercy produise une analyse claire sur le sujet, car il est systémique, majeur, capital. Suffisamment capital pour que l’omerta officielle règne sur le sujet. 

La spectaculaire explosion du déficit primaire de l’État sous Emmanuel Macron

Le tableau ci-dessous est peut-être le seul à retenir de cette démonstration pas à pas, car il synthétise la difficulté particulière dans laquelle se trouve aujourd’hui l’exécutif. 

La ligne rouge indique les dépenses de l’État au 30 septembre de chaque année depuis 2011. Elle montre clairement qu’avec une somme proche de 250 milliards, l’État n’a historiquement jamais autant dépensé en France qu’avec Emmanuel Macron. 2017 est de toute évidence une année de dérapage des dépenses. Emmanuel Macron, président des fonctionnaires, soigne son carré de fidèles et leur évite les sacrifices qu’il impose au reste de la population. 

Dans le même temps, les recettes de l’État fléchissent de façon inquiétante et sans qu’une explication claire ne se dégage. D’où la rigidité du gouvernement face à la hausse des prix du carburant: il ne peut reculer sans dégrader encore un peu plus une situation difficile. 

À titre anecdotique, et par une politique fiscale agressive, François Hollande avait réduit à 8 milliards au 30 septembre 2014 le différentiel entre les recettes fiscales nettes et les dépenses de l’État. Avec Emmanuel Macron, ce différentiel a explosé à 26 milliards… Autrement dit, 10% des dépenses courantes de l’État ne sont pas couvertes par des recettes fiscales. C’est un peu plus que le 3% de Maastricht.

Vers des difficultés politiques majeures?

Assez rapidement, Emmanuel Macron devra réagir pour rétablir la barre des comptes publics, qui se dégradent structurellement à vue d’oeil. On peut évidemment multiplier les mesures ponctuelles ou d’affichage pour dire que tout va bien… la réalité chiffrée (et par des chiffres officiels) prouve tout le contraire. 

Face à lui, Emmanuel Macron a deux solutions, non exclusives l’une de l’autre: tailler rapidement dans les dépenses publiques ou augmenter les impôts. On mesure à la réaction des « gilets jaunes » la difficulté de la deuxième option dans un pays lourdement ponctionné depuis 2011. On a mesuré à l’occasion de l’affaire Benalla la capacité de nuisance d’une grande administration régalienne comme la police lorsqu’elle est poussée dans ses retranchements. 

Bon courage, Monsieur Macron.

52 commentaires sur “Augmentation du prix du carburant: les vraies raisons de la rigidité gouvernementale enfin expliquées

      1. Il avait aussi le temps de signaler ce qui lui tombait sur le râble et de justifier, du coup, les coupes de budget ou les augmentations d’impôt auxquelles il allait devoir se livrer. Ce qui enrage tout le monde aujourd’hui, cet la malhonnêteté du discours de l’Etat, sa mauvaise foi.

      2. Oui ou alors il ne fallait pas se battre pour avoir la place ! Quelle place occupait il sous la précédente législature présidentielle, ce n’est pas comme si il ne savait pas ?

      1. m’enfin faut avoir , peu de sens de la réalité pour croire à tous ces boniments sur l’écologie , même sans avoir lu votre étude , qui est d’ailleurs fort intéressante , tout citoyen sensé sait qu’on se moque de lui et c’est pire que tout !

    1. Etonnant commentaire si on se souvient que Mr. Macron était à Bercy sous le règne Hollande … Il savait donc mieux que quiconque où il mettais les pieds …

    2. Rappelez-moi qui était secrétaire général adjoint de l’Elysée, en charge des questions économiques et fiscales (y compris l’assommoir fiscal 2012-2014), puis ministre de l’Economie de Hollande ? Un nom comme Micron, ou Macreux, je ne sais plus…
      S’il avait eu l’intelligence au lendemain du 23 avril de proposer à la droite une plateforme de législature fondée sur le projet Juppé (celui de Fillon eût été encore meilleur), il aurait aujourd’hui un boulevard pour réformer vraiment. Son narcissisme, son projet de détruire la droite et son idéologie socialiste l’en ont empêché. Encore 5 ans de perdus pour la France.

  1. Encore un petit effort et le gouvernement comprendra qu’il doit réduire les dépenses, plutôt que d’augmenter encore la fiscalité. En effet, puisqu’il veut aussi de la croissance, il est bien obligé de passer par un moindre coût de l’Etat, afin qu’une plus grande partie de la richesse produite reste dans la société civile..

  2. Commencez déjà par taxer les plus gros pollueurs de la planète, les gros navires, les avions, les grosses entreprises etc… et après on écoutera peut-être vos beaux discours sur l’écologie qui n’ont pour but que d’affaiblir les moyennes classes. Arrêtez de vois fouttre éperdument du peuple français y’en à ras le bol !!!

    1. Taxer les gros pollueurs, les navires, les armateurs, les multinationales… De toutes façons, toutes ces dépenses, tous ces « coûts » sont reportées sur les produits/services. En finalité. c’est toujours le client qui paie.
      Ben

  3. Je n’ai pas compris, 5e ou 6e paragraphe avant la fin, vous qualifiez Emmanuel Macron de président des fonctionnaires ? C’est pas plutôt président des riches ? Ne serait-ce pas une erreur ? Ou alors c’est le président des Hauts fonctionnaires de Bercy.

    1. « le président des fonctionnaires » parce qu’il continue la politique socialiste de Pignouf 1er (le type qui négociait en live avec Leonarda) qui n’a fait qu’augmenter le nombre de fonctionnaires ainsi que leurs privilèges. Macron s’appuie sur eux (aucune réforme réelle de la fonction publique envisagée, rien sur les retraites, rien sur le statut etc.). Les fonctionnaires ne sont impactés qu’à la marge sur ce que fait Macron.
      Rappel: la plus grande inégalité dans ce pays c’est celle entre les fonctionnaires et les autres…

      1. bonjour
        si vous etiez fonctionnaire vous comprendriez mieux le manque de consideration les salaires minables… je parle de ceux qui sont dans,les categories c b et a en oartie. les cadres fonctionnaires par contre nantis de primes de hauts salaires et davantages multiples tout comme les,politiques…. trop nombreux aux depenses et avantages outranciers. la France est toujours,une royaute sortons les guillautines. acheter 300 assiettes, a pain pour 500 000 euros ne choque personne ? un depute coute combien par mois combien sont ils avec quels avantages quelle retraite ? combien detourne a leur profit ? quand nous votons pourquoi reelire ceux que nous savons pourris ? qui est responsabke ? a quand la prochaine vraie revolution ? cessons detre des,moutons de panurge et soyons fiers detre francais.

  4. Les 80 km/h sont donc une double connerie, il font baisser la consommation et donc les recettes et il sont très largement impopulaire et cela sans vrais raisons valable

    1. Les 80km/H fait augmenter les recettes dûes aux radars, et pertes de points (donc les stages payants pour récupérer des points aussi…), c’est là la seule raison de cette loi…

    2. la consommation parfois augmente ou diminue, cela dépend de l’étagement de la boite.

      mais il semble que les moteurs au gasoil soient pénalisé, surtout les + anciens

    3. C’est aussi pour réduire la pollution, n’oublions pas que la France est visée par l’Europe pour manquements aux limites sur la pollution atmosphérique. On critique à longueur de journée l’Europe mais c’est pourtant la seule à s’inquiéter un temps soit peu des Français !!

  5. tout bon gestionnaire société ou publique sait qu’il faut réduire les dépenses…! et faire des économies doit être un réflexe, une mère de famille sait très bien qu’elle ne peut dépenser plus que ce qui entre en salaire, mais le monde des énarques, politiciens et hauts fonctionnaires vivant de la manne de l’argent public ne connaît que les augmentations de taxe et impôts, à leur profit électoral (embauche des amis et parents au statut protecteur de « FONCTIONNAIRE »)
    il faut décrypter leur langage; quand l’actuel élu vous à dit: il n’y aura pas d’impôts supplémentaire, il parlait certainement d’impôt nouveau, omettant sciemment qu’un impôt sera augmenté.

    1. Quel bon gestionnaire de société réduit volontairement ses recettes sans compensation réelle dans un contexte budgétaire difficile ?
      #CICE, #ISF, #FlaxTax

  6. Finalement écologiquement la limitation à 80km/h et la fiscalité sur le carburant produisent leur effet sur la consommation. Nous sommes sur la bonne voie.
    Plus de fiscalité sur les carburants et moins de fiscalité sur le travail, voilà la bonne marche à suivre….

    1. A bon les taxes sur les carburants ne sont pas des taxes sur le travail ?
      Pour moi au contraire un salarier qui est obligé de prendre sa voiture pour aller bosser ( pas de transport en commun ) se retrouve taxé sur son travail
      Vous me direz il n’y a qu’à traverser la rue et il aura un boulot à côté de chez lui

  7. On connait les recettes de nos énarques. Inventer chaque mercredi une nouvelle taxe et la cibler sur une catégorie particulière.
    Les autres catégories trouvent ces taxes justifiées, puisqu’elles s’appliquent à d’autres.
    Ça fait des années que la fiscalité est organisé de cette manière. Tant que ça hurle pas, on continue.
    Les taxes sur les carburants, ah zut, c’est beaucoup de catégories… La prise de conscience commence à se faire ? Attendons
    Les motifs invoqués ? .. l’écologie : il faut absolument réduire notre consommation pétrole
    C’est bizarre quand même : la consommation globale de pétrole diminue regulièrement depuis des années ,
    Ecologiquement c’est super , on arrive au résultat voulu « officiel ». Mais il y a moins de recette fiscale. Ca vous rappelle rien ?

    Votre facture d’electricité. Nos conseillers fiscaux étatiques nous on fait miroiter il y a plus de 10 ans que par l’investissement en économie d’energie ( panneaux solaires – photovoltaique – pompes à chaleur etc..) nous réduirons notre facture d’electricité. L’ecologie a bon dos ces temps çi.

    Bilan, les particuliers comme moi ont investi et .. sont jamais rentrés dans leurs sous vu que le conseiller fiscal a changé les règles en cours de route :
    Effectivement la consommation a baissé, mais les recettes fiscales aussi.
    Solution ? on est passé sur la facture d’un ratio 25% pour les taxes et abonnements à 60 %.
    La boucle est bouclée.
    De toute manière essayer donc de résilier votre compteur electrique, vous verrez comment c’est organisé.

    De plus si tout le monde se met à une voiture électrique ou autre, il va bien falloir trouver une taxe pour compenser.. la reunion du mercredi est déjà planifiée chez le conseiller.

  8. Ceux qui attendent une baisse des dépenses de l’état peuvent toujours rever,le gouvernement ne sait pas faire.A force d’essayer de taxer plus sans que cela ne se voit,un accident était inévitable.En marche vers la sortie….

  9. Enfin des données précises et clairement posées, fort intéressantes. Difficile de comprendre le comportement erratique de Macron, qui savait mieux que personne ce qui l’attendait puisqu’il a créé lui-même cette situation alors qu’il était à Bercy, sauf à considérer un cynisme hors normes.

  10. Ce propos pourrait laisser croire que les entreprises françaises ont été particulièrement avantagées vs les hausses d’impôts, ayant même profité de baisses payées par le reste des contribuables. Cette conclusion est fausse car les éléments invoqués dans l’article ne concernent que l’IS (et la TVA) et non la totalité de la fiscalité qui pèse sur les entreprises, dont les impôts sur la production, beaucoup plus importants que le seul IS. En réalité, malgré la modération effective concernant l’IS (comparée aux autres contribuables), la totalité de la fiscalité des entreprises françaises a également continué à augmenter laissant les entreprises françaises encore très loin de leurs concurrentes européennes en ce domaine.

    1. Complètement d’accord avec votre commentaire ! La réalité est que la pression fiscale et les prélèvements obligatoires ne font qu’augmenter pour toutes les entreprises mais pas pour les milliardaires qui sont les soutiens de Macron depuis le début de sa campagne

  11. Article très pertinent, merci pour cet éclairage. L’Etat est incapable de se réformer, de réduire ses dépenses. Au lieu d’accompagner la faible croissance en baissant taxes et impôts, il fait le contraire.

    1. Bravo monsieur Parachay, je m’incline ; car en 8 minutes j’ai été incapable d’accéder à la compréhension de cet article vraisemblablement très pertinent mais dont l’analyse va devoir nécessiter pour moi, qui ne suis pas un économiste, un temps infiniment plus long.

  12. SI la politique etait un peu voir beaucoup grassement moins payee on aurait d autres personnes du peuple qui y viendrait la c copains copines attributions de postes sans verification des competences meme incompetents jamais sanctionnes vires ils continuent a etre payes par des textes votes par eux tout est a refaire le derapage dure » depuis giscard qui nous coute une fortune bien sur ces profiteurs ne ralent pas ils sont bien dans leur fief payes par les contribuables droite gauche confondues c est du pareil au meme en coulisses tous copains ce nest- pas du tout ce que je pensais de la politque qui n est en rien une science mais ya sciences pol???on ne sait plus quoi faire de » ces cancres sortis de l ENA mais on en fabrique encore les politiciens sont un ramassis de personnages pour la plupart corrompus dans une affaire mais ils savent que ce sera ettouffe triste france devenue ils y a plein et plein de citoyens competents et meme desinteresses qui feraient l affaire mais bercy le coffre fort l elyse le gaspilleur et toutes les institutions senat assemblee nationale matignon et les ministeres bouffent l argent des francais tous ces soi disants haut fonctionnaire conseillers ils font quoi???? ils devraient tous etre au smig et toucher primes d objectifs si atteint ce dont je doute !!!!!!!!chercher pas le malheur des simples citoyens profite et gave les politiciens nantis par des textes et lois qu ils construisent eux meme sans concertation j appelle ca de la dictature la france est une dictature sournoise financiere !!! jamais de referendum sur des questions essentielles il y a des elus me direz vous oui mais ils se votent enttre eux jamais appres concertation du peuple une fois elu bye la belle vie bouffe deplacement voitures de fonction indemnites de ci de la etc et bien moi je suis pour effacer tout ca et remettre de l ordre dans cette machine infernale et punir s&anctionner de leur biens personnels tous ceux qui ont abusivement profite de leur statut pour s enrichir et pas de cadeau ils doivent payer quitte a ce quil goute d etre sdf la politique doit etre un monde sain

  13. Une 3e solution au casse tête serait de forcer les Allemands à couvrir par des transferts internes à la zone euro; $maqueron est un menteur qui avance masqué: son cinoche🎥 l’Europe l’Europe l’Europe 🐐🐐 la main sur le cœur n’est rien d’autre que de réussir un braquage sur la Bundesbank

  14. Monsieur Micron est comme son prédécesseur et ne sera pas capable de redresser le pays. Pour résoudre certains problèmes dont notamment celui de la pollution par les transports il faudrait avoir l’honnêteté de vouloir regarder les problèmes en face sans faux fuyants. En effet les transports de marchandise venant de tous les coins du monde représentent plus de carbone que les véhicules particuliers qui eux ne représentent que 5 % du global des nuisances. Alors il serait peut-être intéressant de réfléchir à une solution remettant en cause le libre échange sachant que rien n’empêche à ce jour une marchandise de faire des milliers de kilomètres pour servir les intérêts des grands groupes . Une autre piste serait également de revoir la situation des logements très énergivores et mal isolés. Nous sommes dans un pays dont les ressources naturelles sont exceptionnelles et nous ne les exploitons pas. La force hydraulique des marées est-elle exploitée ? Le photovoltaïque est-il développé comme il pourrait l’être sachant que actuellement notre plus gros problème est de stocker l’électricité notamment lorsque le soleil n’est plus présent pour nous fournir cette énergie si peu coûteuse ? Alors si demain nos gouvernants voulaient vraiment régler les problèmes ils arrêteraient de se laisser influencer par leur désir de pouvoir, leur besoin narcissique de briller et ils arrêteraient de laisser la finance et les lobbys dicter leur loi. Mais pour çà il faut du courage. Il faut avoir l’honnêteté de dire aux français que l’on ne peut pas continuer à donner des aides en augmentant la dette et il faut avoir le courage de dénoncer les malversations des banques et des financiers qui vivent sur de l’argent artificiel qui n’existe pas. A ce jour la dette mondiale est de plus de 300 % du pib mondial. Le système est « au bout ». Si on réfléchissait « humain » et non finance ?

  15. L’article est clair, les propos sont justes Pour celui qui a eu des responsabilités économiques, dans le privé ou le public, pour celui qui fait de la politique économiste, la lecture parait simple. Celui qui travaille, qui fait confiance aux élus, qui n’a pas le temps de lire, par exemple; les résultats des budgets passés, la prévision du budget 2019, ou toute la COP 21 (qui les 24 premières pages dit ce qu’il faut faire et qui les 20 pages suivantes met tout au conditionnel Pour cela, les lectures doivent être courte. Les politiciens ont, après les stages de com. (communication) appris à utiliser les mots et à expliquer en tirant leur discourt en longueur, tout et le contraire ce tout.
    Quand je le l’ai entend parler, voilà ce que j’entends « Faire croire aux l’imbéciles à qui je parle que les paroles stupides que je leur chante, sont intelligentes » Quand je travaillais 70 heurs par semaine, je n’avais pas le temps de m’occuper dans les détails de la politique. Gilbert Enguehard

  16. Le problème est que depuis des années on nous bassine, avec la réduction des dépenses, .Je suis d accord si on constate du gaspillage, mais je tiens juste à dire que si on met en œuvre ce type de pensée, c est la fin de notre vie sociale . On arrête tous et on fera des économies. Le souci majeur de notre pays , c est de recréer de la richesse, re-industrialiser notre pays , donner du travail au gens, re distribuer l economie etc… arrêtons de délocaliser nos entreprises qui fait mourir notre pays petit à petit, ainsi nous aurions une baisse de notre dettes sociales, les gens seraient bien mieux. Mais depuis 20 ans, aucuns président ne met en œuvre une vraie politique économique, par contre on ycrée des taxes, deS radars, le 80 km/h etc… etc… des cadeaux fiscaux, une fusion des régions et j en passe. Il faut du travail !!!! Et redistribuer les richesses pour que cette économie re fonctionne et pas que pour 5% de privilégier.

  17. Matignon l’a avoué clairement aux associations de consommateurs : le but principal de ces hausses de taxes (non seulement sur les carburants transport mais, on ne l’a pas assez dit, sur les combustibles de chauffage, et non seulement sur les ménages mais aussi et d’abord sur nos entreprises déjà plombées par les charges), c’est de remplacer partiellement la taxe d’habitation. La planète est loin de tout ça. La Macronie prise au piège de sa démagogie électoraliste, de son art raté de la dissimulation, et de ses mensonges. Source : France Info, 08/11/2018.

  18. Ce que l’auteur nous démontre par les chiffres, c’est la bonne vieille et immuable loi de Laffer bien connue sous ses expressions « Trop d’impôt tue l’impôt » ou « le taux mange l’assiette »… qu’il s’agisse de l’IS ou de la taxation des carburants.

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